Alexandre Cormier-Denis: Le cartel libéral de la marijuana

La politisation de la justice dans le monde: Le cas de la bâtonnière du Québec et autres sujets

N.B.: Je vous ai proposé dernièrement un texte sur les péripéties judiciaires dont fait l’objet la bâtonnière du Québec, Me Lu Chan Khuong. Ce texte était ni très bon ni complet. En d’autres termes, il n’était pas du calibre auquel je vous ai habitué, je pense. Je vous propose donc une version remaniée aujourd’hui, qui lui sera plus satisfaisant et éclairant, je l’espère. Le Barreau du Québec a tenu une réunion extraordinaire dans la soirée du lundi 24 août concernant la suspension de la bâtonnière du Québec, ce qui démontre que cette affaire est très importante pour l’avenir des affaires judiciaires au Québec. L’article doit être compris comme un effort de réflexion sur ce qui se passe dans la sphère de la justice au Québec et ailleurs dans le monde depuis quelques années. Bonne lecture.

Les péripéties judiciaires dont fait l’objet la bâtonnière du Québec, Me Lu Chan Khuong, sont intéressantes à plusieurs égards. Tout d’abord, en passant en revue la fiche wikipédia de Me Khuong, on apprend, si on ne le savait pas déjà, que l’avocate est l’épouse de Marc Bellemare, qui a été Ministre de la Justice de 2003 à 2004 dans le gouvernement libéral de Jean Charest. On se souviendra alors que les allégations de Marc Bellemare quant à un possible trafic d’influence dans le processus de la nomination des juges au Québec avait mené à la création de la Commission Bastarache. Ces allégations avaient mis dans l’embarras le Parti Libéral du Québec, le Premier Ministre Jean Charest et son équipe. Il ne fait nul doute qu’un désaccord existait entre Jean Charest et Marc Bellemare, qui n’est peut-être pas réglé même à l’heure où l’on se parle. Ensuite, Me Khuong est d’origine cambodgienne et, toujours selon sa fiche wikipédia, elle milite pour la reconnaissance du génocide cambodgien perpétré par le régime communiste de Pol Pot. Mais elle milite aussi pour défendre l’idée de l’indépendance des juges, idée qui avait justement été mis à mal avec les dénonciations de son conjoint et les travaux de la Commission Bastarache.

Ici, je précise tout de suite que je ne me prononce pas sur les faits qui sont reprochés à Me Khuong. Je n’étais pas présent dans le magasin au moment de l’incident. Je ne peux donc pas avoir d’opinion. Comme blogueur, mon rôle est de faire de l’analyse et du commentaire politique, pas de juger les gens sur la place publique ni de faire des enquêtes policières à la place de la police. S’il y a eu une faute commise, la police et le Ministère de la justice sont là pour ça. Dans le même sens, je crois que le Barreau devrait avoir la même attitude et attendre les conclusions de l’enquête ou du procès avant de suspendre Me Khuong. Avec l’avènement des médias sociaux, des médias de masse et de la société de divertissement, la tendance aujourd’hui est de glisser rapidement de l’allégation vers l’accusation, vers la mise en accusation, vers le verdict de culpabilité, vers la condamnation et le prononcé de la sentence. On doit se garder de tomber dans ce piège. Aussi, j’insiste sur le fait qu’il est malheureux qu’une fuite dans les médias se soit produite dans cette affaire. Normalement, l’affaire aurait dû rester confidentielle et se régler dans le cadre des procédures judiciaires usuelles. Comme le dossier a été médiatisé, Me Khuong a perdu la présomption d’innocence et un dommage a été fait à sa réputation, dommage qui ne pourra peut-être pas être réparé par la suite.

