Alexandre Cormier-Denis analyse les résultats électoraux des dernières élections fédérales canadiennes

Conférence de presse de Maxime Bernier en réponse à l’article du Globe and Mail faisant état d’une campagne de salissage à son endroit

Le chef du Parti Populaire du Canada réagit ici à l’article du Globe and Mail faisant état d’une campagne de salissage qui aurait été menée à son endroit dans le but de le  discréditer lui et son parti. Le Globe and Mail affirme que cette campagne aurait été concoctée par un ancien stratège du Parti Libéral, Warren Kinsella, pour le compte du Groupe Daisy. Toujours selon le Globe and Mail, ce serait nul autre que le Parti Conservateur qui aurait mandaté le Groupe Daisy de procéder à cette campagne.

Quelques observations ici. Tout d’abord, je dois avouer que je ne suis pas vraiment surpris. Comme blogueur politique, je peux témoigner que durant les années de règne de Stephen Harper et du Parti Conservateur du Canada, le harcèlement et l’intimidation non seulement étaient courants mais que c’était même pire en fait par rapport à ce que c’est aujourd’hui. J’en ai fait l’objet de façon fréquente et ce que j’entends ici ne fait que confirmer ce que j’ai moi-même expérimenté. Comme je l’ai déjà dit par le passé, le Parti Conservateur, c’est un gros Parti Libéral avec une pancarte bleue. Que ce soient les Libéraux ou les Conservateurs qui prennent le pouvoir, c’est toujours la même poutine. Quand on est actif sur le plan politique et que l’on ne pense pas comme le pouvoir en place, on sait qu’on se faire écoeurer, peu importe qui a le pouvoir. C’est pourquoi, dès le premier jour, j’ai décidé d’appuyer le Parti Populaire et Maxime Bernier pour que l’on puisse avoir une chance de changer la culture politique au Canada. La route sera longue et difficile, comme on le voit. Le fait qu’un candidat farfelu portant le même nom que Maxime Bernier se présente dans le même comté que lui est une bonne illustration du genre de problème auquel on est tous confronté. Pour continuer la réflexion sur le genre de culture politique que les Libéraux ont créée et que les Conservateurs continuent et perpétuent aussi, vous pourrez lire cet article précédent que j’ai écris sur le hockey et la culture canadienne.

L’autre aspect du problème affectant le Parti Populaire et Maxime Bernier, c’est la censure médiatique dont le parti et son chef ont fait l’objet. Non seulement Bernier avait été exclu au départ des débats télévisés mais, en plus, la consigne visant à réduire au silence le Parti Populaire faisait en sorte que les grands médias et les commentateurs ne le mentionnaient même pas durant leurs reportages et leurs analyses. Ils faisaient comme si le Parti Populaire et Bernier n’existaient pas ou n’étaient pas dans la course. Ils ont commencé à mentionner leurs noms alors que plusieurs semaines de campagne s’étaient écoulées.

Pour ce qui est de la soirée électorale de lundi prochain, on se retrouve dans une situation où le gouvernement qui prendra forme aura peu de légitimité pour gouverner. Les sondages donnent une bonne probabilité de gouvernement minoritaire, ce qui veut dire qu’il y aura une autre élection dans un an et demi. Le Parti Populaire aurait donc intérêt à continuer à faire campagne sans interruption avec tous ses candidats même après l’élection et de garder ses locaux électoraux chauffés et éclairés. Pour ce qui est des résultats dans chaque comté, le Parti Populaire aurait intérêt à ne pas se gêner pour demander un recomptage judiciaire si les résultats semblent suspects, si des irrégularités sont évidentes ou si le score est serré. Je suis d’accord avec Maxime Bernier lorsqu’il dit que 2% des intentions de vote ne représentent probablement pas les intentions de vote réelles des électeurs du PPC. 5% me semble un chiffre plus réaliste. J’appuis et j’encourage Maxime Bernier et le Parti Populaire du Canada à défendre leurs droits et les nôtres car il en va de l’avenir de la démocratie au Canada.

Analyse de Nomos-TV des partis politiques fédéraux canadiens en regard des prochaines élections

Entrevue avec Maxime Bernier à l’émission The Rubin Report

Alors que les Libéraux sont occupés à prendre le virage de l’extrême-gauche, alors que les Conservateurs sont occupés à copier les Libéraux en toutes choses, alors que le NPD trace la voie pour le Parti Libéral en matière d’extrémisme de gauche, et que le Bloc Québécois est grandement occupé à recruter des candidats communistes, le Parti Populaire du Canada de Maxime Bernier propose une plateforme pour défendre les valeurs et les libertés des Canadiens. Appuyons Maxime Bernier dans son projet de mettre un terme au socialisme au Canada. Cette entrevue date de plusieurs mois mais elle est toujours pertinente. N’oubliez pas de voter pour le Parti Populaire cet automne!

