Entrevues avec Mark Helprin et Yoram Ettinger sur Secure Freedom Radio

Ces deux entrevues récentes de Secure Freedom Radio ont retenu mon attention. La première, avec Mark Helprin, s’arrête sur les différents défis qui attendent le Président-élu Donald Trump au niveau de la sécurité nationale. La seconde, avec l’ambassadeur Yoram Ettinger, fait le tour des différents problèmes auxquels fait face l’état d’Israël dans la défense de son territoire face aux djihadistes islamistes et à des organisations internationales, comme l’ONU par exemple, qui encouragent des mouvements de boycott comme le BDS et autres initiatives pour délégitimer Israël.

Mark Helprin sur Secure Freedom Radio

Yoram Ettinger sur Secure Freedom Radio

Le billet du jour: L’endossement de Donald Trump par Vladimir Poutine…

Je commence une nouvelle série d’articles où je vais exprimer des opinions, des idées et partager des réflexions sur certains sujets. Par le passé, j’ai eu tendance à utiliser les « réseaux sociaux » pour le faire mais je n’ai plus vraiment confiance dans ces plateformes. Pour ne donner qu’un exemple, Twitter ne se gêne pas pour censurer des membres de la droite politique et des conservateurs mais n’a pas de problème en revanche à « vérifier » des groupes islamistes. J’en viens à la conclusion que sur des plateformes tels que Twitter, Facebook et autres, les dés sont pipés d’avance contre les guerriers de la liberté et que nous perdons notre temps. Je vais donc m’exprimer directement sur mon blogue à partir de maintenant.

Comme premier billet, j’aimerais commenter les fameuses allégations concernant l’intervention de la Russie dans l’élection américaine. D’emblée, je vous avoue que je n’ai pas d’opinion en ce qui concerne l’aspect de possibles cyberattaques. Les experts en sécurité de la Maison-Blanche et du gouvernement américain sont là pour évaluer cela. Par contre, en ce qui concerne l’intervention de Vladimir Poutine en faveur de Donald Trump, là j’ai mon mot à dire. Poutine a fait une déclaration publique dans laquelle il endossait Donald Trump, ce qui a été dénoncé par l’establishment américain. Voyez-vous, le ressentiment et même la haine contre la Russie, les Russes ou Vladimir Poutine sont assez répandus dans la société américaine. C’est un résidu de la Guerre Froide, j’imagine. Tout ce que font ou disent les Russes ou Poutine est dénoncé par l’establishment américain, peu importe de quoi il s’agit. Cela semble un réflexe chez les Américains de prendre le contre-pieds des Russes en toutes choses. Or, il est impossible que Vladimir Poutine ait été ignorant de cela avant de faire sa déclaration. Il savait très bien que peu importe ce qu’il dirait, cela serait rejeté, dénoncé, combattu avec une extrême force. Donc, avant de dire publiquement qu’il supportait Donald Trump durant la campagne présidentielle, il savait très bien que cela serait dénoncé et que cela nuirait à Trump. Or, il a quand même endossé Donald Trump, ce qui n’est pas logique. Vladimir Poutine est quelqu’un qui est intelligent et rusé. Politiquement, il est un bon joueur de poker et d’échecs. En endossant Donald Trump, il était inévitable que l’establishment américain se retourne contre le candidat Républicain, ce qui s’est produit. La seule conclusion logique de tout cela est que Vladimir Poutine voulait en fait favoriser l’élection de Hillary Clinton, en assumant que l’establishment américain détruirait Trump suite à son endossement. Mais comme Donald Trump est un individu d’une grande force, il a néanmoins trouvé le moyen de gagner l’élection malgré cela.

J’aimerais vous faire réaliser à quel point l’establishment politique occidental est dépassé, coincé dans des conceptions qui datent des années cinquante. Il y a un manque flagrant d’intelligence et de conscience politiques chez les analystes et les stratèges politiques en Occident et aux États-Unis aussi. Nous devons relever notre jeu. Ce n’est pas étonnant que nous aillons perdu toutes nos batailles depuis 1945. Le monde a changé et nous refusons de l’accepter. Il est plus qu’urgent qu’une nouvelle élite prenne le pouvoir en Occident, une qui sera capable de voir le réel tel qu’il est et de mettre en place des politiques qui y correspondent.

