Voici quelques extraits d’un discours qu’a prononcé le Président égyptien Al-Sissi à l’Université Al-Azhar du Caire. Al-Sissi est un des seuls personnages politiques qui m’inspirent par les temps qui courent et, curieusement, il ne semble pas dans les bonnes grâces de nos leaders occidentaux. Cela a sans doute à voir avec l’attitude du Président Obama qui préférerait les Frères Musulmans à la tête de l’Égypte. Il y a trop peu d’hommes comme lui au Moyen-Orient. S’il y a un peu d’espoir de ce côté-là, c’est avec des pays comme les Émirats Arabes Unis, la Jordanie et maintenant l’Égypte que nous pourrons trouver de réels partenaires pour la paix et la stabilité à long terme. Merci, Monsieur le Président!
Laurent Obertone est l’invité de Bistro Libertés
La tension était palpable lors de l’enregistrement de cette émission. Le débat est échevelé, confus, sans direction. Néanmoins, je vous le propose car il permet de donner la parole à un des meilleurs auteurs de notre époque, Laurent Obertone, qui vient de publier La France Big Brother. C’est Orwell qui disait que le fait de dire la vérité à une époque où le mensonge est la règle est un acte révolutionnaire. Il avait bien raison.
Entrevue avec Olaf et Leila Qadr sur les véritables origines de l’islam
Ces deux chercheurs de grand talent nous présentent ici, dans un entretien accordé sur les ondes de Radio Courtoisie, leurs travaux d’exégèse et de théologie sur le coran et les origines historiques de l’islam. Ils s’appuient tous les deux sur les travaux du Père Edouard-Marie Gallez. Olaf a publié Le grand secret de l’islam, disponible en format Scribd, PDF ou en version publié que l’on peut commander. Leila Qadr a publié en compagnie de Arrun Amine Saad Edine Les trois visages du coran. Nous aurions tous intérêt à lire ces deux livres qui semblent tout à fait remarquables. D’entrée de jeu, je dois dire qu’il est plus qu’évident que cette entrevue, bien qu’excellente, ne rende pas justice à la complexité du sujet. Il s’agit véritablement de recherches universitaires poussées et techniques sur des textes anciens et le travail s’est certainement révélé aussi ardu que cela a pu l’être pour la Torah ou le Nouveau Testament. Le petit résumé que je vous présente ici a donc davantage pour fonction de vous mettre l’eau à la bouche plutôt que de prétendre faire le tour de la question. En gros, ces deux auteurs, inspirés du Père Edouard-Marie Gallez, ont refait le travail qui avait été fait par les exégètes par exemple des écoles historico-critique et de critique textuelle sur les textes du Nouveau Testament. Ils ont tenté d’identifier les différentes strates du texte, les différentes versions du coran, en appliquant les méthodes historique et philologique. De ces travaux s’est dégagé l’impression d’une imposture historique, alors que beaucoup d’éléments du coran ou d’événements qui y sont racontés semblent avoir été falsifiés sous l’impulsion de certains califes ou pour d’autres raisons. Pour donner quelques exemples concrets, les recherches tendent à démontrer qu’un nombre important de groupes religieux existaient dans les premiers siècles de notre ère et que ces groupes formaient une mosaïque impressionnante tranchant avec le simplisme avec lequel on nous présente les débuts du christianisme et de l’islam. Judéo-chrétiens, nazaréens, judéo-nazaréens, juifs chrétiens, sont autant de noms qui les désignent. Aussi, fait très intéressant, les deux chercheurs présentent Mahomet comme étant non pas l’envoyé d’une nouvelle loi mais plutôt comme un des nombreux prêcheurs de l’époque qui annonçaient le retour de Jésus, retour qui était supposé être imminent. L’idée de la supériorité des musulmans sur les non-musulmans serait donc une invention postérieure à l’époque contemporaine de Mahomet. Autre fait révélateur, selon les chercheurs la prière de l’époque était tournée vers Jérusalem, alors qu’aujourd’hui elle lui tourne le dos. Avant de vous laisser, je vous invite à consulter cet article précédent où vous pourrez écouter le blogueur Aldo Sterone vous expliquer ce qui est arrivé concrètement aux membres de la famille de Mahomet et à ses partisans. Je pense que l’on peut dire qu’il y a eu un genre de putsch pour mettre de côté l’enseignement originel des débuts de l’islam et ceux qui en faisaient la promotion. Et cela fait curieusement penser à ce qui est arrivé dans le christianisme, alors que le Vatican s’est constitué en autorité suprême, avec toutes les richesses, les pouvoirs et les avantages que cela comporte, mais bien loin des enseignements réels de Jésus. C’est curieux comment l’histoire se répète. Un entretien à écouter absolument.