Est-ce que cela fait l’affaire du Parti Libéral du Québec que ce soit Me Khuong qui occupe ce poste, elle qui vient tout juste de prendre ses fonctions le 11 juin 2015? Ces péripéties arrivent en même temps que le congédiement de deux nominations du Parti Québecois, Nicolas Girard à l’AMT et Sylvain Simard à la SAQ. On peut se demander si le Parti Libéral ne serait pas en train de faire du nettoyage afin de se débarrasser de gens qu’il juge comme étant pas assez représentatifs de sa vision politique. Dans un jugement récent, la Cour supérieure du Québec vient de rejeter une demande qui avait été faite par Me Khuong pour qu’elle réintègre ses fonctions immédiatement. Sa suspension demeure donc effective jusqu’à la fin des procédures. Cela tombe mal pour l’avocate. En effet, une réforme du Code des professions qui était en préparation depuis plusieurs années sera présentée bientôt. Selon le site web du Barreau du Québec, le ou la Ministre de la justice du Québec va déposer cette année une loi omnibus qui « réformera le Code des professions et par le fait même la gouvernance des ordres et certaines de leurs activités clés ». Lors de son discours de passation des pouvoirs comme bâtonnière du Québec, le 11 juin 2015, elle était toute fière de dire qu’elle inaugurait une nouvelle ère pour le Barreau du Québec et que la « nouvelle gouvernance » qui s’annonçait ouvrirait de nouvelles perspectives. De façon générale, en lisant le texte de son discours, on a l’impression que Me Khuong est habité par un désir authentique de faire du Barreau du Québec une grande institution et, en plus, de servir la population et de favoriser une justice réelle et efficace. De toute évidence, elle aura de la difficulté à pouvoir être celle qui pilotera cette nouvelle gouvernance, puisqu’elle est suspendue de ce poste. Connaissant les lenteurs du système judiciaire, son mandat sera malheureusement probablement terminé lorsqu’une décision sera rendue.

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La campagne de boycott antisioniste sur la rue St-Denis à Montréal: Une inquisition anti-Québécois et une opération nazie/fasciste

Introduction

Le présent article est le résultat de plusieurs mois de luttes contre le groupe PAJU qui harcèle certains commerçants de la rue St-Denis à Montréal depuis octobre 2010. Je vais donc essayer ici de rassembler les pièces du dossier comme le ferait n’importe enquêteur de police ou d’un autre service. Et je dois dire d’emblée que cet article se révèle à la fois être un résumé, un répertoire, un bottin, le premier d’une série de plusieurs articles ou même l’introduction d’un livre, tant la quantité des liens et des connections est importante à connaître. Tout au long de ces interminables mois durant lesquels je me suis rendu manifester contre le groupe PAJU pour essayer de contrecarrer leurs efforts envers les boutiques Le Marcheur et Naot, et ce parce qu’ils auraient commis l’odieux crime de vendre des souliers fabriqués en Israël selon les dires du PAJU, j’ai toujours eu l’impression que nous n’avions pas les bonnes clés d’interprétation pour comprendre le conflit et, ce faisant, ne nous pouvions alors adopter la bonne stratégie pour gagner la bataille. J’avais l’impression que ce qui se passait dépassait largement les cadres de l’antisémitisme et des dérives de la gauche. Comme pour vaincre une maladie il faut d’abord faire le bon diagnostic, l’honnêteté par rapport aux faits est essentielle. Cette campagne a toutes les allures d’une opération de renseignement de très haut niveau. J’adore les opérations de renseignement, les analyser, les décortiquer…sauf quand elles font paraître mon peuple comme une bande d’idiots ou d’antisémites, ce qui est le cas présentement. J’ai donc décidé de retourner aux sources afin d’avoir une meilleure vue d’ensemble, dans le but de tuer dans l’oeuf ce qui m’apparaît comme une véritable voie de fait contre le peuple québécois. Ce n’est qu’en leur remettant le nez dedans, eux les ingénieurs de cette opération, qu’on pourra la désamorcer. 