Lancement de la campagne du PPC à Outremont – Discours de Maxime Bernier

Conférence de presse de Maxime Bernier sur son départ du Parti Conservateur du Canada

Cette semaine, le député fédéral de la circonscription de Beauce, Maxime Bernier, a claqué la porte du Parti Conservateur du Canada. Il a aussi du même souffle annoncé son intention de fonder son propre parti politique. En effet, il est grand temps pour les patriotes et nationalistes de prendre l’initiative du débat politique au lieu d’être toujours à la remorque des baratineurs impénitents qui peuplent les partis politique de gauche. Le Parti Conservateur du Canada est, lui aussi, malgré ses prétentions, un parti de gauche. C’est un Parti Libéral avec un bannière bleue, tout simplement. Ils veulent les mêmes choses, votent les mêmes lois, font les mêmes actions et prononcent les mêmes discours. Et lorsque Maxime Bernier parle de «corruption morale», il a absolument raison. Le député de Beauce a très bien compris ce qui se passe au Parti Conservateur du Canada. Bien. Maintenant, Monsieur Bernier doit prendre cela et l’amener vers l’action politique. Il ne doit perdre aucune seconde et fonder son parti dès maintenant pour présenter une équipe complète de candidats pour les élections de 2019.

Évidemment, cela ne sera pas facile. Maxime Bernier aura affaire à la même opposition que celle à laquelle Donald Trump a dû faire face. Des deux côtés de la frontière, ce sont les mêmes élites qui s’accaparent les mêmes richesses, défendent les mêmes intérêts, concoctent les mêmes politiques et nous mènent à la ruine. La propagande contre Maxime Bernier est déjà commencée, on l’a vu dans les commentaires qui ont suivi sa conférence de presse. Aussi, j’ai noté que la vidéo de sa conférence est difficile à trouver en français, sur Youtube et même sur Google, alors qu’on la trouve facilement en version anglaise. Cela semble un cas de censure évident, ce qui démontre que Monsieur Bernier devra avoir la couenne dure s’il désire persister dans cette aventure.

Du côté des patriotes québécois et canadiens, c’est une excellente nouvelle. Cela veut dire que, maintenant, nous avons avoir une figure politique que nous pourrons appuyer et soutenir, quelqu’un qui défendra nos intérêts. De façon réaliste, je m’attends pas à ce que Maxime Bernier prenne nécessairement le pouvoir dès 2019, ce serait beaucoup demander. En revanche, son nouveau parti pourrait constituer une force d’opposition aux Libéraux, aux NPD et aux Conservateurs intéressante pour la suite des choses. Il est évident que beaucoup de canadiens, dans toutes les provinces, seront intéressés à soutenir un parti qui est réllement un parti patriote et nationaliste, au lieu de perdre leur temps avec les Conservateurs ou les Bloquistes. Je dois vous avouer en terminant que j’avais l’impression que la paysage politique canadien était complètement bouché et qu’il n’y avait rien à faire. Par cette conférence de presse, Maxime Bernier vient de fracasser le moule rigide qui existait depuis quelques décennies et cela ouvre des possibilités intéressantes pour les patriotes. Enfin, la lumière apparaît au bout du tunnel. L’avenir s’ouvre devant nous. Vous trouverez plus bas le lien pour visionner la vidéo de sa conférence de presse en français, ainsi que la vidéo de la version anglaise de la même conférence et celle de la période de questions qui a suivie. On peut se réjouir ici car ce sont de très bonnes nouvelles pour les patriotes de partout au pays.

Conférence de presse de Maxime Bernier

La politisation de la justice dans le monde: Le cas de la bâtonnière du Québec et autres sujets

N.B.: Je vous ai proposé dernièrement un texte sur les péripéties judiciaires dont fait l’objet la bâtonnière du Québec, Me Lu Chan Khuong. Ce texte était ni très bon ni complet. En d’autres termes, il n’était pas du calibre auquel je vous ai habitué, je pense. Je vous propose donc une version remaniée aujourd’hui, qui lui sera plus satisfaisant et éclairant, je l’espère. Le Barreau du Québec a tenu une réunion extraordinaire dans la soirée du lundi 24 août concernant la suspension de la bâtonnière du Québec, ce qui démontre que cette affaire est très importante pour l’avenir des affaires judiciaires au Québec. L’article doit être compris comme un effort de réflexion sur ce qui se passe dans la sphère de la justice au Québec et ailleurs dans le monde depuis quelques années. Bonne lecture.

