Paul Joseph Watson comments on China’s social credit system on Infowars

Laurent Obertone est l’invité de Bistro Libertés

La tension était palpable lors de l’enregistrement de cette émission. Le débat est échevelé, confus, sans direction. Néanmoins, je vous le propose car il permet de donner la parole à un des meilleurs auteurs de notre époque, Laurent Obertone, qui vient de publier La France Big Brother. C’est Orwell qui disait que le fait de dire la vérité à une époque où le mensonge est la règle est un acte révolutionnaire. Il avait bien raison.

Entretien avec Laurent Obertone sur La France Big Brother

Rares sont ceux en France de nos jours pouvant encore revendiquer le titre d’intellectuels. C’est le cas de Laurent Obertone qui, en compagnie de quelques autres guerriers, font parti d’un club très sélect d’écrivains et de journalistes français qui pensent encore…comme si la pensée elle-même était devenue ringarde, dépassée. Les Obertone, Zemmour, Finkielkraut, Onfray, Lugan et quelques autres sont les derniers osant encore pratiquer cet art devenu maudit. L’auteur présente ici les thèses de son dernier livre, La France Big Brother. Le constat qu’il livre sur l’état de la société française et même occidentale, bien que très déprimant et cinglant, est néanmoins exact et précis. Il tient des propos d’une grande lucidité qui font défaut aux hommes politiques d’hier et d’aujourd’hui. Les forces totalitaires ayant comme modèle de société Le Meilleur des Mondes et 1984 ont pris le contrôle de la société occidentale par en-dessous, tranquillement, petit à petit, étape par étape, sans que cela paraisse. Le processus est maintenant tellement avancé qu’il faudrait une réaction sans précédent et extrême pour faire marche arrière. Cette réaction a peu de chance de se produire aujourd’hui, si on considère la force hypnotique, magnétique et de lavage de cerveaux qui est produite par les instruments modernes de communication qui sont la télévision, la publicité et les campagnes de « sensibilisation », qui constituent souvent en fait de la propagande déguisée. Ces outils n’existaient que dans des formes très rudimentaires dans les années vingt, trente et quarante, ce qui rendait possible ce qu’on appelle la « réaction » en politique. Le fascisme est un mouvement politique complexe et il y en aurait long à dire sur les régimes qui ont pris forme en Allemagne, en Italie, au Portugal et en Espagne pour contrer l’influence du communisme ou pour contribuer à diminuer ses effets. Les régimes fascistes ayant connu la défaite sur le plan militaire, les communistes et les socialistes ont pu installer leur système à leur guise après la guerre, en se servant de la puissance économique et militaire des États-Unis. Le résultat est que nous vivons aujourd’hui dans un monde qui est pire en fait que celui qui était rejeté et combattu par ceux qui étaient dans la Résistance. Au lieu d’avoir Adolf Hitler, on a maintenant une élite mondialiste et pro-islamiste qui est en train d’installer une société de type Big Brother sur le plan mondial. Ces gens maintiennent leur pouvoir par la terreur. Ils ont besoin des terroristes pour maintenir leur emprise sur les consciences. Cet entretien est à écouter avec beaucoup d’attention. Il se fait tard.

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C’est toujours la même histoire. Lorsque l’Occident intervient militairement quelque part sur la terre, on nous dit toujours que c’est pour « protéger les populations civiles, défendre les droits de l’homme, défendre la démocratie, etc ». Or, il est de plus en plus évident que c’est plutôt pour des intérêts matériels qu’il le fait. Les médias occidentaux sont devenus des médias de l’Union Soviétique, de propagande, où les faits sont déformés systématiquement. Dans un texte précédent, je vous disais justement que le rideau de fer s’est renversé. C’est nous maintenant qui vivons en Union Soviétique. Par exemple, comment cela se fait-il qu’aucun média occidental n’ait relevé que le chef de la sécurité du nouveau gouvernement d’Ukraine est un des fondateurs d’un parti néo-nazi ukrainien? Comment cela se fait-il que l’on nous parle pas des snipers qui ont fait feu autant sur les policiers que sur les manifestants à la Place Maidan? Big Brother a pris le contrôle de l’Occident. On ne nous raconte plus que des mensonges. Attention, nous vivons des moments dangereux.

