Le ‘franglais’ d’Emmanuel Macron et la dérive autoritaire de sa Présidence…

Le combat pour la liberté n’est jamais terminé. Lorsqu’une bataille s’achève, en victoire ou en défaite, une autre s’annonce à l’horizon qu’il faut livrer sans quoi, nous risquons de perdre le combat. Ainsi donc, je me dois de parler aujourd’hui de la performance absolument médiocre du Président Emmanuel Macron en marge du dernier Sommet de la francophonie en Arménie. Il y a participé à un événement intitulé «French Tech» lors duquel il s’est adressé librement, sans texte, aux participants. Lors de ce discours à bâtons rompus donc, qui était somme toute sympathique à plusieurs égards, Emmanuel Macron s’est permis de massacrer la langue française en utilisant constamment des termes et des concepts anglais. Il l’a fait de façon tellement étendue qu’il ne parlait même plus le français mais, on aurait dit, un genre de dialecte français-anglais. Le terme de «franglais» est souvent utilisé pour décrire ce genre de dérive linguistique et on en voit des exemples de façon fréquente dans la Province de Québec notamment. Pour donner des exemples dans d’autres cultures, on voit parfois des populations originaires du Maghreb utiliser un mélange d’arabe et de français pour s’exprimer. En Haïti, la population utilise le créole, qui est un mélange de langues occidentales et de langues indigènes. Cela peut sembler pratique dans la vie de tous les jours d’utiliser ces formes linguistiques hybrides mais dans les faits, ce genre de mélanges favorise la perte de culture et de savoir. Lorsque des francophones parlent le «franglais», ils ne parlent ni français ni anglais. D’ailleurs, pour donner encore l’exemple du Québec, j’ai souvent remarqué que les gens qui s’expriment en «franglais» ont tendance à ne pas parler correctement ni l’une ni l’autre des deux langues lorsqu’ils essaient de le faire.

Cette prestation de la part d’Emmanuel Macron était indigne d’un Président de la République française. Le rôle d’un Président de la République est d’incarner l’esprit français et de défendre notre culture et notre civilisation. Aux premières loges de cette défense vient évidemment la défense de la langue et de la culture française. Le Président de la République doit, si possible, parler un français impeccable et tout faire ce qui est possible pour faire la promotion du français sur toutes les tribunes. De toute évidence, non seulement il ne l’a pas fait lors de l’événement «French Tech» (qui aurait dû s’appeler j’imagine Technique ou Technologie française) mais en plus, il a tourné en dérision notre langue nationale et ancestrale. C’est inadmissible et les Français de l’Hexagone et d’ailleurs ne peuvent l’accepter.

Au surplus, pour Emmanuel Macron, disons que les choses commencent à se corser. Cette contre-performance du Président fait suite à l’affaire Benalla où l’on a vu un protégé du Président, Alexandre Benalla, se comporter comme s’il faisait parti d’une police parallèle, privée, du Président. Elle fait suite aussi à l’événement de la Fête de la Musique, qui avait lieu le 21 juin dernier à Paris, où on pouvait constater la présence sur scène, devant l’Élysée, de danseurs semblant provenir de la communauté LGBT. Lorsque l’on constate le niveau de langue que le Président a utilisé lors de l’événement «French Tech» et le choix discutable de parader des danseurs LGBT à l’Élysée, nous sommes en droit de nous demander si Emmanuel Macron ne prendrait pas plaisir, par hasard, à tourner en dérision en fait la civilisation française elle-même et ses institutions.

L’affaire Benalla quant à elle révèle un côté autoritaire du Président, dictatorial, qui sème le doute sur sa volonté réelle de préserver la démocratie et la liberté d’expression en France. Le Parlement de l’Assemblée Nationale a un rôle très important à jouer et nous devons nous assurer que les parlementaires puissent jouer ce rôle en toute quiétude. Or, les événements récents nous font craindre que le gouvernement actuel d’Emmanuel Macron ne soit en train d’essayer de faire taire l’opposition. Au cours des derniers mois, deux juges ont décidé arbitrairement de saisir la dotation publique du Rassemblement National, un control fiscal a été déclanché sur la personne de Marine Le Pen et au moins une perquisition a été menée chez un employé du RN. Et il n’y pas que le RN qui subit les persécutions du régime. Cette semaine, La France Insoumise et son chef, Jean-Luc Mélanchon, ont fait l’objet d’une perquisition exhaustive. Mélanchon a mal réagi à la perquisition, s’est emporté, mais la question n’est pas là. Il est évident ici que le gouvernement d’Emmanuel Macron se sert de la police, des tribunaux, de la justice pour essayer de faire taire l’oppostion et en démocratie, c’est une faute impardonnable.

