Entrevue avec Pierre Jovanovic sur la situation économique de la Grèce

L’entrevue date de la fin de l’année 2012 mais elle est toujours d’actualité. Jovanovic s’est trompé sur l’issue de la dernière élection générale, alors qu’il voyait le parti de l’Aube Dorée l’emporter. Comme nous le savons, c’est le parti Syriza qui a gagné les dernières élections. Mais ce n’est pas bien grave, ce qui compte, c’est la substance de l’analyse. Le journaliste économique fait ici le bilan d’un voyage en Grèce qu’il a effectué récemment et il témoigne comment celui-ci lui a donné le sens de la réalité des choses. Les travailleurs grecs ont vu leur salaire être coupés de 30%, ce qui, dans les faits, se traduit aussi par une baisse de la puissance économique du pays dans les mêmes proportions. Les conséquences sont catastrophiques alors que le chômage atteint des proportions record, que les entreprises peinent à faire leur frais et que les fleurons locaux de l’économie sont rachetés depuis l’étranger. Jovanovic lance aussi l’avertissement que ce qui se passe en Grèce aujourd’hui va se passer dans d’autres pays européens très bientôt, y compris la France, puisque ce sont les mêmes indicateurs qui sont au rouge. Les mesures d’austérité aggravent la crise qu’elles sont sensées régler. Pour lui, la Grèce est un laboratoire permettant à l’élite financière européenne et mondiale de voir les réactions de l’effondrement total d’une société européenne. Les États-Unis surveillent la situation de près puisque la construction européenne et l’euro servent leurs intérêts économiques et politiques. Parmi les principaux conseils qu’il donne pour se protéger de la crise mondiale qui s’annonce, avec l’effondrement des systèmes bancaire et monétaire, il y a, évidemment, le fait de ne pas laisser d’argent dans les banques et de plutôt acheter de l’or ou de l’argent. Plusieurs autres sujets sont abordés. À voir.

François Asselineau sur l’état de la République Française…ou le totalitarisme des pantoufles

Le Président de l’Union Populaire Républicaine se demande ici dans cette conférence « où est passée la République Française ». Moi aussi je me le demande, tout comme des millions d’autres citoyens de la francophonie à travers le monde. Rien ne va plus. En plus d’être le Président d’un parti politique français méconnu et qui ne bénéficie à toutes fins pratiques d’aucune couverture médiatique, Asselineau est un excellent conférencier. Il brosse ici un tableau de l’écroulement de la République et des raisons qui l’expliquent. Notons au passage que les notions de trahison et de complot contre la sécurité de l’état ont été retirées de la constitution française, subtilement, dans le dos du peuple français, par l’élite politique au pouvoir voilà quelques années, ce qui extrêmement grave. À la toute fin de la présentation, Asselineau cite une phrase de Max Frisch vraiment suave: « Pire que le bruit des bottes…le silence des pantoufles! » C’est ce qui nous est arrivé à nous les Occidentaux. Nous passons beaucoup de temps écrasés devant la télévision à manger des chips et boire de la bière alors que nous devrions nous battre bec et ongles pour défendre nos pays. Avec une défense aussi faible, si rien ne change, nous serons balayés comme des moustiques devant ce monstre totalitaire qui, devant nos yeux, est en train de prendre forme.