Analyse de Secure Freedom Radio sur l«état profond» aux États-Unis et l’affaire Michael Flynn

Secure Freedom Radio a consacré aux moins deux émissions complètes de suite sur l’affaire Michael Flynn, qui avait été choisi à l’origine par Donald Trump pour être son conseiller en matière de sécurité nationale. Flynn a démissionné dernièrement suite à des fuites dans les médias concernant des communications téléphoniques qu’il aurait effectuées avec des pays étrangers avant que l’Administration Trump n’entre en fonction le 20 janvier dernier. Les invités de Frank Gaffney lors de ces deux émissions présentent des analyses qui mettent en lumière le fait que la communauté du renseignement aux États-Unis semble être dans un état lamentable. Différentes informations ont été coulées aux grands médias dans le but évident de nuire à l’Administration Trump, voire même de la renverser ou la saboter. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les invités que vous aurez l’occasion d’entendre lors de ces deux émissions. Le concept d«état profond» essaie d’exprimer l’idée qu’il existe dans un pays un ensemble de professionnels, de bureaucrates, de hauts-fonctionnaires, etc, parmi lesquels se trouvent également des agents de renseignements comme tel, qui ont tendance à se considérer comme faisant parti du «vrai» gouvernement qui existe de façon permanente. Ce gouvernement caché peut, à l’occasion, faire des choses pour préserver ses intérêts, ce qui semble être le cas présentement avec la déstabilisation de l’Administration Trump rendue explicitement visible avec l’affaire Michael Flynn. C’est tout à fait inacceptable, évidemment. Le rôle des professionnels du gouvernement et des agents de renseignement, c’est de défendre leur pays, pas de promouvoir leurs intérêts personnels. L’Administration Trump ne peut pas accepter que son mandat commence de cette façon. Le Président devra réaliser sa promesse électorale de «to drain the swamp», puisqu’il apparaît maintenant évident que beaucoup d’employés du gouvernement américain ont été «tournés» pour agir contre les intérêts du peuple américain et du pays.

L’autre point important que l’affaire Michael Flynn met en lumière — et votre humble serviteur vous le répète depuis des années déjà — c’est que nous, les Occidentaux, avons un problème beaucoup plus gros en terme de sécurité nationale que simplement l’existence de l’État islamique ou nos relations difficiles avec des régimes hostiles comme la Russie, la Chine, la Corée du Nord ou Cuba. Ce sont nos institutions elles-mêmes qui sont attaquées, qui ont été tournées contre nous, la population et ses dirigeants, de telle sorte que l’on a l’impression maintenant que les renards sont en charge du poulailler. Les agences de renseignement américaines doivent aider le Président à mettre en place ses politiques. C’est curieux comme tout ce beau monde était bien tranquille durant la Présidence d’Obama. Comme l’a fait remarquer un des invités de Frank Gaffney, le concept de «politisation du renseignement» vient de prendre une toute nouvelle signification. Je m’arrête ici. Je vous implore d’écouter les entrevues que je vous propose ici et de réfléchir sur ce qui est train d’arriver à nos pays.

The Revenge of the Deep State

The Deep State

Présentation de Frank Gaffney au Western Conservative Summit de 2015

Lors de cet événement, Frank Gaffney, directeur et fondateur du Center for Security Policy, s’est vu remettre un prix, le Stephen H. Long Award, en raison du combat qu’il mène depuis plusieurs années pour défendre la liberté et la civilisation chrétienne et occidentale. Voici sa conférence lors du sommet. Je joins également la fiche signalétique du prix.

Panel sur l’entente avec l’Iran

Quelques représentants du Center for Security Policy présentent ici des observations et commentaires critiques sur la pseudo-entente survenue entre les États-Unis et l’Iran concernant leur programme nucléaire. Cette « entente » n’est ni plus ni moins qu’un acte de reddition de la part de l’Administration Obama. Entre autres points importants, Kenneth Timmerman fait observer que les Russes ont offert à l’Iran voilà quelques années de leur fournir le carburant nucléaire et de reprendre celui-ci une fois utilisé. Cette offre a été refusée car les Iraniens voulaient être en mesure de contrôler le cycle complet du carburant. Dans le même ordre d’idées, les Russes ont aidé l’Iran à développer son programme nucléaire en ne tenant pas compte des applications militaires qui pourraient en découler. Aussi, les programmes nucléaires iranien et nord-coréen sont vraisemblablement conjoints depuis plusieurs années. De son côté, l’Amiral James « Ace » Lyons raconte durant son intervention que les États-Unis auraient pu détruire les bases du Hezbollah au Liban durant les années 1980 mais que le Secrétaire de la Défense de l’époque sous Ronald Reagan, Caspar Weinberger, a refusé de donner l’ordre.