Conférence de presse du Ministère de la Défense russe sur le trafic de pétrole de l’État Islamique

Grâce à des images satellites et du renseignement divers, la Russie est parvenue à faire la démonstration que le pétrole volé en Syrie par l’État Islamique est acheminé vers la Turquie, par trois routes différentes. Une partie est consommée au niveau intérieur et l’autre, est exportée. La liste des pays qui achètent ce pétrole n’est pas établie pour le moment. Ce trafic profiterait, entre autres, au fils du Président Recep Tayyip Erdogan, Bilal Erdogan. Je vous présente donc ici la vidéo de la conférence de presse, doublée en anglais, ainsi qu’un article sur le sujet où vous pourrez retrouver certaines des images et des cartes présentées durant la conférence. Je joins également une entrevue avec Bassam Tahhan qui fait l’analyse politique de la situation, sans langue de bois ni fioriture. À la toute fin de l’entrevue, Tahhan soulève la possibilité que le Président Erdogan aurait peut-être conclu une entente avec l’État Islamique pour que ce dernier ne commette pas d’attentats en Turquie pour se concentrer plutôt sur l’Europe…Ces documents sont très importants et doivent être consultés absolument.

La Russie dévoile trois itinéraires de livraison du pétrole de l’EI vers la Turquie

Dave Emory partage quelques réflexions sur la crise en Ukraine

Beaucoup d’éléments sont à retenir dans le dossier de la crise ukrainienne. L’animateur radio Dave Emory insiste surtout sur deux aspects très importants et inquiétants du problème. Premièrement, l’économie de la Russie n’est pas une petite économie. La Russie est un pays à l’échelle d’un continent. Si l’Occident applique des sanctions contre Cuba, l’Iran ou la Corée du Nord, les conséquences seront de portée moyenne. Mais avec la Russie, c’est une autre histoire. Les sanctions contre la Russie sont catastrophiques pour l’économie russe, pour sa monnaie nationale, pour les investissements étrangers, etc. Or, une crise économique en Russie entraînera inévitablement le reste du monde dans la crise également, puisque tout est interrelié aujourd’hui. Quelles seront les conséquences d’une crise économique mondiale? Quelles seront les conséquences de l’effondrement des marchés mondiaux? Aussi, la Russie et les États-Unis possèdent tous deux des armes nucléaires. Tout le monde a pu remarquer que le niveau de tension sur la planète a considérablement monté ces dernières années, l’apparition de l’État islamique n’étant qu’un symptôme parmi tant d’autres. Qui perdra son sang-froid en premier? La question qui résume toutes les autres est celle-ci: Est-on réellement prêt, de par et d’autres, à risquer une crise économique mondiale et/ou une guerre nucléaire pour un pays — nos compatriotes ukrainiens me pardonneront ici — somme toute d’importance secondaire comme l’Ukraine? L’Ukraine, ce n’est quand même pas le Saint Empire Germanique, la France de Louis XIV ou l’Égypte des Pharaons. Il ne faut pas charrier. Il y a sûrement une solution diplomatique qui peut être trouvée, satisfaisante et pour les États-Unis et pour la Russie. Quand cette solution sera trouvée, pour ce qui est du régime de Kiev et des rebelles pro-russes, ils n’auront qu’à prendre leur pilule et faire avec. Le monde a d’autres chats à fouetter. Il n’en tient maintenant qu’aux leaders politiques en présence de faire ce qu’il faut pour s’assurer que l’on ne commette pas l’irréparable. Voici donc l’article de l’émission et le ficher audio:

FTR #833 Shooting Ourselves in the Foot in Ukraine (Habsburg Redux)

Entrevues avec Jack Cashill et Dan Gouré

Dans la première entrevue, Cashill passe en revue toutes les raisons pour lesquelles le Congrès américain devrait destituer le Président Obama. Dans la deuxième, Gouré fait un tour d’horizon des divers changements géo-politiques auxquels les États-Unis et leurs alliés semblent assister dans l’impuissance. Deux entrevues à ne pas manquer.

