Réaction de Richard Le Hir sur la refonte du journal La Presse comme OSBL sur Nomos-TV

Excellente analyse de Richard Le Hir sur ce dossier. En effet, essayer de ré-emballer le journal La Presse comme un OSBL est ridicule. Tout le monde a compris que si cela devait voir le jour concrètement, cela voudrait dire que la famille Desmarais pourrait continuer à diriger la politique éditoriale du journal mais en faisant payer l’opération par les contribuables. Privatiser les profits et étatiser les pertes, c’est la nouvelle tendance dans nos bons pays démocratiques. Durant l’entrevue, Richard Le Hir en profite pour parler de l’affaire du cimentier LafargeHolcim, dans lequel la famille Desmarais a des investissements. Rappelons que cette compagnie est soupçonnée d’avoir versé des pots-de-vin au groupe armé État islamique pour protéger ses installations en Syrie. Pour appuyer le propos, je joins le journal télévisé de TV Libertés du 18 mai 2018, dont le premier segment traite également de ce sujet.

La campagne de Greenpeace contre Résolu: Une manoeuvre résolument mondialiste…

Le Maire Jean Tremblay de la localité de Saguenay vient de lancer une polémique qui fait ressortir un problème réel de notre économie québécoise et canadienne. C’est que les régions se meurent, lentement mais sûrement, à petit feu. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène, dont la mondialisation qui elle favorise les mégapoles interconnectées aux dépens des régions. Le résultat des courses est que ces populations régionales vivant hors-mégapoles ont beaucoup de peine à survivre. Les emplois se font de plus en plus rares, puisque le développement économique à tendance à se faire à la mégapole locale, Montréal, Toronto ou Vancouver dans le cas du Canada. Aussi, le fait que les multinationales ne cessent de délocaliser leurs productions dans des pays où la main-d’oeuvre est à bas coût (comme la Chine, le Bangladesh, l’Inde, les pays de l’Afrique du Nord, etc) accroît la difficulté des régions à obtenir de l’investissement privé puisque les grandes corporations ne sont pas intéressées à payer pour le coût réel du travail.

Depuis que le Maire Tremblay a fait sa sortie, quelques réactions se sont fait entendre, dont celle du PDG de Résolu, Richard Garneau. Or, on doit bien avouer que Monsieur Garneau n’a pas défendu sa cause avec autant d’adresse qu’il aurait pu le faire. Le stress d’être en direct à la télévision, d’avoir à répondre du tac au tac à des questions, ont peut-être fait en sorte que le résultat final n’était pas au rendez-vous. La position de blogueur que j’occupe me permet de faire des réflexions après les événements, donc en ayant eu l’occasion de réfléchir et de pondérer plusieurs éléments en ce qui concerne un problème ou une situation. Je vais donc essayer ici de présenter le problème tel qu’il se pose réellement au-delà des effets de toge qui sont inévitables de part et d’autre lorsqu’il y a un conflit.

Tout d’abord, ce qui saute aux yeux tout de suite est le fait que Résolu est un employeur important de la région du Saguenay-Lac-St-Jean. La population de cette région est assez homogène, puisque l’immigration y est assez restreinte pour le moment. La grande majorité de la population est de descendance française, blanche et catholique. Une communauté autochtone est présente dans la localité de Mashteuiatsh et il n’y a pas de communauté anglophone proprement dite. Les emplois des différentes usines de pâtes et papiers sont occupés par les habitants locaux. L’affaiblissement de l’industrie du bois et des pâtes et papiers dans la région se traduira nécessairement par la diminution de la capacité des habitants de la région de maintenir leur niveau de vie mais aussi de se reproduire et donc d’assurer leur descendance. Les Québécois sont les descendants des colons français qui sont venus ici il y a quatre cents ans. Ils ont la responsabilité d’assurer la continuité de notre espèce, de notre peuple. En ciblant Résolu, Greenpeace s’attaque directement à la possibilité pour les Jeannois et les Saguenéens de conserver leur identité et leur culture françaises. Un effondrement de l’économie locale pourrait signifier une exode massif vers les centres urbains. Or, en politique, rien n’arrive par hasard. Si les habitants du Saguenay-Lac-St-Jean quittent leur région par manque d’opportunité ou d’espoir, il est évident que les multinationales vont récupérer les terres. Il paraît que les terres agricoles y font déjà l’objet de spéculation diverses. La fermeture des papetières dans cette région du Québec risque d’accélérer la prise de contrôle des terres agricoles, commerciales et résidentielles par des intérêts étrangers. Il y a un aspect de racisme anti-blanc, je dirais, dans cette campagne menée contre Résolu qui me fatigue. Les actions de Greenpeace au Québec ont souvent lieu en province, là où la population est majoritairement blanche et francophone et où l’économie est très fragile, en d’autres termes là où les populations sont très vulnérables.

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