Analyse de Nomos-TV sur la suspension du procès Normandeau-Côté

Dans la première vidéo de Nomos-TV présentée ci-dessous, l’animateur Alexandre Cormier-Denis, en compagnie de son invité Richard Le Hir, commente la suspension des procédures dans le cadre du procès intenté contre Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Côté, deux figures importantes du Parti Libéral du Québec. Ils font ici une excellente analyse de la situation. Personnellement, je dois dire que je ne suis pas du tout surpris que les procédures aient été suspendues. C’est plutôt logique en fait. Comme le dit si bien Richard Le Hir, «c’est la preuve que nous ne sommes plus en démocratie». Nous vivons sous un régime Libéral depuis 2003, mise à part la brève pause du gouvernement Marois. Il n’y a donc rien qui va se passer dans quelque dossier que ce soit impliquant des haut gradés du Parti Libéral tant que ce régime ne sera pas défait.

Mais j’aimerais élargir ici la lecture de la situation afin que nous puissions bien comprendre la nature du problème auquel on fait face. Voyez-vous, le problème…c’est aux États-Unis qu’il se trouve. Lorsqu’on parle des partis Libéraux du Canada et du Parti Démocrate américain, on parle en fait de la même élite politique. Ce sont des libéraux avec un ‘l’ minuscule. Malgré l’élection de Donald Trump, les patriotes américains attendent toujours que des accusations soient déposées contre Hillary Clinton dans plusieurs dossiers, dont notamment ceux des courriels classifiés et de la transation impliquant Uranium One. Le Procureur Général des États-Unis, Jeff Sessions, semble un peu lent à procéder et plusieurs se demandent qu’est-ce qui se passe au juste. Le Président Trump a commencé à faire le ménage dans son cabinet, un ménage qui n’est sans doute pas terminé. Songe-t-il à remplancer Jeff Sessions? Peut-être. Toujours est-il que l’on a pas besoin d’être un grand spécialiste en analyse politique pour comprendre que tant que le dossier de Hillary Clinton ne sera pas réglé aux États-Unis, il n’y a rien qui va se passer dans ceux des nos bons Libéraux de ce côté-ci de la frontière. Comme je le disais, il s’agit de la même élite politique. Tant qu’ils seront au pouvoir, ils continueront d’agir en toute impunité. Le President Trump doit agir afin de tourner la situation en notre faveur. La deuxième vidéo de Nomos-TV traite du parti de Québec Solidaire. J’ai pensé les publier ensemble, puisque ces deux partis politiques, le Parti Libéral du Québec et Québec Solidaire, ont en commun une chose essentielle: la détestation (sans le dire ni l’avouer publiquement) des Québécois de souche. Toutes leurs politiques et leurs programmes le démontrent amplement. Bonne écoute.

La politisation de la justice dans le monde: Le cas de la bâtonnière du Québec et autres sujets

N.B.: Je vous ai proposé dernièrement un texte sur les péripéties judiciaires dont fait l’objet la bâtonnière du Québec, Me Lu Chan Khuong. Ce texte était ni très bon ni complet. En d’autres termes, il n’était pas du calibre auquel je vous ai habitué, je pense. Je vous propose donc une version remaniée aujourd’hui, qui lui sera plus satisfaisant et éclairant, je l’espère. Le Barreau du Québec a tenu une réunion extraordinaire dans la soirée du lundi 24 août concernant la suspension de la bâtonnière du Québec, ce qui démontre que cette affaire est très importante pour l’avenir des affaires judiciaires au Québec. L’article doit être compris comme un effort de réflexion sur ce qui se passe dans la sphère de la justice au Québec et ailleurs dans le monde depuis quelques années. Bonne lecture.

Les péripéties judiciaires dont fait l’objet la bâtonnière du Québec, Me Lu Chan Khuong, sont intéressantes à plusieurs égards. Tout d’abord, en passant en revue la fiche wikipédia de Me Khuong, on apprend, si on ne le savait pas déjà, que l’avocate est l’épouse de Marc Bellemare, qui a été Ministre de la Justice de 2003 à 2004 dans le gouvernement libéral de Jean Charest. On se souviendra alors que les allégations de Marc Bellemare quant à un possible trafic d’influence dans le processus de la nomination des juges au Québec avait mené à la création de la Commission Bastarache. Ces allégations avaient mis dans l’embarras le Parti Libéral du Québec, le Premier Ministre Jean Charest et son équipe. Il ne fait nul doute qu’un désaccord existait entre Jean Charest et Marc Bellemare, qui n’est peut-être pas réglé même à l’heure où l’on se parle. Ensuite, Me Khuong est d’origine cambodgienne et, toujours selon sa fiche wikipédia, elle milite pour la reconnaissance du génocide cambodgien perpétré par le régime communiste de Pol Pot. Mais elle milite aussi pour défendre l’idée de l’indépendance des juges, idée qui avait justement été mis à mal avec les dénonciations de son conjoint et les travaux de la Commission Bastarache.