J’en profite pour clarifier que je ne reprendrai pas l’argumentaire présenté par Pierre K. Malouf dans son merveilleux livre Les faces cachées d’Amir Khadir (Éditions Accent Grave, 2012, 280 pages). Ce serait inutile. Dans une formule tout à fait appropriée, Malouf a affirmé que Françoise David et Amir Khadir représentait « la vitrine présentable de Québec Solidaire ». En ce qui me concerne, partant de là, je vais plutôt m’attarder sur ce qui se trouve à l’intérieur de la boutique de l’extrême-gauche québécoise, pour ne pas dire dans l’arrière-boutique et peut-être même dans la ruelle, si c’est possible. Je m’intéresse aux conditions sociales, politiques, historiques, idéologiques et financières qui ont rendu possible cette campagne de boycott sur la rue St-Denis pour commencer. Aussi, je veux mentionner que je ne prétends pas que tous les liens présentés ici sont nécessairement fondés et pertinents à notre investigation. Tout enquêteur sérieux et compétent est parfois amené à s’intéresser à de fausses pistes et à de fausses connexions, sans le vouloir. Que voulez-vous, ça fait parti du métier et toutes les hypothèses doivent être regardées systématiquement pour en venir à isoler la plus plausible. Néanmoins, les découvertes que j’ai faites lors de cette enquête sont suffisamment troublantes pour mériter que je vous les présente dans cet article. Mais pour permettre à ceux qui ne seraient pas familiers avec la manifestation du PAJU sur la rue St-Denis d’en connaître les grandes lignes, voici une entrevue de Pierre K. Malouf accordée à l’émission En Direct De Nulle Part.

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La chef du Parti Québécois, Pauline Marois: La seule qui peut nous sortir du merdier…

Le Parti Québecois est le seul parti qui représente réellement le peuple québécois. Alors que le Parti Libéral n’est que corruption, collaboration et soumission, que Québec Solidaire fait le jeu de puissances étrangères hostiles au Québec, que la CAQ de François Legault présente une plateforme floue, disparate, qui cache on ne sait quel agenda, et qu’Option Nationale ne sera probablement qu’un furtif bâillement dans l’histoire politique du Québec, le Parti Québécois est la seule organisation politique en mesure de se lever pour défendre les intérêts des Québécois. La division du vote à gauche ne peut qu’être fatale pour les Québécois car elle risquerait de reporter Charest au pouvoir, ce qui serait une catastrophe, voire un cauchemar. Bien sûr, aucun parti politique n’est parfait et le premier mandat du Parti Québécois ne le sera pas non plus. Mais une chose est sûre: Si on veut se débarrasser de la corruption, il n’y a pas d’autre solution. La corruption ne va que continuer sous les Libéraux. Pour ce qui est de la CAQ, on ne sait pas pour qui exactement François Legault travaille, à qui il répond ou de qui il prend ses directives. En effet, la « programme » qu’il présente au Québécois est un bric-à-brac confus de mesures dont on ne sait à qui elles vont profiter. Pour ma part, j’en viens à la conclusion que la CAQ n’est que l’effet miroir, à droite, de ce que représente Québec Solidaire à gauche. Ces deux partis, Québec Solidaire et la CAQ, tentent de mettre la main sur les richesses du Québec pour des intérêts qui ne sont pas québécois ou qui sont hostiles au peuple québécois. C’est pourquoi, le 4 septembre prochain, on doit voter Parti Québecois.

Pauline Marois au 98,5 FM

Les péquistes veulent l’indépendance énergétique

Le discours de Nicolas Sarkozy à Marseille: Lorsque l’enfumage et la tromperie deviennent des beaux-arts…

Ce discours de Nicolas Sarkozy est absolument insupportable. Pourquoi me direz-vous? Parce qu’il est insignifiant, faux, hypocrite, mensonger, électoraliste, publicitaire, ennuyeux, pas sincère, etc, etc. J’exagère? Je ne crois pas. Écoutez-le vous-mêmes et vous verrez. J’avais l’intention de le regarder d’un bout à l’autre mais comme à 42 ans je suis passablement moins patient avec le baratin que lorsque j’en avais 20, j’ai sauté d’une section à l’autre pour écouter des bribes ici et là. Pour tout vous dire, c’est douloureux de l’écouter. Ce discours est lancinant et interminable tellement il sonne faux et qu’il est bidon. À regarder Sarkozy le prononcer, on a l’impression d’avoir affaire à un pantin articulé depuis les coulisses que l’on fait entrer en synchronisation avec des messages enregistrés. Car ce discours, il est bel et bien composé à partir des thèmes, expressions et mots qu’utilise régulièrement Marine Le Pen dans ses discours. Ce qu’il y a de merveilleux avec cette dernière, c’est qu’elle est sincère lorsqu’elle les utilisent. Pas Sarkozy. Monsieur le Président de la République essaie tout simplement de récupérer les électeurs de Marine Le Pen, comme il avait récupéré une partie des électeurs de Jean-Marie Le Pen son père en 2007, pour se glisser au second tour. Durant son quinquennat, Nicolas Sarkozy s’est complètement foutu de l’immigration, de l’emploi, des chômeurs, des PME, du coûts des prestations sociales, du communautarisme, de la nation, de la patrie, de la France elle-même et maintenant il se présenterait en chevalier défenseur de toutes ces choses? Franchement, ce n’est pas sérieux. Lire la suite