En regard de tout cela, on se demande où s’en va exactement la Présidence d’Emmanuel Macron. Les fautes que le Président a commises ne sont pas de nature à entraîner nécessairement sa destitution mais elles devraient sérieusement inquiéter l’opposition à l’Assemblée Nationale ainsi que tous les citoyens. Lorsque le Rassemblement National a vu sa dotation publique être saisie, les autres partis d’opposition ont gardé le silence. Cette semaine, ça été le tour à La France Insoumise d’être la cible du régime. Et demain, se sera à qui? J’appelle les parlementaires de l’Assemblée Nationale à faire preuve de fermeté et de détermination dans la défense des droits des Français, de notre culture, de notre langue et de notre civilisation. Le Président ou le Premier Ministre d’un pays n’est que le premier parmi tous les citoyens. Il doit donner l’exemple en toutes choses, ce qu’Emmanuel Macron ne fait pas, de toute évidence. Je vous laisse sur le Journal de TV Libertés où vous pourrez entendre et voir un extrait de la prestation d’Emmanuel Macron lors de l’événement «French Tech», ainsi qu’une courte vidéo où vous pourrez voir de quoi avait l’air la Fête de la Musique 2018 à l’Élysée.

L’affaire de la saisie de la dotation publique du Rassemblement National: Le lent glissement de la France dans l’anarchie…

Décidément, il est difficile de prendre des vacances lorsque l’on défend la liberté, puisque ses adversaires, eux, n’en prennent pas. Une des plus récentes attaques sur nos valeurs démocratiques concerne le Rassemblement National, présidé par Marine Le Pen. Deux juges viennent, arbitrairement, de saisir la redevance d’État (dotation publique) destinée au financement du parti, prétextant une histoire de rémunération de permanents du Front National avec des fonds de l’Union Européenne, qui aurait eue lieu de 2009 à 2017. Ce principe de financement publique, qui existe d’ailleurs dans d’autres pays également, permet à un parti politique français de toucher une subvention proportionnelle au nombre de votes obtenus aux élections ainsi qu’au nombre de parlementaires élus. Deux juges ont donc décidé de sortir de leur réserve pour faire de la politique. Du fait de cette décision, le parti ne peut plus fonctionner puisqu’il n’en a plus les moyens.

Le plus ahurissant dans cette affaire, c’est l’arrière-goût désagréable qu’elle laisse dans la bouche des Français et de tous ses enfants. Après Charles de Gaulle, les élites politiques françaises ont essayé, même si elles n’étaient pas toujours très convainquantes, de faire semblant que la France était encore un grand pays. Elles ont essayé de continuer à projeter l’image que la France était toujours la France malgré les difficultés. Mais depuis Hollande et Macron, on essaie même plus. On a laissé tomber. Marine Le Pen dans l’une des entrevues que je joins ici, a raison de faire remarquer que la perception au niveau international de l’affaire sera terrible. Ce qui vient de se produire donne l’impression que la France est une république de bananes, littéralement. De plus, pour rajouter à l’injure et au bafouement total de nos droits et de celui de vivre dans une république démocratique où les citoyens ont des libertés, il est triste de constater que certains des adversaires politiques de Marine Le Pen ont adopté une attitude manquant de professionnalisme et de hauteur. Pour donner un exemple, l’UPR à écrit seulement deux lignes (voir la section Magouilles politiciennes) sur son site web officiel, en relayant un article du journal L’Express, en reprochant aux membres du Rassemblent National des dépenses injustifiées en bouteilles d’alcool et en repas. On se demande bien ce qu’ils auraient dit des opulences de Louix XVI. Or, de toute évidence, même si l’information s’avérerait fondée et véridique, on peut se questionner sur la pertinence d’informer la population sur le train de vie des membres du Rassemblement National à Bruxelles, si ce n’est pour ternir leur réputation et les discréditer. Et de toute manière, les institutions bruxelloises regorgent de politiciens, bureaucrates, fonctionnaires et lobbyistes qui sont loin d’être sans reproches. Alors d’entendre ces gens-là faire la morale sur les comportements mondains des membres du RN est plutôt assez comique.

Mais la question n’est pas là. La question est la défense de nos institutions et de nos droits. François Asselineau, que j’aime beaucoup soit dit en passant, a fondé l’UPR voilà plus de dix ans. L’UPR est un parti politique qui est voué à un brillant avenir. Mais là, disons qu’il a raté le bateau. Si on laisse le gouvernement français saisir la dotation du RN, demain, c’est peut-être celle de l’UPR ou d’un autre parti d’opposition qui sera saisie. La vie démocratique en France est en danger, non seulement le principe même des élections mais aussi celui de l’état de droit, ainsi que la notion de propriété privée. Vous n’êtes pas sans ignorer que les pensions des personnes âgées sont visées par les envies de beaucoup de prédateurs en Occident par les temps qui courent, pas simplement en France. Si des gouvernements peuvent se laisser tenter à saisir (ou diminuer) les pensions de la vieillesse, à saisir la dotation publique d’un parti politique, demain, ce sera peut-être vos salaires, vos économies, votre maison avec tous ses meubles qu’ils saisiront.

J’appelle tous les Français, surtout ceux en position d’autorité et de responsabilité, à faire preuve de jugement, de grandeur et de sens de l’état. Ce que vous pensez de Marine Le Pen et des adhérents du Rassemblement National n’a aucune importance. Il s’agit ici de sauver la démocratie. Il s’agit ici de sauver la France. Cette décision arbitraire des magistrats doit être renversée immédiatement dans l’intérêt de tous les Français et dans l’intérêt de la France. Je vous laisse avec deux entrevues de Marine Le Pen, ainsi que le communiqué de presse du parti sur le sujet.

Alerte démocratie : Conférence de presse de Marine Le Pen