Ici, je précise tout de suite que je ne me prononce pas sur les faits qui sont reprochés à Me Khuong. Je n’étais pas présent dans le magasin au moment de l’incident. Je ne peux donc pas avoir d’opinion. Comme blogueur, mon rôle est de faire de l’analyse et du commentaire politique, pas de juger les gens sur la place publique ni de faire des enquêtes policières à la place de la police. S’il y a eu une faute commise, la police et le Ministère de la justice sont là pour ça. Dans le même sens, je crois que le Barreau devrait avoir la même attitude et attendre les conclusions de l’enquête ou du procès avant de suspendre Me Khuong. Avec l’avènement des médias sociaux, des médias de masse et de la société de divertissement, la tendance aujourd’hui est de glisser rapidement de l’allégation vers l’accusation, vers la mise en accusation, vers le verdict de culpabilité, vers la condamnation et le prononcé de la sentence. On doit se garder de tomber dans ce piège. Aussi, j’insiste sur le fait qu’il est malheureux qu’une fuite dans les médias se soit produite dans cette affaire. Normalement, l’affaire aurait dû rester confidentielle et se régler dans le cadre des procédures judiciaires usuelles. Comme le dossier a été médiatisé, Me Khuong a perdu la présomption d’innocence et un dommage a été fait à sa réputation, dommage qui ne pourra peut-être pas être réparé par la suite.

Est-ce que cela fait l’affaire du Parti Libéral du Québec que ce soit Me Khuong qui occupe ce poste, elle qui vient tout juste de prendre ses fonctions le 11 juin 2015? Ces péripéties arrivent en même temps que le congédiement de deux nominations du Parti Québecois, Nicolas Girard à l’AMT et Sylvain Simard à la SAQ. On peut se demander si le Parti Libéral ne serait pas en train de faire du nettoyage afin de se débarrasser de gens qu’il juge comme étant pas assez représentatifs de sa vision politique. Dans un jugement récent, la Cour supérieure du Québec vient de rejeter une demande qui avait été faite par Me Khuong pour qu’elle réintègre ses fonctions immédiatement. Sa suspension demeure donc effective jusqu’à la fin des procédures. Cela tombe mal pour l’avocate. En effet, une réforme du Code des professions qui était en préparation depuis plusieurs années sera présentée bientôt. Selon le site web du Barreau du Québec, le ou la Ministre de la justice du Québec va déposer cette année une loi omnibus qui « réformera le Code des professions et par le fait même la gouvernance des ordres et certaines de leurs activités clés ». Lors de son discours de passation des pouvoirs comme bâtonnière du Québec, le 11 juin 2015, elle était toute fière de dire qu’elle inaugurait une nouvelle ère pour le Barreau du Québec et que la « nouvelle gouvernance » qui s’annonçait ouvrirait de nouvelles perspectives. De façon générale, en lisant le texte de son discours, on a l’impression que Me Khuong est habité par un désir authentique de faire du Barreau du Québec une grande institution et, en plus, de servir la population et de favoriser une justice réelle et efficace. De toute évidence, elle aura de la difficulté à pouvoir être celle qui pilotera cette nouvelle gouvernance, puisqu’elle est suspendue de ce poste. Connaissant les lenteurs du système judiciaire, son mandat sera malheureusement probablement terminé lorsqu’une décision sera rendue.

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Tarek Fatah commente l’acceptation de la charia par les tribunaux anglais

Nous avons été trahis. Le fait que les tribunaux anglais aient décidé d’accepter que des causes puissent être plaidées sur la base de la charia en est une preuve flagrante. Nous avons été vendus. Comme du bétail. Sans notre consentement. Et maintenant que cela est devenu fait accompli en Angleterre, le reste du Commonwealth risque de suivre ce très mauvais exemple, ainsi que ce qui restera du monde occidental. Il n’en tient qu’aux Québécois de se démarquer de cette trahison immonde et d’affirmer haut et fort leur identité, leur culture et leur caractère unique. Comme les Gaulois d’Astérix, refusons de nous soumettre. Combattons! Voici Tarek Fatah sur le sujet, sur les ondes de SunNews.

