De la liberté au fascisme, par Aaron Russo

Très bon documentaire d’Aaron Russo sur le système fiscal américain. Russo a entrepris des recherches extensives afin d’établir les bases juridiques du prélèvement de l’impôt. Fait inusité et inattendu, ni lui ni aucun des spécialistes qu’il a interviewés n’a pu identifier une seule loi américaine faisant de l’impôt sur le revenu une obligation légale. Techniquement, l’impôt aux États-Unis est payé sur une base volontaire…Mais, comme il le fait remarquer lui-même, comme ceux qui prélèvent l’impôt sont ceux qui possèdent les armes à feu et le pouvoir de mettre en prison, le nombre de personnes qui exercent leur liberté de ne payer se font rares, car les conséquences sont graves. Le documentaire est ponctué de faits historiques et de nombreuses entrevues avec des gens ordinaires qui racontent leurs péripéties avec les système fiscal. Le document permet aussi de faire une réflexion générale sur l’emprise qu’exercent les gouvernements sur les individus dans le monde moderne. À voir.

Léo-Paul Lauzon: Les grandes entreprises canadiennes ne paient pas leur juste part d’impôt

Léo-Paul Lauzon avec Benoit Dutrizac

Pour consulter en ligne la recherche du professeur Lauzon, visitez ce lien:

Le réel taux d’imposition de grandes entreprises canadiennes: du mythe à la réalité

John Perkins describes his job as « economic hitman » for the corporations

The interview with John Perkins starts around 0:25 minutes in the movie, (Zeitgeist:Addendum) through 0:41 minutes. Various coup d’états, sponsored by CIA-connected corporations, are looked over.

Interview with Jules Archer about the 1934 coup attempt to seize the White House

FTR #602 The Plot to Seize the White House: Interview with Jules Archer

Mitt Romney: The art and science of corporatism at its finest

Here are two articles that deal with Mitt Romney’s business shenanigans. They demonstrate without a doubt that he doesn’t seem to have any moral standards whatsoever in regard to protecting workers from the ongoing economical crisis. Quite the contrary, as a matter of fact. Mitt Romney has made in the past a profession of « flipping companies ». However, concretely, what he was really doing was to squeeze companies out of productivity, profit, investment and long-term viability. The companies he « flipped » inevitably went bankrupt, providing him with large profits in the process. Mitt Romney’s philosophy in the domain of business is simple. It can be coined as « corporatism », a doctrine that makes the corporation the center of all human life and society, with the notion of profit as its ultimate ideal. Nothing has to stand between the corporation, its leaders, and profit. Profit becomes its own finality. Going further, we have to realize that corporatism is the very essence of the nazi philosophy. In effect, once nazism has been ridden of the holocaust, the eugenics experiments, concentration camps and other of its external manifestations, its very core remains its economical philosophy, corporatism. The fantastic work of Edwin Black presented in his book IBM and the Holocaust gives a clear sense of how the nazi philosophy was in fact something really practical. For more information on this, check this earlier post or this post by radio host and antifascist researcher Dave Emory. If Romney wins the Rebublican Nomination and the Presidency and if he ever applies this philosophy during his mandate, we can say goodbye to the middle class and to unions. He will send the economy spiralling down, and the U.S. will never recover. For myself, I have already stated that my choice for the Republican Nominee was Newt Gingrich. I stand by it. These articles are very revealing of the true nature of Romney’s candidacy. Please take the time to check them out. The third article explores connections between Ron Paul and Mitt Romney.

The “Bain” of American Wage Earners: Romney’s Way

Romney on Board: Marriott accused of cheating clients on his watch

Nazi-Linked Pied Piper Ron Paul: All Roads Lead to Romney

Colonialisme 2.0 ou comment se faire fourrer au Québec à l’ère de la mondialisation, prise 2

Benoit Dutrizac du 98,5 FM revient à la charge encore une fois dans le dossier du Plan Nord et du développement du secteur minier au Québec. Dans une première entrevue, Daniel Roy du syndicat des Métallos affirme haut et fort ce que plusieurs au Québec disent de plus en plus, à savoir que nous n’obtenons pas assez en échange de nos ressources, qu’il y a de moins en moins de transformation qui se fait au niveau local, que nous avons le gros bout du bâton dans les négocations et que nous n’en profitons pas, etc. Et il a parfaitement raison. Nous sommes en train d’effacer tous les gains de la Révolution Tranquille, en ce qui a trait en tout cas au domaine des affaires, alors que pour ce qui est de faire fonctionner des programmes sociaux étatiques et d’accumuler les déficits, pour ça, on est encore bons. Il me semble que l’équation n’est pas difficile à faire: la Chine a cruellement besoin de matières premières et nous les avons. C’est donc nous qui sommes en position de force. Un point c’est tout. Le ministre Simard peut bien dire ce qu’il veut, dans la deuxième entrevue, il n’est reste pas moins que le gouvernement libéral se comporte en lâche et en irresponsable. Le Québec croule sous les dettes et les déficits. Nous avons cruellement besoin des revenus qui sont et qui seront générés par l’activité minière et ce gouvernement choisit de donner nos ressources sans trop demander quoi que ce soit. Question: Le gouvernement Libéral chercherait-il à protéger les investissements de Power Corporation en Chine?