Jack Cashill sur Secure Freedom Radio

Dan Gouré sur Secure Freedom Radio

Quelques réflexions sur les attentats de Saint-Jean-sur-Richelieu et d’Ottawa

Le Lys d'OrJe vais tenter dans cet article d’aller un peu plus loin que le traitement en surface auquel on a eu droit cette semaine en regard des actes terroristes perpétrés à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa. Dans l’ordre donc, on a eu droit à un assaut sur deux membres de l’Armée canadienne, d’abord lundi le 20 octobre par un dénommé Martin Couture-Rouleau avec une voiture utilisée comme arme et faisant un mort, et ensuite une entrée en force au Parlement d’Ottawa par un dénommé Michael Zehaf-Bibeau avec une arme à feu mercredi le 22 octobre, faisant également un mort, encore là un soldat de l’Armée canadienne. D’autres incidents ont eu lieu au pays impliquant des armes à feu à Halifax le lendemain jeudi le 23 octobre. Un assaut à la hache s’est produit à New York la même journée du 23 octobre, tandis que la veille un assaut avec une voiture s’était produit à Jérusalem faisant une jeune victime de 22 ans. Bref, la semaine a été ponctuée de plusieurs attentats de nature djihadiste, auxquels on s’attendait puisque le Canada est impliqué dans la lutte contre l’État islamique.

La toute première chose que j’aimerais signaler et qui m’agace profondément, est la dérive évidente qui a affecté la couverture médiatique des deux incidents, surtout pour ce qui est de l’attaque sur le Parlement. Un pattern s’est développé au cours des quelques décennies qui ont vu naître ce qu’on appelle le terrorisme. C’est que, dans les minutes et les quelques heures qui suivent une tragédie de la sorte, les médias rapportent en général la participation de plusieurs tireurs ou complices, de plusieurs véhicules, etc. Ensuite, le lendemain et dans les jours qui suivent, la version des événements change pour finir toujours de la même façon: le tireur était seul, c’était un loup solitaire, il ne faisait pas parti d’un réseau ou d’une organisation. Et là, on assiste à un déluge d’insultes et de quolibets envers le fameux «loup»: c’était un fou, un malade mental, quelqu’un qui avait des problèmes, des difficultés, qui se droguait, etc. Dans le cas de l’incident d’Ottawa, on rapportait effectivement des coups de feu tirés à partir d’au moins trois endroits différents. Les médias faisaient état d’un incident dans un centre d’achat, le Centre Rideau, mais les rapports subséquents de la police ont démenti cette information. Le reportage médiatique au lendemain de la tuerie n’a fait état que d’un seul incident, en considérant que la fusillade au Cénotaphe et celle du Parlement ne font parti que d’un seul événement, alors que l’on parlait de trois événements au départ et donc de plusieurs complices à Zehaf-Bibeau. Mais les complices se sont évanouis dans l’air médiatique, ils sont tombé dans un trou de mémoire et l’histoire ne retiendra que l’identité du Québécois-Libyen. On a assisté à ce pattern-là à des dizaines de reprises. L’attentat à la bombe d’Oklahoma est bon exemple illustrant que la théorie du loup solitaire ne tient pas la route. Mais encore une fois, on nous la sert.