Entrevue avec Trevor Loudon sur les liens entre l’Union Soviétique et l’islam

Cette excellente entrevue avec l’activiste politique et blogueur Trevor Loudon brosse le tableau des liens étroits existant entre les fondamentalistes islamistes et les mouvements, partis, régimes et pays communistes et/ou socialistes. Il a présenté les fruits de sa recherche dans un livre intitulé The Enemies Within: Communists. Socialists and Progressives in the U.S. Congress. La thèse du livre, en gros, est que l’Union Soviétique n’a cessé depuis la fin de Deuxième Guerre Mondiale d’infiltrer l’Occident, en particulier les États-Unis, afin de se livrer à du sabotage de l’intérieur. Depuis la chute du Mur de Berlin, la Russie continuerait de se livrer à cette infiltration et ce sabotage par l’emploi des fondamentalistes islamistes. Durant cette entrevue d’une heure avec Frank Gaffney, l’auteur donne plusieurs exemples pour étayer son propos, notamment l’activité de groupes comme ACLU, le Council for a Livable World, celle d’oligarques comme George Soros et de politiciens comme Barack Obama. Le travail de Loudon complète bien les travaux de Diana West sur l’infiltration communiste des États-Unis, qu’elle a merveilleusement bien campé dans son livre American Betrayal: The Secret Assault on Our Nation’s Character. Ces deux livres donnent l’autre côté de la médaille expliquant l’effondrement de l’Occident. Dernièrement, je vous ai présenté une série d’entrevue avec l’auteur Peter Levenda sur le monde underground nazi de l’après-guerre dans son livre intitulé The Hitler Legacy. Un autre ouvrage du même genre de John Loftus intitulé The Secret War Against the Jews: How Western Espionage Betrayed The Jewish People, présente l’histoire de l’industrie pétrolière et de ses liens avec le renseignement. Il nous amène à comprendre comment ces éléments ont façonné la résolution des conflits et des guerres et pourquoi les idéologies nazie et islamiste ont pu continuer à prospérer malgré la monstruosité de leurs actions.

Ceci m’amène à une réflexion plus générale. Je vous avoue que cela me fatigue depuis longtemps mais on dirait que le moment est venu de faire le point. Comme vous le savez sans doute si vous suivez ce blogue depuis un certain temps, ce site est dédié au combat contre les idéologies totalitaires, quelles qu’elles soient. Or, je remarque que bien peu de mes contemporains sont capables de suivre mes pas. Les activistes antinazis ou antifascistes sont rarement anticommunistes et vice versa. Les gens choisissent un camp ou l’autre sans comprendre qu’il s’agit des deux côtés d’une même médaille. Pour donner l’exemple des États-Unis, pour les Républicains tout est de la faute des Démocrates, et pour les Démocrates, tout est de la faute des Républicains. Si on passe en revue la planète, on voit aussitôt que les protagonistes d’un conflit se blâment l’un l’autre continuellement. Arabes et Juifs, Ukrainiens et Russes, Iraniens et Saoudiens, Chiites et Sunnites, orthodoxes et catholiques, catholiques et protestants, Irlandais et Britanniques, Canadiens-Français et Canadiens-Anglais, etc, etc… C’est toujours la faute de l’autre. Cependant, l’histoire montre toujours qu’il n’y a ni bons ni méchants mais des circonstances qui font en sort que certains peuples ou certains pays prennent des décisions afin de protéger leurs intérêts ou leur survie. Les protagonistes d’un conflit ont à la fois tort et raison, en ce sens qu’ils défendent leurs intérêts et donc, à ce niveau, ils ont tous des choses à se reprocher.

