Jean Rémy sur la NEF et ce qu’est une «banque éthique»

L’idée d’une «banque éthique» est excellente. En gros, une banque éthique se refuse à toute spéculation. Elle est d’abord et avant tout une coopérative où il n’y a pas de «petits» actionnaires. Elle se spécialise dans le financement de projets qui permettent de développer les communautés et la fraternité, dans le respect de l’environnement et de l’être humain. Je me permets de rajouter que la création de «banques éthiques et patriotes» seraient encore mieux puisque, comme chacun sait, les banques prêtent rarement aux patriotes. C’est pourquoi c’est si difficile pour nous de gagner des élections. Nos adversaires gauchistes sont ensevelis sous les prêts bancaires alors que de notre côté, on doit se débrouiller avec des cacahuètes pour faire élire ceux qui défendront nos intérêts. Alors, à quand la création de «banques éthiques et patriotes»?

Entrevue avec Pierre Jovanovic sur la catastrophe financière imminente

Entre autres moments-forts de l’entrevue, à 14:42 minutes du début de l’entretien, on nous présente un tableau montrant la synchronicité de certains attentats terroristes en France avec le processus électoral. Certains attentats ont précédé de quelques jours ou semaines des dates électorales importantes, ce qui est étrange. On évoque l’idée de « gestion de la terreur ». De façon plus générale, l’entrevue porte sur la traque de l’or dans le monde par les services américains et le rôle que cela joue dans l’économie. Je vous propose également une entrevue avec Gilles Varange sur des sujets divers mais dignes d’intérêt.

Conférence de Vincent Brousseau: L’Euro, avant, pendant et après…

L’ancien économiste de la Banque Centrale Européenne, qui a joint les rangs de l’Union Populaire Républicaine, récidive avec une autre excellente conférence. La situation actuelle de la Grèce, qui vient tout juste de rater ses obligations financières en date d’aujourd’hui, rend cette conférence tout à fait à propos. L’éventualité qu’elle sorte de la zone euro est de plus en plus probable, puisqu’il ne semble pas y avoir d’autres solutions. Entre autres points très pertinents abordés par l’économiste, on retrouve les observations suivantes. Tout d’abord la liste des grandes puissances n’a pas beaucoup évoluée depuis les dernières décennies, puisqu’il est difficile d’accéder à ce club sélect pour diverses raisons. Les États-Unis ont réussi à se hisser à ce niveau de façon très rapide, ce qui a donné aux Américains un avantage sur leurs rivaux. Il rappelle que le budget militaire américain est supérieur à ceux des toutes les autres grandes puissances combinés. Les États-Unis ont eu donc tendance à construire des bases militaires dans les pays qu’ils ont conquis ou vassalisés. Lors de la construction de l’Union Européenne, un grand transfert de souveraineté s’est effectué des états-nations d’alors vers des structures supranationales que sont l’OTAN, l’UE et l’Euro. Ce transfert de souveraineté a laissé les pays membres de cette construction supranationale sans défense face à diverses manœuvres pour affaiblir leur spécificité nationale, telles les privatisations, les partenariats économiques avec perte de contrôle majoritaire, la perte de standards locaux exprimant la culture locale, etc.

Aussi, Brousseau attire notre attention sur le fait que l’Euro n’est ni une monnaie unique ni une monnaie commune. En fait, il s’agit d’une série de monnaies nationales unies avec un taux de change de 1 pour 1. Les dépôts des citoyens et corporations situés dans un pays créent des créances sur la Banque Centrale de ce pays. Si la zone euro explose, ce qui risque d’arriver bientôt, chaque pays retrouvera sa monnaie nationale, et les dettes, dépôts et actifs présents dans les banques locales seront libellés dans chaque monnaie nationale respective, sans dépréciation par rapport à l’Euro, puisque la zone euro garantit un taux de change 1 pour 1. Néanmoins, cet avantage sera néfaste pour les pays plus riches comme l’Allemagne. En effet, beaucoup d’épargnants et d’investisseurs de pays en difficulté, craignant un effondrement de l’Euro, ont transféré leurs avoirs dans des banques allemandes. Comme les dépôts créent des créances sur la Banque Centrale locale, dans ce cas-ci la Bundesbank, si l’Euro s’effondre, leurs dépôts seront automatiquement convertis en Deutsch Mark, ce qui pour certains, fera certainement la différence entre la faillite et la prospérité. Vincent Brousseau fait remarquer durant sa présentation que beaucoup sont inquiets de ce phénomène à la BCE et à la Bundesbank. Brousseau parle même de « créances toxiques », puisqu’il s’agit là d’un poids financier énorme. L’économiste signale aussi certains événements survenus dans le monde de l’économie qui ont pu amener la zone euro dans cette situation, comme par exemple la fin du marché monétaire interbancaire en 2008, la faillite de Lehman Brothers, etc.

