Encore une fois les Québécois vont se faire fourrer, prise 3

J’ai pensé qu’il serait de mise de ramener un autre épisode de cette série dans le contexte de la présentation du Plan Nord si cher à Jean Charest. Ce Plan Nord est une vraie catastrophe qui va littéralement donner le nord du Québec à des compagnies privées. Que faut-il donc faire pour convaincre la gagne Libérale que les Québécois ne veulent plus se faire traiter en colonisés, en inférieurs, en aborigènes? On n’en veut plus de votre Québec-colonie-à-fourrures, est-ce que c’est clair? On en veut pour notre argent et on veut être « maîtres chez nous ». Je n’ai pas de problème avec le fait que des compagnies étrangères s’installent dans le nord du Québec et exploitent des ressources, à condition qu’elles paient des redevances substantielles et que l’on puisse récupérer une partie des profits. C’est simple mais Jean Charest ne semble pas le comprendre. Il est plutôt pressé d’offrir sur un plateau d’argent nos ressources naturelles à des étrangers, tout en faisant payer les Québécois pour les infrastructures routières et des subventions aux entreprises! Non mais, nous prendre pour des imbéciles à ce point, ça ne se dit pas. Jean Charest aura été le pire Premier Ministre du Québec de tous les temps.

Ugo Lapointe sur GoldCorp

Michel Juneau-Katsuya, ancien chef du SCRS, en entrevue à Benoît Dutrizac

Un dossier présenté par Pierre-André Normandin dans La Presse du 4 août 2011 fait état d’une conversation compromettante tenue en 2000 entre Adil Charkaoui et Abousfian Abdelrazik ayant eu pour objet le plan de faire sauter un avion entre Montréal et Paris. Benoît Dutrizac s’entretient avec le journaliste ici en première partie. En deuxième partie du segment audio, l’ancien chef du SCRS, Michel Juneau-Katsuya, intervient sur le sujet. La conversation est intéressante car elle touche plusieurs choses importantes. Je ne vais pas vous les énumérer point par point. Je vous propose de l’écouter, ce sera mieux. Je vais plutôt concentrer mon commentaire sur un point précis que voici. Quelques minutes après le début de la conversation, Juneau-Katsuya fait remarquer à l’animateur que le Canada est relativement juvénile en ce qui concerne la gestion du terrorisme, et le cas Charkaoui-Abdelrazik est éloquent. Or, j’aimerais renchérir sur ce propos. Disons les choses telles qu’elles sont, le Canada souffre d’infantilisme, d’immaturité et de naïveté en ce qui concerne le domaine du renseignement et de la sécurité, et pour une raison fort simple. En effet, le Canada ayant bénéficié de la protection des États-Unis après la Deuxième Guerre Mondiale et de celle de la Grande-Bretagne jusqu’à celle-ci, l’intelligentsia politique et stratégique canadienne a eu tendance, je crois, à se déresponsabiliser de cette sphère de la gestion des affaires de l’état. Concrètement, ce qui se passait sur le terrain, c’est que le Canada laissait aux États-Unis le soin de s’acquitter des sales besognes, parfois dégueulasses, à accomplir pour assurer la sécurité des citoyens de l’Amérique du Nord. Le problème, c’est que pendant tout ce temps, le Canada n’a pas développé sa propre expertise dans le domaine du renseignement. En se fiant trop sur les Américains, les Canadiens ont oublié qu’ils vivaient dans un pays souverain qui doit gérer ses affaires lui-même.

Aussi, et ceux qui sont des habitués de ce blog me voient venir, la situation politique aux États-Unis est inquiétante, tout le monde le sait. Selon mon évaluation personnelle et selon les différents signes et indices qui se manifestent au sud de la frontière, je m’attends à un effondrement des États-Unis dans les dix prochaines années. Et ceci veux dire une chose très claire pour les Canadiens en termes de renseignement: nous sommes dans la merde. N’ayant jamais assumé nos responsabilités dans ce domaine ni durant le « protectorat » britannique ni depuis que ce sont les Américains qui s’en chargent, nous allons nous retrouver comme des gamins pris au beau milieu d’une bande de mafieux, malfrats, enragés et fiers-à-bras. En effet, certains pays qui se retiennent d’essayer de venir piller nos ressources naturelles (sans notre consentement…) et s’emparer de notre territoire par la force parce que les Américains sont là, eh bien ils n’auront plus cette gêne dès lors que les États-Unis n’existeront plus et que les républiques autonomes qui en résulteront vont s’entre-déchirer entre elles pour des parcelles de territoires et pour le contrôle des ressources.