Un partisan d’Amir Khadir agresse physiquement Daniel Laprès des Amis québécois d’Israel

Je reproduis ici, avec la permission de l’auteur, l’article que Daniel Laprès du groupe les Amis québécois d’Israël a publié sur son compte Facebook relatant les événements qui se sont produits samedi le 18 février 2012 en après-midi. En effet, un partisan d’Amir Khadir a asséné un coup de poing à Daniel Laprès. Est-ce que ça vous donne une idée du genre de recrues qui se joignent à Québec Solidaire? À vous de juger. Voici l’article:

Un partisan d’Amir Khadir m’agresse physiquement !

Par Daniel Laprès, 18 février 2012, à 20:57 

À en croire les propos qu’ils tiennent généralement, les leaders et les membres du parti d’extrême-gauche et israélophobe «Québec Solidaire» seraient les plus grands adeptes de la paix, de la non-violence, de la démocratie et de la liberté de parole, en voulez-vous en v’là, on la connaît leur chanson…

Or, ce n’est pas tout-à-fait l’expérience que j’ai vécue aujourd’hui avec un partisan d’Amir Khadir et membre de Québec Solidaire.

Un peu avant 13 h, je sortais du café où mon ami Paco me retrouve habituellement avant de nous rendre à la contre-manifestation contre les brutes du PAJU, ce regroupement israélophobe activement soutenu par Amir Khadir et qui, depuis près d’un an et demi maintenant, harcèle des commerces de la rue St-Denis tout en intimidant leurs clientèles, ceci sous le prétexte raciste qu’y sont offerts quelques produits fabriqués en Israël.

Alors que nous nous approchions de la voiture de Paco, voilà qu’un type surgit de nulle part et, ayant vraisemblablement entendu un bout de notre conversation, il se mit à nous apostropher. Voici le « dialogue» que ça a donné :

Le type : « Charest est un menteur »

Moi : «Peut-être, mais ici Khadir est encore pire.» (J’avais dit «ici» car nous étions en plein coeur de la circonscription dont Khadir est le député)

Le type, hurlant : «Parle pas contre Amir!»

Moi : « C’est quoi ton problème ? J’ai le droit de dire ce que je veux, donc fais de l’air.»

Le type, me montrant sa carte de membre de Québec Solidaire (Moi : «?!?») cria furieusement : «Moi je le connais Amir, pis je suis allé avec lui en Palestine !!!».

Moi : «Écoute, t’es vraiment pas tombé sur le bon gars ce matin avec tes foutaises sur la Palestine. Je t’ai pas demandé l’heure pis fous-moi la paix.»

Je monte dans la voiture. Puis, déchaîné, le type se met à frapper à coups de poings et de pieds sur la portière, d’abord vis-à-vis moi. Il fait ensuite le tour et s’en va frapper du côté de l’autre portière, celle du chauffeur.

Paco et moi sortons du véhicule afin de lui faire cesser ses folies. Soudain, le partisan de Khadir se place devant moi et se met à sautiller comme un boxeur, quelques secondes passent puis il me lance un coup de poing sur la mâchoire.

Surpris mais non décontenancé, je lui dis froidement en pointant mon doigt vers lui : « Là tu viens de faire une grave erreur, ça va te coûter cher.» Ayant compris ce que je voulais dire (faire appel à la police), le partisan de Khadir prit aussitôt la fuite, avec Paco et moi à ses trousses. Paco, qui n’avait pas son cellulaire sur lui, a demandé à des citoyens qui passaient par là d’appeler la police.

La poursuite a duré environ 3 à 4 minutes, jusque sur le boulevard Saint-Laurent entre les rues Rachel et Duluth. C’est alors que trois voitures de police ont surgi simultanément, gyrophares allumés et sirènes hurlantes.