Dans une troisième entrevue, vous pourrez entendre Martin Coiteux, professeur au HEC, nous expliquer, chiffres à l’appui, que le Québec s’appauvrit d’années en années. Y aurait-il un lien entre ce fait et notre paresse et irresponsabilité à bien organiser le secteur minier? Bien sûr que si. Le modèle économique du « libre-échange » est une arnaque commerciale. Depuis que les traités sont en place, ils ont permis aux multinationales de piller les richesses de tous pays confondus, de détruire leur classe moyenne, de mettre au chômage des milliers de travailleurs. Les produits fabriqués en Chine constitue une concurrence déloyale pour nos entreprises car celles-ci ne peuvent plus offrir leurs produits à des prix intéressants pour le consommateur, les coûts de la main-d’oeuvre étant beaucoup plus élevés dans les pays développés. Nos entreprises se voient donc confrontées à un choix: celui de fermer leurs portes ou de déménager leurs entreprises en Asie, par exemple, où le coût de la main-d’oeuvre est minime comparé au nôtre.

En fin de compte, grâce à la mondialisation, les multinationales font maintenant fabriquer leurs produits par des esclaves en Chine pour les vendre ensuite à des chômeurs en Amérique du Nord et en Europe, comme le dit si bien Marine Le Pen. En fait, je compléterais la formule de Marine Le Pen en disant que la mondialisation, c’est de faire fabriquer les produits par des esclaves dans un pays communiste pour les vendre ensuite à des chômeurs démocrates libéraux dans les pays démocratiques, et tout ça pour le bénéfice des néo-fascistes du mondialisme. C’est ça, la mondialisation. Le libre-échange est probablement la plus grand arnaque du siècle et personne ne l’a vue venir. Je vous laisse écouter ces entrevues.

Daniel Roy du syndicat des Métallos

Serge Simard, Ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune

Martin Coiteux, professeur au HEC

Michael Sabia mange à la table des Desmarais: Bienvenue au Royaume de Sagard…

Le Canada et le Québec sont-ils des démocraties ou des régimes monarchiques? On aurait tendance à croire en la deuxième hypothèse, si l’on se fie aux rapports incestueux qu’entretiennent les acteurs politiques et économiques canadiens et québécois avec la famille Desmarais. Si quelqu’un entrevoit de faire une carrière politique dans ce pays, c’est à se demander s’il n’est pas obligé d’emblée de faire génuflexion et de prêter obédience auprès de cette famille et de son patriarche sinon, il risque de ne pas aller bien loin. Le domaine de Sagard, propriété de la famille Desmarais, donne l’impression d’un régime autarcique, féodal, monarchique, tels qu’on les voyait au Moyen-Âge. Normand Lester donne l’exemple dans l’entrevue qui suit d’une quinzaine d’entités politiques à travers le monde possédant un territoire plus petit que la propriété de Sagard. À Sagard, on y pratique la chasse au faisan, la chasse à courre, et toutes sortes d’autres choses sûrement bien agréables, tout cela agrémenté par un régiment de domestiques.

Il y a certaines choses qui me font tiquer avec la famille Desmarais et cette dernière controverse autour de Michael Sabia ne fait que s’ajouter à une longue liste. Tout d’abord, et sur une note plus humoristique, le nom du village, Sagard, ressemble à la contraction de deux noms d’origine nordique: l’islandais saga, qu’on peut traduire par récit, et le norse Midgard, qui signifie « enceinte du milieu ». Le domaine de Sagard serait-il un lieu où l’on voudrait réécrire l’histoire tout en y trouvant refuge à la fois? Deuxièmement, on se demande comment cette famille a pu devenir aussi riche. Les Desmarais ont commencé leurs activités dans le secteur des pâtes et papiers et y ont fait de l’argent, mais les pâtes et papiers, ce n’est quand même pas le pétrole ni l’armement. Normand Lester nous apprend ici que le domaine de Sagard, qui avait été construit à l’origine pour servir de centre touristique, a changé de mains à quelques reprises pour aboutir dans celles de la famille Desmarais…pour la modique somme de $1, alors qu’il est évalué à une somme se situant entre 50 et 70 millions de dollars. Power Corporation, propriété de la famille, s’est cédé le domaine à elle-même. Continuer la lecture