Être Français
Entrevue avec Michael Pillsbury sur le plan de match de la Chine
Cette excellente entrevue avec Michael Pillsbury permet de mettre en lumière le plan de match à long terme de la Chine, d’une longueur d’un siècle selon l’auteur. Alors que dans nos sociétés occidentales nos leaders politiques et économiques pensent à très court terme, en fonction du prochain trimestre, de la prochaine élection, du prochain sondage, l’élite politique de Chine pense à long terme. C’est ce que font d’ailleurs tous les pays qui réussissent à traverser les âges: ils planifient et acceptent les souffrances nécessaires pour la construction d’une société solide et durable. Entre autres sujets, l’auteur regarde les rôles joués par Nixon et Kissinger dans l’ouverture de l’Ouest envers la Chine, les réalités de l’économie de marché en Chine et la montée des « hawks » dans l’élite politique et militaire du pays, conduisant celui-ci de plus en plus vers l’autoritarisme et l’impérialisme envers ses voisins. Une fois de plus, on dirait que nous avons contribué à produire un monstre.
Dave Emory partage quelques réflexions sur la crise en Ukraine
Beaucoup d’éléments sont à retenir dans le dossier de la crise ukrainienne. L’animateur radio Dave Emory insiste surtout sur deux aspects très importants et inquiétants du problème. Premièrement, l’économie de la Russie n’est pas une petite économie. La Russie est un pays à l’échelle d’un continent. Si l’Occident applique des sanctions contre Cuba, l’Iran ou la Corée du Nord, les conséquences seront de portée moyenne. Mais avec la Russie, c’est une autre histoire. Les sanctions contre la Russie sont catastrophiques pour l’économie russe, pour sa monnaie nationale, pour les investissements étrangers, etc. Or, une crise économique en Russie entraînera inévitablement le reste du monde dans la crise également, puisque tout est interrelié aujourd’hui. Quelles seront les conséquences d’une crise économique mondiale? Quelles seront les conséquences de l’effondrement des marchés mondiaux? Aussi, la Russie et les États-Unis possèdent tous deux des armes nucléaires. Tout le monde a pu remarquer que le niveau de tension sur la planète a considérablement monté ces dernières années, l’apparition de l’État islamique n’étant qu’un symptôme parmi tant d’autres. Qui perdra son sang-froid en premier? La question qui résume toutes les autres est celle-ci: Est-on réellement prêt, de par et d’autres, à risquer une crise économique mondiale et/ou une guerre nucléaire pour un pays — nos compatriotes ukrainiens me pardonneront ici — somme toute d’importance secondaire comme l’Ukraine? L’Ukraine, ce n’est quand même pas le Saint Empire Germanique, la France de Louis XIV ou l’Égypte des Pharaons. Il ne faut pas charrier. Il y a sûrement une solution diplomatique qui peut être trouvée, satisfaisante et pour les États-Unis et pour la Russie. Quand cette solution sera trouvée, pour ce qui est du régime de Kiev et des rebelles pro-russes, ils n’auront qu’à prendre leur pilule et faire avec. Le monde a d’autres chats à fouetter. Il n’en tient maintenant qu’aux leaders politiques en présence de faire ce qu’il faut pour s’assurer que l’on ne commette pas l’irréparable. Voici donc l’article de l’émission et le ficher audio:
FTR #833 Shooting Ourselves in the Foot in Ukraine (Habsburg Redux)
Aldo Sterone présente des faits méconnus sur les origines du chiisme et du sunnisme
Dans ces deux excellentes vidéos, Aldo Sterone amène des éléments de compréhension très importants mettant en relief les bases historiques du conflit entre les chiites et les sunnites. Sterone nous ramène aux débuts de l’islam, à l’époque où il restait encore quelques survivants de l’époque de Mahomet, surnommés « les gens de la maison » ou partisans de Ahl al-Bayt. Ces gens ont des supporteurs dans la région de l’Arabie. Le calife de l’époque résidant à Damas et qui règne sans reconnaître la légitimité des descendants biologiques de Mahomet, décide d’organiser une procession macabre afin de donner un exemple de sa puissance. Il envoie des guerriers couper les têtes de certains appartenant aux « gens de la maison » et les fait promener de Karbala à Damas sur un trajet de 1000 km, les têtes plantées sur de pics, afin d’humilier la famille du prophète. Dans la deuxième vidéo, Sterone insiste davantage sur les viols de masse qui ont eu lieu alors. Le blogueur fait aussi le parallèle avec la situation actuelle où l’on voit l’État islamique se comporter en Syrie et en Irak de la même manière que voilà quatorze siècles et fait remarquer que la violence islamique est surtout le fait des sunnites de par le monde. Pour ma part, dans ce contexte, je me demande également si, par hasard, on ne pourrait pas considérer le phénomène des « caricatures de Mahomet » comme étant de la propagande sunnite destinée, de la même façon, à humilier les chiites, i.e. les descendants de la famille du prophète, que l’on retrouve en Iran principalement, en Irak et dans les environs. Les leaders du monde sunnite ont peut-être l’impression qu’ils ont besoin de réaffirmer leur domination politique et religieuse sur les chiites à un moment où le Moyen-Orient entre en guerre de façon active. Excellent travail.
