Les hésitations nationalistes de la Coalition Avenir Québec

La Coalition Avenir Québec a été portée au pouvoir le 1er octobre dernier sur une plateforme nationaliste et patriotique. Les électeurs, fatigués du Parti Libéral du Québec et du Parti Québécois, ont décidé de donner la chance à ce nouveau parti de gouverner le Québec. Je tiens à souhaiter la meilleure des chances à la CAQ dans l’atteinte des objectifs qu’elle s’est fixés. En ce sens, je voudrais prendre quelques instants pour exprimer le malaise que certains québécois peuvent ressentir face au début de mandat de la CAQ. En gros, on a l’impression que le parti hésite à y aller à fond la caisse avec l’agenda nationaliste et patriotique, pour adopter plutôt des positions de compromis. On a l’impression qu’ils regardent ce que les nationalistes, d’un côté, et les gauchistes, de l’autre, demandent, et qu’ils décident de couper la poire en deux. Avec ce type de prise de décision, les caquistes risquent de laisser tout le monde insatisfaits. Richard Martineau du réseau TVA faisait remarquer aujourd’hui même que la CAQ avait reculé dans plusieurs dossiers, dont par exemple celui des trop-perçus à Hydro-Québec, dans celui de la mise sur pied d’une commission parlementaire sur les dérives religieuses, sur le cours d’éthique et culture religieuse, etc.

Pour ma part, de façon plus fondamentale, ce qui me préoccupe le plus avec la CAQ, ce n’est pas tant leurs prises de position que la modestie des moyens qu’ils prévoient mettre en place pour régler les problèmes qu’ils ont identifiés. À cet égard, le dossier qui constitue la clé de voûte du gouvernement de la CAQ, vous le savez, c’est l’immigration. C’est par sa gestion de l’immigration que la CAQ va triomper ou s’écrouler. Si elle triomphe, elle pourra sans doute être réélue pour un deuxième mandat. Si elle s’écroule, elle sera battue aux élections de 2022 dans un balayage et peut-être même que le parti disparaîtra. Comme le mandat vient à peine de commencer, il reste amplement de temps pour rectifier le tir.

La position de la CAQ de réduire l’immigration de 10 000 personnes sur un total d’environ 50 000 est sympatique à première vue. Le problème, c’est qu’avec l’accueil de 40 000 immigrants par année, le Québec est encore en situation de submersion migratoire. Le fait de la réduire de 10 000 personnes ne va rien changer. Si la CAQ adoptait des politiques pour réduire l’immigration de 10 000 personnes…par année pendant la durée de son mandat, ceci nous amènerait vers un nombre total d’immigrants d’environ 10 000. À 10 000 immigrants par année, le peuple québécois pourrait avoir des chances de survivre et de ne pas se faire remplacer. Mais, pire encore, François Legault, le chef de la CAQ et Premier Ministre du Québec actuel, a dit à plusieurs reprises lors de ses prises de positions publiques que le parti avait l’intention de réaugmenter l’immigration après l’avoir baissé de 10 000 personnes. Il me semble que c’est déjà assez difficile comme cela de baisser l’immigration, si on y arrive, ce n’est pas pour repartir dans l’autre sens par la suite.

La CAQ est donc dans une position qui servira sans doute de cas d’espèce pour de nombreux gouvernements et parti politiques en Occident. Les pays occidentaux sont dans une position de submersion migratoire. Leurs peuples fondateurs sont en train de se faire remplacer par de hordes d’immigrants, de réfugiés, de migrants, qui souvent ne sont pas de la même race qu’eux, qui parlent d’autres langues et qui ont d’autres coutumes, d’autres moeurs et d’autres mentalités. Les peuples occidentaux, ceux que l’on appelle les «Caucasiens» en anthropologie ou encore plus communément les Blancs dans le langage courant, ne pourront se sortir de cette menace à leur survie en adoptant des demi-mesures. C’est pourquoi il est impératif pour eux, dans l’ensemble de la sphère occidentale, qu’ils adoptent des mesures, des lois, des politiques, pour réduire l’immigration de façon significative, sinon pour l’arrêter complètement. S’ils y parviennent, l’autre étape consistera ensuite à procéder à la déportation de certaines populations, groupes ou individus issus de l’immigration qui n’apportent rien au pays ou carrément qui semblent se trouver sur le territoire pour fomenter la zizanie, la violence ou l’insurrection, qui sont en marge de la société et qui vivent souvent des fruits de l’activité criminelle. On peut penser ici aux islamistes mais ils ne sont pas les seuls. Il y a d’autres groupes similaires dont on se passerait bien.

Les prochains mois seront critiques pour la CAQ. L’immigration est de loin le sujet le plus délicat et le plus difficile à traiter politiquement. Pour donner un exemple au sud de la frontière, regardez comment le Président Trump a de la difficulté à faire construire son mur à la frontière du Mexique, justement parce qu’il y a beaucoup d’opposition et d’obstacles. Au tout début de son mandat, lorsqu’il a essayé de réduire l’immigration provenant de certains pays, ses Ordres Exécutifs ont été bloqués en cour de justice locale (avant d’être rétablis en Cour Suprême). C’est l’immigration qui va déterminer si ça passe ou ça casse pour la CAQ. J’espère de tout coeur que les leaders de la CAQ prendront les bonnes décisions pour défendre et protéger le peuple québécois. L’avenir du peuple québécois est en jeu.

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