L’affaire Roberge et ses conséquences pour le renseignement québécois

L’affaire Roberge a porté un dur coup aux forces policières du Québec ces dernières semaines. Pour ceux qui ne le sauraient pas, rappelons que Benoît Roberge est ce policier du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) qui aurait accepté des pots-de-vin d’organisations criminelles en échange de renseignements. Comme l’avait déclaré le directeur de la Police de Montréal, Marc Parent, à l’annonce de l’arrestation du policier: « On s’est senti trahi ». Et pour cause. Un enquêteur haut placé dans la structure hiérarchique de ce corps policier, qui vend des renseignements au crime organisé, quand on dans le métier et qu’on essaie de faire son travail, ça fait mal. On comprend donc le désarroi que peuvent ressentir les corps de police québécois. Mais je crois qu’il faut également prendre en considération le désarroi d’une autre catégorie de québécois: les citoyens en général. En effet, qui va parler à la police maintenant? Qui va partager de l’information avec les corps policiers en ayant en tête que l’agent à qui un citoyen s’adresse est peut-être un agent double pour une organisation criminelle? Par ailleurs, cette affaire fait ressortir aussi le problème des fameux « programmes de rapprochements » avec les communautés musulmanes. Ces programmes sont mis en place par des corps policiers ou des partis politiques pour, comme le nom l’indique, rapprocher des institutions occidentales de communautés islamiques ou même islamistes. Les deux groupes partagent du renseignement et essaient de mieux se comprendre et collaborer pour éviter des attaques terroristes. Ce n’est pas une mauvaise idée en soi mais néanmoins ces initiatives mettent les policiers dans des situations vulnérables où ils peuvent facilement être corrompus par des éléments du crime organisé arabo-musulman ou par des organisations terroristes et devenir ainsi des agents doubles pour ces groupes. Donc, je répète ma question, qui va parler aux policiers maintenant?

Cette problématique s’amplifie lorsque l’on considère la concentration du renseignement dans le monde moderne. Suite à l’invention de l’ordinateur et des banques de données, des caméras de surveillance et de tout l’appareillage de type « Big Brother » dont on est entouré, une masse incroyablement dense d’informations est stockée dans un nombre de lieux assez restreint et un nombre limité de personnes y ont accès. Pour donner un exemple classique, en Union Soviétique, pour surveiller la population, le KGB devait placer physiquement des espions dans chaque café, librairie, usine, etc. Les dissidents étaient détectés un à un de façon ardue. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Quelqu’un peut établir la liste de tous les dissidents ou citoyens jugés indésirables pour un quelconque groupe d’intérêts à partir d’un ordinateur. S’il a accès par exemple aux fichiers de la police ou même à la base de données de réseaux sociaux comme Facebook par exemple, c’est assez simple à faire. En somme, là où je veux en venir, est que loin d’avoir produit une société plus sécuritaire, la société de type Big Brother nous a en fait rendus tous plus vulnérables. Nous vivons maintenant dans un monde extrêmement dangereux. Le renseignement est tellement concentré qu’il suffit qu’une organisation criminelle ou terroriste ait un agent à l’intérieur de la machine pour produire un dommage irréparable. Si vous avez vu le dernier film de James Bond, Skyfall, vous vous souvenez peut-être de cette scène où le personnage du vilain se trouve dans une salle, entouré d’ordinateurs. Alors que James Bond est retenu prisonnier, le vilain lui déclare pouvoir, à volonté, accéder au système bancaire et le faire planter, prendre le contrôle d’un satellite, de la bourse, d’armements militaires, etc. Ça donne une idée du problème auquel nous sommes confrontés avec la concentration du renseignement. En permettant cette concentration, nous avons en fait rendu la tâche beaucoup plus facile aux organisations criminelles de prendre le contrôle des sociétés. Ils ont moins d’efforts à faire qu’auparavant. On ne connaît pas toutes les ramifications de l’opération d’agent double de Roberge mais une chose est sûre, il est possible que ce ne soit que la pointe de l’iceberg. Des indices s’accumulent sur les forces policières québécoises qui laissent croire à un certain degré de corruption et de désagrégation des bonnes moeurs déontologiques. Mentionnons par exemple le cas d’un autre « taupe » du SPVM, Ian Davidson, qui vendait des informations lui aussi au crime organisé, le cas de Claude Aubin, pour les mêmes raisons, le cas de ce citoyen de Trois-Rivières, Alexis Vadeboncoeur, qui a été battu apparemment sans raison par des agents de la Sûreté du Québec à Trois-Rivières, le cas similaire de Norbert Mestenapeo sur la Côte-Nord, l’arrestation gratuite du journaliste du Journal de Montréal Éric-Yvan Lemay, qui ressemblait davantage à une tentative d’intimidation et d’humiliation, le harcèlement et l’intimidation dont aurait été victime Jason Gabriel, un résident de Kanesatake, sont quelques exemples pouvant laisser croire qu’une certaine portion des forces policières québécoises a pu être tournée, à son insu, contre les citoyens. Les individus considérés dissidents ou marginaux peuvent ainsi facilement être transformés en terroristes ou en criminels lorsque les policiers chargés des enquêtes sont eux-mêmes, parfois, des criminels, des agents doubles ou corrompus.