Bistro Libertés avec Jean-Marie Le Pen
La prière du dimanche: Scarred de Dream Theater, la version définitive…
Dream Theater interprète ici la pièce Scarred tiré de l’album « Awake » lors d’un concert enregistré pour le DVD Chaos in Motion. Premièrement, je dois dire le groupe l’a rendu directement « sur le nez ». Impeccable. Mais, en plus, la pièce est agrémentée de deux additions qui la rendent absolument splendide. D’abord, le début de la pièce est précédé d’une improvisation jazz-blues très fine, qui développe en fait le thème d’ouverture. Ensuite, la fin est marquée de façon très agressive par le batteur Mike Portnoy qui se déchaîne, ce qui produit un crescendo émotionnel. Ces deux éléments complètent très bien ce qui était déjà une excellente composition. Tout ce qui manque en fait sont les chœurs de John Petrucci, le guitariste (qui ne manque pas cependant de les ajouter dans la version se retrouvant sur le DVD Breaking The Fourth Wall). Je voulais le souligner car c’est un exemple démontrant que la musique est une chose en mouvement, qui évolue. Comme quoi une composition n’est jamais vraiment terminée. Le document est en deux parties. Je sais que c’est agaçant mais c’est comme cela. Je demande à Youtube et à la compagnie de disque d’avoir l’amabilité de le laisser en ligne, en raison de sa valeur pédagogique. Bonne écoute.
L’Occident sous occupation, sixième chapitre: Charlie Hebdo et l’attaque contre la liberté d’expression
En temps de guerre, la première victime est toujours la vérité
Hiram Warren Johnson
Quelques réflexions, interrogations et inquiétudes s’imposent sur les attentats survenus en France dernièrement. Tout d’abord, je dois dire que je me sens interpellé surtout par le traitement politique et médiatique de l’attentat, plutôt que par l’événement lui-même. Tout le monde savait qu’il y aurait des attentats terroristes en France un jour ou l’autre. Ce n’était qu’une question de temps. C’est pourquoi les réactions épidermiques qui ont suivi la diffusion d’une vidéo d’Aymeric Chauprade du Front National font bien rire. Il y fait mention de la présence d’une cinquième colonne en France. Cette cinquième colonne existe bel et bien, quoi qu’en pense les journalistes. C’était vrai dans les années qui ont précédé l’occupation nazie, c’était vrai durant la Guerre Froide et c’est encore vrai aujourd’hui à l’époque de la montée du fondamentalisme islamique. Il n’est pas nécessaire d’être géopoliticien pour le comprendre mais j’imagine que cela aide un peu.