Les policiers ont rapidement encerclé l’agresseur et partisan d’Amir Khadir, qui s’est mis à hurler des menaces à mon endroit. Il n’en fallut pas plus pour que l’individu se retrouve subito presto menotté et mis en état d’arrestation.

Les policiers ont dressé un rapport de voies de faits contre ce sauvage agresseur.

Pour la petite histoire, il faut aussi souligner qu’une ambulance a été appelée sur les lieux car le type, une fois installé dans la voiture de police, s’était mis à hurler de nouveau tout en frappant avec ses pieds l’intérieur du véhicule, et les représentants de l’ordre ont cru bon de s’assurer que le partisan d’Amir Khadir puisse être vu par un médecin spécialisé en délire mental.

Je n’ai pas encore le nom de ce pathétique individu, mais je devrais l’obtenir bientôt puisque j’entends formellement porter plainte contre lui. Il est en effet inacceptable qu’un citoyen se fasse asséner un coup de poing au visage pour avoir tout simplement exercé son droit de parole, d’autant plus que nous discutions tranquillement entre amis sur le trottoir pour nous voir soudain interpellés bêtement par cet inconnu.

Il n’est donc pas question de laisser ce partisan d’Amir Khadir jouir de quelque impunité que ce soit pour son acte sauvage et son comportement de brute totalitaire. On sait que beaucoup de militants de Québec Solidaire admirent les tyrans totalitaires comme les Castro, Chavez, Erdogan, les ayatollahs iraniens et autres membres de la confrérie dictatoriale, mais ils devront apprendre qu’ici leur brutalité ne fera jamais loi.

Loic Tassé sur le renversement de la politique étrangère canadienne vis-à-vis de la Chine

L’excellent Loïc Tassé, spécialiste de la Chine, est de retour sur les ondes de l’émission de Benoit Dutrizac. Il nous dresse ici le résumé de la balance commerciale entre la Chine et le Canada. Il en profite également pour dénoncer les rationalisations de caniveau qui sont régulièrement évoquées par nos dirigeants pour ne pas demander grand chose en échange de nos ressources naturelles à tous investisseurs confondus, Chinois compris, comme par exemple dans le cas du Plan Nord si cher à Jean Charest. Contrairement à eux, les Québécois et Canadiens sont vraiment de mauvais négociateurs. On ne sait tout simplement pas négocier et surtout avec les Chinois car on ne connaît ni leur culture ni leur situation. Le sinologue fait remarquer par exemple que d’ici quelques années, la Chine va manquer de 36 des 40 plus importants métaux. C’est justement quelque chose que l’on pourrait utiliser lors des négocations, vous ne pensez pas?

Loïc Tassé fait ici une excellente analyse que je ne remets pas en question. Cependant, il y a quelque chose qui me tracasse et ceux qui suivent ce blog savent que j’essaie toujours d’aller un peu plus loin. Un autre spécialiste de la Chine que j’aime beaucoup, Gordon Chang, annonce un effondrement de la Chine qui serait imminent, dès 2012, alors que Tassé affirme plutôt que la Chine maintiendra son développement et qu’elle deviendra la première puissance mondiale vers 2025-2030. Ces deux visions sont évidemment inconciliables. Lequel de ces deux spécialistes a raison? Tassé ou Chang? Il faudrait que Dutrizac fasse une autre entrevue pour clarifier tout cela. En plus de l’entrevue avec Loïc Tassé sur les ondes du 98,5 FM, je vous offre un clip vidéo de Gordon Chang interviewé par Charles Adler du réseau SunNews, ainsi qu’un article sur le sujet qu’il a publié dans le magazine Foreign Policy.

Benoit Dutrizac interview Loïc Tassé

Gordon Chang: A coming Chinese collapse

The coming collapse of China: 2012

Addendum sur le Plan Nord: Jean Lapierre et René Vézina

Voici deux autres entrevues sur le Plan Nord qui vont dans le sens des interrogations et des inquiétudes que j’exprimais lors d’un article précédent. L’une avec Jean Lapierre, chroniqueur politique, et l’autre avec René Vézina, chroniqueur économique, tous deux du 98,5 FM.