Je m’en voudrais de vous laisser aller sans signaler deux moments suaves de cette conférence. Tout d’abord, vers 40:00 minutes, Brousseau cite une lettre de 1943 de Jean Monnet à Harry Hopkins, conseiller politique du Président Roosevelt. En substance, Monnet dit à Hopkins que le Général de Gaulle est un ennemi du peuple français et de la construction européenne, qu’on ne peut pas s’entendre avec lui et qu’il doit être détruit. Rien de moins. Or, fait extrêmement intéressant, l’écrivaine Diana West a identifié Harry Hopkins, dans son merveilleux livre American Betrayal, comme ayant été un agent de l’Union Soviétique…Brousseau suggère que Monnet était en fait lui-même un employé de Hopkins. Beaucoup d’analystes politiques ont remarqué les similitudes entre l’Union Soviétique et l’Union Européenne et ce genre de connivences politiques montre bien le jeu d’influence qui a pu avoir lieu alors que le projet de la construction européenne prenait forme. Autre élément intéressant, tout de suite après, vers 42:30 minutes, le conférencier attire notre attention sur une réunion tenue le 11 juin 1965, lors de laquelle Robert Marjolin suggère au Département d’État américain une union monétaire entre les pays européens, ce qui est une autre preuve que l’intégration monétaire de l’Europe était dans les cartons depuis longtemps et manifestait une volonté politique et idéologique. Robert Marjolin était-il lui aussi sous influence de l’Union Soviétique? Bonne question. Brousseau parle de la « Méthode Monnet » pour imposer aux peuples européens des structures qui les réduisent de plus en plus en esclavage. Cette méthode consiste à présenter que le point A rend obligatoire le point B. Par exemple, on entend souvent les partisans de l’Euro nous dire que pour que l’Euro fonctionne, il faut l’union budgétaire. Or, ces mêmes partisans avaient dit que pour que l’union politique fonctionne, il fallait l’union monétaire, et ainsi de suite.

Cette conférence est à voir absolument. Pour revenir au sujet de la Grèce, ce seront les Grecs qui vont décider de leur avenir. Mais une chose est sûre. Une sortie concertée de la zone euro serait préférable à son éclatement soudain. Il est plus facile de contrôler les conséquences d’une action lorsqu’on l’initie que lorsqu’on la subit. Que la zone euro soit abolie ne serait pas un échec mais plutôt un signe de sagesse élémentaire. Malheureusement, je crains que la caste politique au pouvoir à Bruxelles ne partage pas mon avis. La fin de la zone euro serait sans doute ce qui pourrait arriver de mieux à l’Europe dans les circonstances.

Pierre Jovanovic sur le dollar américain, l’or et le système monétaire

Cette entrevue avec Pierre Jovanovic est absolument délicieuse. Les phrases les plus suaves ont été rassemblées au tout début du vidéo par le média web qui a réalisé l’interview, dans le cadre de la sortie de son nouveau livre, 666. L’écrivain explique ici le destin tragique qui attend le système monétaire planétaire reposant sur le dollar américain. « Tout système qui ne repose pas sur l’or explose ». Selon lui, les Américains sont en train de voler tous les pays du monde. Notamment, ils pillent leur stock d’or. « Aucune monnaie papier n’a réussi » et ce sera également le sort du dollar américain puisque, depuis la fin du standard-or, le dollar ne repose plus sur rien. Les Américains mènent une escroquerie puisqu’ils impriment des devises à volonté alors que les autres pays du monde doivent composer avec leur manque de liquidité, ce qui les amènent à se départir de leurs actifs. La Réserve Fédérale imprimerait, selon Jovanovic, quelques 280 milliards de dollars de planche à billets tous les trimestres pour ne pas que le système s’écroule… D’autres moments forts sont à évoquer. Par exemple, il rappelle que Nicolas Sarkozy a vendu quelques six cents tonnes d’or de la France et que le but des Américains serait de voler tout le stock d’or du pays. En substance, l’or est la clé de voûte de toutes les guerres et opérations secrètes, c’est pourquoi il fait l’objet d’une attention très spéciale de tous les gouvernements. Mais c’est également pour la même raison que les médias n’en parlent jamais. L’or, c’est le nerf de la guerre puisque c’est la seule chose qui a une valeur réelle, les monnaies papier n’ayant de valeur que le papier sur lequel elles sont imprimées… L’auteur rappelle aussi la funeste loi du 3 janvier 1973 venant modifier le statut de la Banque de France, annulant ainsi la possibilité pour l’état français de pouvoir emprunter à taux zéro. En obligeant ainsi les états modernes à emprunter sur les marchés financiers, on amènent ces états à développer une dette artificielle, ex nihilo, mettant ainsi les pays et leurs populations en esclavage face aux marchés financiers, et donc à perdre leur souveraineté. Jovanovic fait aussi remarquer que ce sont surtout les pays catholiques qui sont visés par ces basses manœuvres, ce qui permet encore une fois au monde anglo-saxon de s’approprier leurs stock d’or. Du côté inusité, l’auteur vers 38:00 minutes nous rappelle que les Américains, au lendemain de la Deuxième Guerre Mondiale, auraient forcé l’Empereur japonais à renoncer à sa divinité…Comme quoi on est jamais assez soumis…Nous allons vers une apocalypse monétaire…

Entrevue #3 avec Peter Levenda sur l’héritage hitlérien et le djihad mondial

La conversation entre l’animateur radio Dave Emory et l’auteur Peter Levenda se poursuit lors de cette troisième entrevue. Pour accéder aux deux premières entrevues, veuillez consulter cet article précédent. Entre autres éléments intéressants et fort pertinents, l’entrevue s’arrête plus particulièrement sur les réseaux de type « stay-behind » mis en place par le régime nazi dans les derniers mois de la guerre; sur un rapport nommé le « Document de la Maison Rouge » faisant état d’un plan pour établir un Quatrième Reich en Europe après la guerre, de nature économique surtout; sur le rôle joué par la firme d’avocats Sullivan et Cromwell; sur celui joué par certains personnages importants de l’époque comme les frères Dulles; sur les « ratlines » et le futur pape Paul VI; sur l’agence de renseignement de Reinhard Gehlen; sur la Banque des Règlements Internationaux; sur la diaspora nazie en Asie du Sud, et bien d’autres sujets. À écouter.

FTR #840 Interview (#3) with Peter Levenda about “The Hitler Legacy”