Marine Le Pen donne son appui aux automobilistes et propose des mesures concrètes

À une époque où l’on en finit plus de harceler les automobilistes par toute une série de taxes et de mesures de répression, cette intervention est la bienvenue, c’est le moins que l’on puisse dire. Marine Le Pen prend ici la défense des conducteurs automobiles qui sont, pour la plupart, monsieur-et-madame-tout-le-monde. Si les plus riches de la société peuvent prendre leur jet privé, l’hélicoptère ou se faire conduire par leur chauffeur, il n’en est pas de même pour le citoyen ordinaire. Bravo à l’équipe de Marine Le Pen pour cette initiative. C’est avec ce genre de propositions et de mesures que l’on protège l’économie locale, le revenu de petits commerçants et la mobilité des classes populaires et des classes moyennes, pour qui l’automobile est une nécessité pour pouvoir survivre.


Marine Le Pen : pour une sécurité routière qui... par MarineLePen

La justice gauchiste au Québec, prise 2: Le cas du Dr Guy Turcotte et le massage de pieds étatique

Cette entrevue de Benoit Dutrizac avec Isabelle Gaston, l’ex-conjointe de Guy Turcotte, est grandement éloquente de la situation de la justice au Québec. Le Ministre québécois de la Justice, Jean-Marc Fournier, peut bien se rendre à toutes les semaines à Ottawa pour brailler avec sa boîte de Kleenex contre le Projet de loi C-10, cela ne changera rien. L’obsession que le peuple québécois entretient par rapport à la notion de réhabilitation est décidément pathologique. En justice, chaque cas est un cas d’espèce. On ne peut les comparer. Dans l’affaire Guy Turcotte, on est en présence de quelqu’un qui a tué ses deux enfants le 20 février 2009, en raison d’un « trouble d’adaptation avec humeur dépressive », nous dit-on. Cette notion est tout à fait brumeuse mais disons que ce n’est pas la première fois que des psychiatres inventent des formules douteuses. Le procès s’est donc conclu par un verdict de non responsabilité criminelle. L’analyse faite par Benoit Dutrizac lors de cette entrevue avec Isabelle Gaston est tout à fait appropriée et juste. Guy Turcotte, dans notre système de justice, a réussi à embobiner tout le monde. Il a réussi à saboter la vie d’Isabelle Gaston, à être reconnu non criminellement responsable du meurtres de ses deux enfants, à choisir sa thérapie et son psychiatre, à choisir sa sentence, à choisir son retour en société, etc. Selon Isabelle Gaston, Guy Turcotte aurait mérité vingt-cinq ans de prison pour ces meurtres crapuleux, alors que ces jours-ci la Commission d’examen des troubles mentaux est en travaux afin de déterminer si Turcotte peut recouvrer sa liberté, après avoir passé seulement quelques mois à l’Institut Philippe Pinel. Dominique Bourget quant à elle, psychiatre engagée par la défense, pense que Turcotte doit être libéré sans condition…

La justice québécoise est définitivement gauchiste, lâche, traître, matriarcale et féminine. Si Turcotte avait commis ses crimes aux États-Unis, il y a fort à parier qu’il aurait reçu une peine à perpétuité. Mais ici au Québec, on ne fait pas cela. Non. On permet plutôt à n’importe qui de se prévaloir de la notion d « alinéation mentale » pour se défiler d’une peine de prison. Mais de toute manière, même si on l’avait reconnu criminellement responsable, étant donné que l’on libère tout le monde au sixième de la sentence, on aurait revu Turcotte assez rapidement, si ce n’est en train de faire des travaux communautaires à l’Accueil Bonneau, comme servir du spaghetti par exemple… Ce qui est le plus choquant, c’est que l’on a l’impression que Turcotte a contrôlé toutes les étapes du processus judiciaire du début jusqu’à la fin. Que voulez-vous, il avait de bons avocats. Et c’est dégueulasse. Je joins également deux autres entrevues, l’une avec Pierre-Hughes Boisvenu, Sénateur Conservateur, qui réagit à la fois à une entrevue précédente avec Jean-Claude Bernheim sur les conditions de vie des détenus et à l’affaire Turcotte, et cette même entrevue avec Jean-Claude Bernheim.

Entrevue avec Isabelle Gaston

Entrevue avec Pierre-Hughes Boisvenu

Entrevue avec Jean-Claude Bernheim

Guy Turcotte doit sortir sans condition