Réaction de Richard Le Hir sur la refonte du journal La Presse comme OSBL sur Nomos-TV

Excellente analyse de Richard Le Hir sur ce dossier. En effet, essayer de ré-emballer le journal La Presse comme un OSBL est ridicule. Tout le monde a compris que si cela devait voir le jour concrètement, cela voudrait dire que la famille Desmarais pourrait continuer à diriger la politique éditoriale du journal mais en faisant payer l’opération par les contribuables. Privatiser les profits et étatiser les pertes, c’est la nouvelle tendance dans nos bons pays démocratiques. Durant l’entrevue, Richard Le Hir en profite pour parler de l’affaire du cimentier LafargeHolcim, dans lequel la famille Desmarais a des investissements. Rappelons que cette compagnie est soupçonnée d’avoir versé des pots-de-vin au groupe armé État islamique pour protéger ses installations en Syrie. Pour appuyer le propos, je joins le journal télévisé de TV Libertés du 18 mai 2018, dont le premier segment traite également de ce sujet.

Le Gouvernement du Québec renonce à limiter l’immigration en provenance du Maghreb, la suite

Hier, je vous ai parlé de ce sujet suite à une entrevue que Kathleen Weil, Ministre de l’Immigration, a accordée à Paul Arcand du 98,5 FM. Alors que j’étais en train d’écrire l’article, c’est Benoit Dutrizac qui l’a interviewée à son tour. Je vous le redis, c’est une clip audio qui est pénible encore une fois. Comme le souligne si bien Dutrizac dans l’entrevue, Madame Weil a une voix douce, elle est gentille mais il y a des limites. Le Québec, c’est notre pays. Ce n’est pas aux immigrants à dicter comme cela doit marcher. Ce sont nos valeurs. Si les immigrants n’aiment pas comment cela fonctionne au Québec, ils n’ont qu’à déménager ou ils n’avaient qu’à ne pas venir ici pour commencer. Ce discours lancinant dans lequel on nous sermonne sur l’intégration commence royalement à me faire chier. La ministre dit qu’elle est « à l’écoute », alors que ce sont les immigrants qui doivent être à l’écoute de nous. Elle nous dit aussi qu’elle a lancé un vaste programme de consultation auprès de la population. Dans un article précédent, je vous ai parlé de notre manie de faire de la consultationite. On passe littéralement des mois à consulter un tel et un autre, et pendant ce temps, on ne décide rien. C’est drôle, dans les années ’70, les politiciens décidaient et étaient entreprenants, ils réalisaient des choses. Aujourd’hui, même construire un trottoir est devenu une montagne. On fera réaliser des dizaines d’études sur le type de béton à utiliser, sur l’épaisseur des séparateurs en bois, on commandera une étude d’impact environnemental, etc. Madame Weil mentionne aussi, et ce détail est vraiment révélateur, que le Ministère de l’Immigration essaie d’aller chercher « l’adhésion » des Québécois quant aux politiques du gouvernement à adopter. Le problème est justement là. Le rôle du gouvernement est de gouverner, pas de consulter et d’aller chercher l’assentiment des citoyens pour chaque petit détail, de la couleur de la margarine en passant par les motifs du papier de toilette ou l’épaisseur et le relief des formulaires gouvernementaux.

Si on revient à l’entrevue comme telle, Dutrizac fait valoir à la ministre que le taux de chômage des Africains et Maghrébins est de beaucoup supérieur à celui de l’ensemble de la communauté immigrante. 37% des immigrants au Québec proviennent de l’Afrique ou du Maghreb. Il cite La Presse en disant que l’on trouve un taux de chômage de 20% chez les Maghrébins, de 13% chez les immigrants en général et de 7% au dans l’ensemble du Québec. Dutrizac pose la question à savoir si les Maghrébins travaillent réellement fort ou non pour s’intégrer. Toujours dans La Presse, il nous apprend que certaines communautés sont plus susceptibles de se retrouver à l’aide sociale lors de leur première année au pays: 78% des Algériens, 60% des Marocains, 50% des Roumains…5% des Français et encore moins pour les Chinois. L’animateur souligne aussi en passant que les statistiques concernant le chômage des Maghrébins sont semblables dans tout l’Occident. À ces statistiques, Madame Weil n’a visiblement pas de réponse. Elle se réfère à des « mesures » hypothétiques qui pourraient régler le problème. Lire la suite