Je suis estomaqué par le fait que beaucoup de mes contemporains ne peuvent pas voir les deux côtés des choses. Pour donner un exemple concret, mes deux émissions de radio préférées, For The Record animée par Dave Emory et Secure Freedom Radio animée par Frank Gaffney, reçoivent régulièrement des excellents invités. Or, les invités de l’une des deux émissions ne sont jamais invités sur l’autre, ce qui fait que le débat d’analyse politique et de renseignement se fait en vase clos, même si le résultat est très bon. Ainsi, en ce qui concerne les excellents livres que j’ai cité précédemment, il faut donc les lire en parallèle. Comme les auteurs ont vraisemblablement des réticences à tenir compte de l’autre côté de la médaille, c’est le lecteur lui-même qui doit le faire. On en est rendu là. Je vous invite donc à livre The Hitler Legacy, The Secret War Against the Jews, American Betrayal et The Enemies Within en parallèle en « remplissant les espaces libres » qui auront été laissés par leurs auteurs. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons reprendre en main notre compréhension de l’histoire. Je vous offre également certains articles précédents où vous pourrez retrouver des entrevues avec les autres auteurs mentionnés.

Trevor Loudon sur Secure Freedom Radio

Entrevues #5, #6 et #7 avec Peter Levenda sur l’héritage hitlérien et le djihad mondial

Entrevue #4 avec Peter Levenda sur l’héritage hitlérien et le djihad mondial

From Communism to Islamism: The Secret Invasion of American Society

Diana West: Des agents soviétiques ont subverti les États-Unis dans les années trente

John Loftus parle de son dernier livre, America’s Nazi Secret

FTR #731 Interview with John Loftus about “America’s Nazi Secret”

Conférence de presse sur la sécurité de nos infrastructures de transport d’énergie

Cette conférence de presse parrainée par le Center for Security Policy avait pour but de présenter devant la presse américaine les préoccupations majeures entourant la sécurité de nos infrastructures électriques et de transport d’énergie. Des attaques sur nos réseaux, effectuées à l’aide d’armes électromagnétiques ou de bombes nucléaires, ou encore simplement des tempêtes magnétiques récurrentes émanant du soleil, pourraient causer des dommages sur nos systèmes d’énergie, les détruire partiellement de façon temporaire ou même complètement de façon définitive. Le groupe de conférenciers ici réunis essaient d’alerter l’opinion publique et celle des décideurs politiques à prendre au sérieux ce type de menace. À cet effet, le plus grave manquement professionnel en ce domaine a été manifesté par l’organisme représentant les diverses compagnies productrices d’énergie et d’électricité, la NERC. Selon les experts du présent panel, qui se présentent sous le nom de « The Secure the Grid Coalition », la NERC ne prend pas au sérieux les problèmes reliés à la sécurité de nos réseaux et ne fait aucun effort pour corriger la situation. Que ce soient pour des raisons financières, de pouvoir ou simplement par paresse ou par négligence, ce genre d’attitude ne pourra que nous attirer des ennuis à moyen terme. Un changement de cap s’impose. Le Congrès américain devrait légiférer pour, par exemple, rendre obligatoire la mise en examen et l’approbation des procédures de sécurité de ces compagnies par le gouvernement américain, le Department of Homeland Security et le Pentagone, sans quoi elles pourraient se voir mises sous tutelle. Un dossier à suivre.

Secure Freedom Radio: « The Islamic State Threat in Juarez »

Cet épisode récent de l’émission de radio Secure Freedom Radio animée par Frank Gaffney présente quatre excellentes entrevues relatives aux menaces les plus imminentes pour notre sécurité. Chris Farrell et Joe Heck attirent notre attention sur de possibles alliances entre des groupes terroristes tels l’État islamique et les cartels de drogue mexicains et leur utilisation des filières d’immigration légale et clandestine à la frontière du Texas et ailleurs. Andy McCarthy regarde de son côté les actions de l’État islamique en tant que tel et Cliff Kincaid le cas du comportement de la Russie, des libertariens et des frères Koch. À écouter.

The Islamic State Threat in Juarez

L’héritage de la normalisation des relations diplomatiques avec l’URSS

La normalisation des relations diplomatiques avec l’URSS, officialisée le 16 novembre 1933 (incidemment la même année où Hitler a pris le pouvoir), constitue une erreur historique majeure qui a mené à la subversion des États-Unis par les forces du communisme/socialisme. De même nature que l’entente de Chamberlain avec Hitler ou celle récente entre le Conseil de sécurité de l’ONU et l’Iran sur la question du nucléaire, ce genre de « pacte de non-agression » ne fait qu’accroître la capacité de nos ennemis à nous infiltrer et nous détruire. Cette excellente conférence brosse un tableau de la situation qui avait amené le Président Roosevelt à conclure une entente avec l’Union Soviétique. À voir.