Jean Lapierre

René Vézina

Colonialisme 2.0 ou comment se faire fourrer au Québec à l’ère de la mondialisation

Franchement, rien ne change dans cette Belle Province. Nous avons eu quelques bons moments dans les années soixante et soixante-dix, poussés par le désir d’avancer,  d’évoluer et de moderniser la province. Mais plus maintenant. Les politiciens sont devenus des petits affairistes qui chient dans leur froc aussitôt que surgit la moindre controverse, intrigue ou le moindre problème. Pas étonnant que le crime organisé les mène par le bout du nez. Ils n’ont même plus la force de s’affirmer, d’énoncer des règles et de poser des conditions. Toujours est-il que dans cette atmosphère morbide, démoralisante et lourde, nous voyons poindre une nouvelle forme de colonialisme. Non pas celle qui a fait en sorte que nous soyons à genoux devant l’empire britannique ou les compagnies canadiennes-anglaises mais plutôt la version 2.0, celle où l’on est à genoux plutôt devant les multinationales étrangères, comme si on avait le fusil sur la tempe pour négocier. Pas étonnant que Jean Charest et les Libéraux soient des fédéralistes. De la manière dont ils négocient avec les compagnies, ils ne pourraient même pas être souverains de la cour arrière d’une ferme. Le Plan Nord va permettre à des multinationales qui se foutent des Québécois de venir siphonner notre sous-sol, pour partir ensuite en coup de vent après avoir saccagé l’environnement. On n’obtiendra rien qui vaille en retour de nos ressources. Niet.

La Souveraineté commence par l’affirmation. Si on ne peut même pas s’affirmer dans les petites choses, comment pourra-t-on s’affirmer dans les grandes? Le Gouvernement du Québec s’apprête à construire des routes et des infrastructures pour permettre aux compagnies étrangères de vider le sous-sol québécois. Les redevances actuelles sont minables et de même pour le partage des profits, quand la formule existe. Une attitude souveraine suggère plutôt d’exiger des redevances convenables, ainsi qu’une part importante des profits. Les compagnies devraient construire à leurs frais les infrastructures dont elles ont besoin. Jacques Parizeau a suggéré un système où l’on échange de l’investissement de l’état dans les infrastructures contre des actions. Je n’ai pas de problème. Ce qui compte, c’est que nous changions d’attitude. Quand on s’assoit avec les compagnies, on doit leur montrer que nous contrôlons l’agenda et non le contraire. On se présente et on dit: « Voici les conditions à partir desquelles nous serions prêts à accepter que vous veniez sur notre territoire exploiter nos ressources. Nous sommes en train d’explorer différentes possibilités. Le cas échéant, si nous ne trouvons aucun partenaire adéquat, nos procéderons nous-mêmes à l’exploitation des ressources en créant des sociétés d’état. Prenez le temps d’étudier l’offre et revenez-nous avec votre décision ». Vous voyez? Ce n’est pas si dur. Cela prend seulement un peu de leadership… Lire la suite

Serie d’entrevues au 98,5 FM sur l’industrie de la construction

Je vous propose une série d’entrevues ici sur l’industrie de la construction. Cela serait trop long et inutile de les commenter toutes. Je vous laisse le soin de les écouter. Je me permets cependant de mentionner celle avec Normand Lester qui a offert à Paul Houde une lecture des événements très authentique, animée, sentie, vraie, sur cette « Commission », si on peut l’appeler ainsi, sur l’industrie de la construction. Il y a également celle avec Marc Bellemare qui vaut le détour. Dans son cas, j’ai l’impression qu’à long terme, il sera un de ceux qui sortira grand gagnant de l’exercice. Cette « Commission », de par le cirque pitoyable auquel elle fera place, ne fera que rappeler à la population du Québec que Jean Charest a bel et bien offert Marc Bellemare en pâture aux lions lors de la Commission Bastarache, et cela deviendra clair pour tous.

Le Barreau du Québec critique la Commission Charbonneau

Paul Sauvé, Président de L.M. Sauvé

Sylvain Simard du PQ, sur l’Ilôt Voyageur

Le commentaire de Normand Lester

Le commentaire de Marc Bellemare