En clair, voici la situation. Le Canada dispose d’une fenêtre d’environ dix ans pour arriver à maturité sur le plan du renseignement et de la sécurité. Après, il sera trop tard. Il faut faire vite. Monsieur Juneau-Katsuya me semble un type bien qui a un bon jugement. Je crois que cela n’est vraiment pas le temps de laisser partir à la retraite des gens d’expérience comme cela, il faut les retenir. Aussi, je crois que nous n’aurons pas le choix d’aller chercher des gens de l’extérieur de pays pour nous aider à combler ce déficit dans le domaine du renseignement. Le Canada entretient des bonnes relations avec, en plus des États-Unis, Israel, la Grande-Bretagne et d’autres. Il y a sûrement des gens d’expérience dans ces pays qui peuvent venir se greffer à nos unités de renseignement.

Dix ans…pour combler un déficit de plusieurs décennies. Je sais que cela a l’air énorme mais on a pas le choix de toute façon.

P-A Normandin et Juneau-Katsuya

The debt ceiling debate: terrorist rhetoric or the end of the niceties?

In a recent article, Globe and Mail’s Neil Reynolds expressed his astonishment and perhaps even sadness as regards to the rhetoric that has been employed during the debt ceiling debate in the U.S. After presenting an almost exhaustive list of people in the media who displayed language using the « terrorist » label, he concludes the article by saying that democracy would never have come into existence in the first place with such behavior, calling it « preposterous and shameful ». Although I appreciate the sentiment that he is showing here, I am not sure that it is the proper thing that has to been understood. For me, this language is rather the expression of a « five-minutes-to-midnight » feeling where suddenly, in the face of an impending catastrophy and collapse, people abandon the niceties because there is no point keeping them anymore. A lot of folks in the Tea Party and the Republican Party want the destruction of the United States. One doesn’t need to be an expert to see that. Democrats who used to be skeptics or who didn’t want to face reality now have no longer the choice. One can deny the building is on fire, but once the flames are up to your ass, it’s another pair of sleeves, or pants if you prefer. The rhetoric of the Democrats and liberals, although unusual, is accurate and appropriate for people who start to see things as they are. If Democrats and liberals don’t do something really fast to take back control of this country, it will collapse and Balkanize. What we have to understand here is that because something is cute, it doesn’t make it right necessarily, and on the opposite, because something is repulsive at face value, it doesn’t make it wrong automatically. I think good judgement is always necessary. Democrats are awakening to the impending catastrophy. I just wish it is not too late. As a means of enriching the discussion, I propose John Moore’s analysis of the situation in a recent edition of the National Post. I think that he has a rather fair assessment of right-wing activists, or purits as the calls them, in the U.S.

John Moore on right-wing in the U.S.

The engineer has wrecked the train: American Idol Banana Republic and its cartoon leaders

A repost from anti-fascist researcher Dave Emory assesses the present political, economical and financial situation of the United States with great accuracy, as early as 2003. We must admit that he was right on target when recording that show. Here are the basic facts. The Irak war reveals itself to have been a deliberate scheme by the Bush Admistration to increase spending of the federal government in a way that would send it on a vertical spiral of deficits and debt. Accompanied by tax cuts to benefit the wealthy that inevitably decrease the state budget, these two measures or decisions look rather like sabotage attempts to destroy the U.S. economy, either for bringing a totalitarian regime or for Balkanizing them. People belonging to mainstream academia and media, such as Paul Krugman, have made similar analyses. The tax cuts implemented by the Bush Administration are so deep that it is impossible to maintain them without cutting U.S. spending, where the money is, i.e. in social programs or military budget. A report commissioned by the Treasury Department estimated that the U.S. face a chronic budget accumulated deficits of some 44 trillion dollars, if tax rates and spending budget remain the same. To close the gap, a 66% accross the board tax increase would be necessary. The show reminds us of a striking similarity that exists between the behavior of the French elite before WWII and the one of the American elite these days. If the French elite was acting in preparation for a takeover by Germany in defense against Communism, the behavior of the present-day power elite in the U.S. is suggesting that a similar process is under way. The broadcast also deals with other related elements of the puzzle, such as the role played by tax havens like Liechtenstein, Nassau, Panama and Switzerland. It has to be noted that Saddam Hussein siphoned off millions of dollars from oil corporations as bribes into offshore accounts. Hussein used this bribe money to finance weapons deals during embargo periods. Continuer la lecture