La deuxième chose qui me frappe, c’est qu’il semble de bon ton et pratique en Amérique du Nord de fabriquer des criminels ou des terroristes avec un nom canadien-français. Ça fait plaisir au Canada-Anglais de se dire que quand quelque chose ne va pas au Canada, c’est toujours la faute des Québécois ou des Canadiens-français. De toute évidence, les historiographes rhodésiens du Canada-Anglais ne retiendront pas que Martin Rouleau s’était converti à l’islam et que Michael Zetaf-Bibeau était Libyen d’origine. Non. Ils ne retiendront que le fait qu’ils étaient «Québécois» tous les deux et qu’ils se sont attaqués au Canada. Or, ce sont justement les Canadiens-Français qui sont morts sur les champs de bataille, qui ont servi de chair à canon pour défendre un pays qui les méprisait parfois. D’entendre des Canadiens-Anglais dégobiller sur les Québécois alors que nos ancêtres sont morts pour eux laisse un goût amer. Cela ne prendra pas tellement longtemps, suite à ces deux attentats, pour que l’on commence à dire au Canada-Anglais que l’on est pas surpris au fond de ces attaques terroristes puisque, de toute façon, les Québécois ne sont qu’une bande de racistes et de xénophobes. C’est probablement avec un soupir de soulagement que l’on a appris, au Canada-Anglais, les noms à consonance francophone des terroristes de Saint-Jean-sur-Richelieu et d’Ottawa. Quelle horreur dans les provinces de l’Ouest et en Ontario s’ils s’étaient appelés, par exemple, Robertson et Smith! Comme ce sont des «Québécois», on dormira sur nos deux oreilles. Il est clair que ces attentats seront irrémédiablement récupérés pour exprimer de la haine envers le Québec. Cette haine avait déjà commencé à s’exprimer dans le cadre du débat sur la fameuse Charte des Valeurs du Parti Québécois. Les islamistes ne s’étaient pas gênés pour le faire, sur internet et ailleurs. D’ailleurs, fait intéressant, on dit que la mère de Michael Zehaf-Bibeau travaillerait à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada. Certaines personnes ne manqueront pas de faire le lien entre la Charte des Valeurs du Québec, l’attentat d’Ottawa et le fait que la mère de Zehaf-Bibeau travaille à cette commission. Ils en profiteront pour dire que les Québécois n’aiment pas les immigrants de toute façon et qu’ils sont prêts à recourir au terrorisme pour s’en débarrasser. N’oublions pas non plus ici l’attentat perpétré le 4 juin 2014 à Moncton, au Nouveau-Brunswick, lors duquel un dénommé Justin Bourque (encore une fois un terroriste avec un nom francophone) habillé en tenue militaire, a tué trois policiers de la GRC, qui se trouve à être la police fédérale canadienne. L’attentat au Parlement d’Ottawa et celui de Moncton semblent obéir à la même logique puisque ce sont les mêmes symboles et représentations qui sont mis en scène.

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Entrevue avec Cliff Kincaid sur la réorganisation des forces du Bloc de l’Est

Excellente entrevue qui en dit long sur notre incapacité (en Occident) à bien comprendre les événements politiques. Il n’y a jamais eu d’effondrement du Mur de Berlin. Il n’y a jamais eu de « fin » de la Guerre Froide. On a assisté à un beau spectacle de son et lumière, à un jeu de miroir et de fumée mais pour l’essentiel, on s’est laissé illusionner. Les forces alimentant le conflit entre l’Occident et la Russie, qui est en fait le conflit entre le monde catholique et le monde orthodoxe qui dure depuis l’époque du schisme en deux Églises séparées, ces forces sont toujours actives. Elles attisent le conflit entre le monde occidental et la Russie et ses alliés. Cette différence de vue fondamentale ne pourra se régler à court terme, malheureusement. On peut gager que l’on en a pour des années encore avant que l’on puisse trouver une solution. D’ici-là, les deux versants du monde vont se faire la guerre pour le plus grand plaisir des islamistes qui, tels des vautours, se nourrissent des victimes collatérales que les deux blocs laissent de côté, faute de temps, d’énergie et de moyens. Je vous offre également une entrevue avec Raymond Ibrahim, justement sur le problème de l’aveuglement volontaire face à l’islamisme.

Cliff Kincaid sur Secure Freedom Radio

Raymond Ibrahim sur Secure Freedom Radio