Au final, l’affaire Roberge risque de faire autant de dommage au renseignement québécois que l’affaire Snowden a pu en faire au renseignement américain. Ce sont deux cas différents mais les conséquences au fond sont les mêmes: perte de confiance, sources de renseignement compromises, opérations sabotées, etc. Les opérations d’infiltration ou d’agents doubles à la Roberge ou Snowden réalisent le vieux rêve du communisme, à savoir détruire toute opposition en transformant tout citoyen en criminel potentiel. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi, ça ne me rassure pas du tout.

Pour en finir avec le « scandale » de la NSA

Les révélations d’Edward Snowden sur l’espionnage des communications de citoyens américains et étrangers effectué par la NSA font la manchette depuis plusieurs semaines déjà et provoquent des réactions épidermiques partout chez la classe politique locale et internationale. Mais, pour bien comprendre ce qui est en jeu ici, encore faut-il voir le problème dans son essence même et non pas perdre son temps avec des balivernes. En fait, ce que Snowden a « révélé » est une très vieille nouvelle. Tout le monde était au courant…parce que tout le monde le fait. L’espionnage est au moins aussi vieux que la politique. Ça fait des millénaires que les pays et les empires, alliés ou ennemis, s’espionnent mutuellement car ils recherchent tous la même chose: le pouvoir, le territoire et les ressources. Alors de voir ainsi les Merkel, Hollande et autres dirigeants politiques faire les vierges offensées face à ces « graves révélations » d’Edward Snowden fait rire. Vous pouvez gager votre chemise que dans chaque pays il y a au moins une agence de renseignement qui fait exactement la même chose que la NSA. Peut-être pas aussi efficacement, peut-être pas avec les mêmes moyens, mais chaque pays investit beaucoup d’énergie et de ressources dans ce domaine car c’est la nature même du jeu politique. Le fait que les États-Unis sont supposés être un « allié » de la France ou de l’Allemagne n’a rien à voir avec ce qui est en cause. Les pays veulent du renseignement car le renseignement, c’est le nerf de la guerre.

Nous vivons à l’ère de Big Brother et du Meilleur des Mondes. Le socialisme a triomphé. L’invention du terrorisme, ou sa récupération en fait par l’oligarchie qui gouverne le monde, a réussi à atteindre ce but ultime pour tous les États du monde: pouvoir fourrer leur nez partout dans la vie privée des gens, sans raison, sans motif et sans mandat. Le goulag en Union Soviétique qui était une installation située en un lieu géographique précis a été étendu à la grandeur du globe. C’est la Terre qui est le goulag maintenant. Nous sommes observés jour et nuit par des caméras, des satellites, des agents de renseignement, des espions, et tout ça évidemment pour notre « bien »… Vous pensez pouvoir travailler tranquillement quand votre patron n’est pas là, loin de son regard? Détrompez-vous. Des caméras cachées et parfois même des micros enregistrent vos moindres faits et gestes sur votre lieu de travail. Votre patron sait quand vous prenez votre pause, si vous vous décrottez le nez, ce que vous mangez à votre poste de travail, et surtout, avec qui et quand vous avez des relations sexuelles dans les toilettes. Vous pensez pouvoir relaxer sur une place publique lors d’une journée de congé? Vous pouvez relaxer évidemment mais une caméra de surveillance installée sur le toit d’un immeuble ou d’un lampadaire vous observera. Si votre visage est connu des services de renseignement, un logiciel de reconnaissance faciale vous repérera tout de suite. Une voiture de police passera probablement pour jeter un coup d’oeil à ce que vous faites. Vous croyez pouvoir chanter dans votre douche en toute intimité et pouvoir « fausser » la note sans que cela ne choque personne? Détrompez-vous. Un satellite pointe sur vous et votre performance est enregistrée. Un agent de renseignement l’analysera et, selon le cas, rira de vous ou au contraire placera votre nom en priorité si jamais vous soumettez votre candidature au concours American Idol ou si vous envoyez un démo chez une compagnie de disques. Vous pensez que ce que vous achetez au supermarché ne regarde que vous? Détrompez-vous. Si vous payez avec une carte bancaire, quelqu’un accédera à la transaction, regardera ce que vous achetez et refilera l’information à des compagnies qui pourront l’utiliser pour leurs stratégies de marketing, cibler leur marché de vente, etc.

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