Les péripéties judiciaires dont fait l’objet la bâtonnière du Québec, Me Lu Chan Khuong, sont intéressantes à plusieurs égards. Tout d’abord, en passant en revue la fiche wikipédia de Me Khuong, on apprend, si on ne le savait pas déjà, que l’avocate est l’épouse de Marc Bellemare, qui a été Ministre de la Justice de 2003 à 2004 dans le gouvernement libéral de Jean Charest. On se souviendra alors que les allégations de Marc Bellemare quant à un possible trafic d’influence dans le processus de la nomination des juges au Québec avait mené à la création de la Commission Bastarache. Ces allégations avaient mis dans l’embarras le Parti Libéral du Québec, le Premier Ministre Jean Charest et son équipe. Il ne fait nul doute qu’un désaccord existait entre Jean Charest et Marc Bellemare, qui n’est peut-être pas réglé même à l’heure où l’on se parle. Ensuite, Me Khuong est d’origine cambodgienne et, toujours selon sa fiche wikipédia, elle milite pour la reconnaissance du génocide cambodgien perpétré par le régime communiste de Pol Pot. Mais elle milite aussi pour défendre l’idée de l’indépendance des juges, idée qui avait justement été mis à mal avec les dénonciations de son conjoint et les travaux de la Commission Bastarache.

Ici, je précise tout de suite que je ne me prononce pas sur les faits qui sont reprochés à Me Khuong. Je n’étais pas présent dans le magasin au moment de l’incident. Je ne peux donc pas avoir d’opinion. Comme blogueur, mon rôle est de faire de l’analyse et du commentaire politique, pas de juger les gens sur la place publique ni de faire des enquêtes policières à la place de la police. S’il y a eu une faute commise, la police et le Ministère de la justice sont là pour ça. Dans le même sens, je crois que le Barreau devrait avoir la même attitude et attendre les conclusions de l’enquête ou du procès avant de suspendre Me Khuong. Avec l’avènement des médias sociaux, des médias de masse et de la société de divertissement, la tendance aujourd’hui est de glisser rapidement de l’allégation vers l’accusation, vers la mise en accusation, vers le verdict de culpabilité, vers la condamnation et le prononcé de la sentence. On doit se garder de tomber dans ce piège. Aussi, j’insiste sur le fait qu’il est malheureux qu’une fuite dans les médias se soit produite dans cette affaire. Normalement, l’affaire aurait dû rester confidentielle et se régler dans le cadre des procédures judiciaires usuelles. Comme le dossier a été médiatisé, Me Khuong a perdu la présomption d’innocence et un dommage a été fait à sa réputation, dommage qui ne pourra peut-être pas être réparé par la suite.

Est-ce que cela fait l’affaire du Parti Libéral du Québec que ce soit Me Khuong qui occupe ce poste, elle qui vient tout juste de prendre ses fonctions le 11 juin 2015? Ces péripéties arrivent en même temps que le congédiement de deux nominations du Parti Québecois, Nicolas Girard à l’AMT et Sylvain Simard à la SAQ. On peut se demander si le Parti Libéral ne serait pas en train de faire du nettoyage afin de se débarrasser de gens qu’il juge comme étant pas assez représentatifs de sa vision politique. Dans un jugement récent, la Cour supérieure du Québec vient de rejeter une demande qui avait été faite par Me Khuong pour qu’elle réintègre ses fonctions immédiatement. Sa suspension demeure donc effective jusqu’à la fin des procédures. Cela tombe mal pour l’avocate. En effet, une réforme du Code des professions qui était en préparation depuis plusieurs années sera présentée bientôt. Selon le site web du Barreau du Québec, le ou la Ministre de la justice du Québec va déposer cette année une loi omnibus qui « réformera le Code des professions et par le fait même la gouvernance des ordres et certaines de leurs activités clés ». Lors de son discours de passation des pouvoirs comme bâtonnière du Québec, le 11 juin 2015, elle était toute fière de dire qu’elle inaugurait une nouvelle ère pour le Barreau du Québec et que la « nouvelle gouvernance » qui s’annonçait ouvrirait de nouvelles perspectives. De façon générale, en lisant le texte de son discours, on a l’impression que Me Khuong est habité par un désir authentique de faire du Barreau du Québec une grande institution et, en plus, de servir la population et de favoriser une justice réelle et efficace. De toute évidence, elle aura de la difficulté à pouvoir être celle qui pilotera cette nouvelle gouvernance, puisqu’elle est suspendue de ce poste. Connaissant les lenteurs du système judiciaire, son mandat sera malheureusement probablement terminé lorsqu’une décision sera rendue.

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Entrevue de Marc Bellemare au 98,5 FM en appui au Projet de loi C-10

Cette dernière entrevue de Marc Bellemare accordée à Benoit Dutrizac sur les ondes du 98,5 FM vaut le détour. Il donne son appui au Projet de loi C-10, parrainé par le Sénateur Conservateur Pierre-Hughes Boisvenu et explique pourquoi. Selon Jean-Marc Fournier, il y aurait unanimité au Québec contre ce projet de loi. Vraiment? Je ne suis pas sûr. Je connais plein de gens qui appuient les Conservateurs dans leur désir d’imposer des peines plus sévères aux criminels. Soit le milieu social du ministre Jean-Marc Fournier est trop étroit soit il n’écoute que toujours les mêmes personnes. À vous de juger.

Marc Bellemare