Pour ce qui de l’événement de l’attentat contre Charlie Hebdo, celui-ci donne l’impression d’une exécution ni plus ni moins. Je ne suis pas sûr que le mot de «terrorisme» est réellement approprié ici, quoique cela en est aussi. On dirait que l’équipe de rédaction du journal a tout simplement été liquidée. Après, comme il fallait bien dire quelque chose, les journalistes ont bricolé une histoire. Un de éléments-clés qui ne fait aucun sens est le fameux papier d’identité qui aurait été laissé dans la voiture des fuyards par un des suspects, Hamyd Mourad, dont on ne parle plus d’ailleurs. Selon l’information disponible, les frères Kouachi auraient été formés au terrorisme dans des camps au Yémen et leurs noms figuraient sur des listes de gens à surveiller. Or, des professionnels du terrorisme ne laissent pas de papiers d’identité pour se faire prendre…ou alors ils ne sont pas des professionnels. Les médias nous ont dit que les fuyards avaient changé de voiture, pour évidemment pouvoir échapper à la police. Mais il ne donne rien de changer de voiture si des papiers d’identité s’y trouvent toujours, n’est-pas? Dans les heures qui ont suivi le massacre, les médias ont rapporté que les djihadistes auraient pris la direction de Reims. Or, Reims est le lieu où l’on avait l’habitude de sacrer les rois de France. De plus, l’attentat a eu lieu le 7 janvier, soit le lendemain de la Fête des Rois, que l’on appelle aussi l’Épiphanie. Cherche-t-on à nous dire quelque chose? L’enterrement d’un des frères Kouachi, Saïd Kouachi, aurait eu lieu dans la plus grande discrétion, de nuit, justement dans la ville de Reims, sans l’aide d’une pelle mécanique. La tombe est anonyme et le nom du cimetière n’a pas été dévoilé. Il est donc impossible pour le commun des mortels de retracer le corps, et encore moins de l’exhumer afin de pratiquer sur celui-ci la médecine légale. On l’a fait disparaître en quelque sorte. Les médias étaient-ils au moins là pour confirmer son identité? Pour ce qui est de l’autre attentat, celui survenu sur la personne d’un policier dans un premier temps et dans un marché d’alimentation cacher dans un deuxième temps, des vidéos sur Youtube nous montrent le terroriste présumé, Amedy Coulibaly, franchement, doux comme un agneau. On a de la misère à croire qu’il pourrait même tuer une mouche. Mais peut-être en était-il capable après tout.
Ça c’est pour les faits. Pour ce qui est du traitement maintenant, on a assisté dans les jours qui ont suivi à des niaiseries insipides semblables à celles que l’on nous ressasse de plus en plus souvent depuis quelques années. La « marche républicaine », même si très émouvante, était un exercice de communication par lequel l’élite politique européenne essayait de redorer son blason, passablement terni par son incompétence. Nous avons eu droit à une Grande Messe de pleurnichage pour affirmer que l’on étaient «solidaires» mais les actes parlent plus fort que les paroles, en définitive. Ce qui a été particulièrement terrifiant aussi, il faut le dire, était de voir ces milliers de Français défiler dans les rues de Paris avec une pancarte ou une feuille disant «Je suis Charlie», s’identifiant ainsi à Charlie Hebdo. C’était sympathique mais en faisant cela, ils se donnaient en cible aux islamistes par le fait même. Ce n’était ni très brillant ni très prudent. Plusieurs brandissaient aussi des crayons, alors que les deux attaques terroristes avaient été pratiquées avec des armes à feu. Des crayons permettent d’écrire mais ne peuvent venir à bout du terrorisme, de cellules dormantes qui s’activent, de la guérilla urbaine ou d’une guerre civile qui éclate. N’oublions pas non plus que la spécificité de notre civilisation, fondée par le Grecs — la religion chrétienne est venue plus tard ― est justement l’affirmation de l’individualité. Le fait que des millions de nos compatriotes ont nié leur identité personnelle en prenant celle de Charlie Hebdo est d’une grande tristesse. S’il y a un moment dans l’histoire récente de la France où cela aurait été nécessaire que chacun affirme son identité personnelle, par exemple en inscrivant son prénom, son métier ou sa ville natale sur la pancarte au lieu du «Je suis Charlie», c’était bien là. C’est une belle occasion manquée. On peut donc ainsi voir que les terroristes ont atteint leur but à ce niveau-là, puisque nous avons montré que nous renoncions à notre individualité personnelle au moment où l’on essaie de nous intimider. Aussi, un fait important à ne pas oublier est le fait que des ténors critiques de l’Union Européenne n’ont pas été invités, comme Marine Le Pen par exemple, de même que le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Comme quoi cette marche républicaine était en fait l’occasion pour le bureau politique de l’Union Européenne, mondialiste et antisioniste, de tenir séance. Mahmoud Abbas, lui, a été invité, et je suis sûr qu’il lui ont réservé une chaleureuse accolade.