L’Occident sous occupation, cinquième chapitre. Le problème de la radicalisation: Lorsque le loup garde la bergerie…

N.B. J’ai d’abord publié ce billet en tant qu’article régulier. Après réflexion, j’ai décidé de l’inclure dans mon texte en développement sur l’occupation de l’Occident. Il complète bien l’ensemble des autres éléments que j’essaie de développer dans cette série. (31 janvier 2015)

Le Lys d'OrUn reportage récent de Radio-Canada concernant notre approche pour lutter contre le terrorisme a attiré mon attention. Je joins le lien en bas de page. Une courte vidéo accompagnant le texte écrit du reportage met en lumière le malaise que plusieurs peuvent ressentir face à cette question. On y voit un policier, nous dit-on, donnant une conférence au Québec à d’autres policiers sur le phénomène de la radicalisation des musulmans et sur les moyens de détecter ceux qui peuvent s’inscrire dans cette mouvance. Or, le policier donnant la conférence est visiblement originaire du Moyen-Orient. Vous me direz peut-être que l’origine ethnique d’un conférencier n’a rien à voir avec le sujet dont il est question. En ce qui touche la charia, l’islamisme, le djihad ou la radicalisation, peu importe comment on appelle ce phénomène, je crois que cela a une grande importance. Car il y a plusieurs personnes au Canada et aux États-Unis, qui sont des nationaux, des de souche, dont les ancêtres sont ici depuis plusieurs générations, qui peuvent faire ce travail sûrement tout aussi bien que le conférencier que l’on nous montre ici (qui n’est pas nommé en passant). Je n’enlève rien à la compétence de ce dernier cela dit. Mon point est qu’il y a un manque flagrant de reconnaissance envers les forces vives de la communauté patriote québécoise, canadienne et américaine. Au lieu de faire appel à des gens d’origine arabo-musulmane pour expliquer aux policiers en quoi consiste le phénomène de la radicalisation, les forces policières pourraient donner l’opportunité à des Québécois comme par exemple l’éditeur du site Poste de veille ou encore à Marc Lebuis du site Pointdebasculecanada. Au Canada-Anglais, des gens comme Tarek Fatah et Salim Mansur, qui sont musulmans, pourraient s’acquitter de cette tâche aussi, puisque leur respect des valeurs séculières, humanistes et occidentales n’est plus à démontrer. En Europe, le blogueur vidéo Aldo Sterone, un Algérien arabo-musulman, est une excellente référence pour comprendre le phénomène de l’islamisme de l’intérieur des sociétés qui le produisent. Aux États-Unis, quelqu’un comme Stephen Coughlin a fait un travail remarquable sur le Coran et l’idéologie islamiste. Après quelques temps passés au Pentagone à faire exactement cela, il a été mis de côté parce que l’on jugeait ses opinions non conformes avec l’agenda politique du gouvernement. Andrew Bostom est aussi quelqu’un ayant les compétences pour faire un tel travail. Je me dois également de mentionner le travail remarquable de l’écrivaine et critique de la politique américaine Diana West. Ses efforts pour identifier les résurgences de la pensée communiste aujourd’hui, se manifestant sous la forme de l’islamisme, ont produit un livre absolument exceptionnel intitulé American Betrayal, qui est une lecture obligée pour nos leaders publics. J’ai bien peur que peu d’entre eux ne l’ont lu cependant. Et ce ne sont ici que quelques exemples.

En passant, je profite de l’occasion pour mentionner l’existence d’un document complet et détaillé sur l’infiltration de nos sociétés occidentales par les Frères Musulmans, réalisé par le Center for Security Policy. On peut retrouver leur excellent travail, une présentation vidéo en dix chapitres ici, en suivant ce lien: The Muslim Brotherhood in America. Auparavant, ils avaient réalisé un document tout aussi étoffé sur l’implantation de la charia en Amérique du Nord: Shariah: The Threat to America.

En définitive, curieusement, les forces policières dans le monde occidental ont la manie de ne pas faire confiance aux locaux du coin. Ils préfèrent s’en remettre à des étrangers dont on ne connaît ni les allégeances ni les convictions ni le passé. Ils ont tendance aussi à ne pas tenir compte de la religion elle-même dans le processus pour n’arrêter leur regard que sur les comportements. C’est pourquoi je considère qu’une telle attitude ne peut mener qu’à la ruine de nos sociétés puisque, en quelque sorte, on remet les clés de la ville à nos ennemis. Et ce genre de dérive n’a pas lieu qu’au Canada mais dans plusieurs endroits dans le monde également. Dans les conditions actuelles, la stratégie policière sera un échec complet. Il ne ne faut pas être un spécialiste pour le comprendre. Cette manie à essayer à tout prix de plaire à nos ennemis pour atteindre je ne sais quel objectif stratégique rappelle à la mémoire, malheureusement, certaines scènes du célèbre film Casablanca dans lequel on pouvait voir le chef des forces nazies, le major Strasser, s’amuser comme larrons en foire avec le chef de la police locale, le capitaine Renault. L’intrigue du film se passe au Maroc lors de l’occupation du pays par le régime de Vichy. Les implications d’une telle proximité avec des puissances ennemies ne sont plus à démontrer. Il y a péril en la demeure. Ce qui est fondamental à comprendre ici est que nos élites ne peuvent comprendre que le problème de l’islamisme ne pose pas qu’en termes de terrorisme. Celui-ci n’est qu’un tout petit aspect du problème. En fait, les dommages matériels qu’une société peut subir en raison du terrorisme sont bien inférieurs en conséquences aux dommages psychologiques et spirituels causés par l’infiltration de nos institutions par les forces islamistes. Les dommages immatériels sont irréparables. Lors d’un texte précédent, j’ai eu l’occasion déjà de préciser ces notions. Alors, quand allons-nous finir par comprendre le danger qui nous guette? « I’m so shocked, shocked… » Suite au reportage de Radio-Canada, je joins une entrevue que Tarek Fatah a accordée au réseau SunNews en décembre 2013. Il nous informait alors qu’un imam radical de la région de Toronto, du nom de Said Rageah, occupait le poste, croyez-le ou non, de conseiller pour la GRC sur les questions religieuses. C’est là qu’on est rendu…

Radicalisation : comment traquer un ennemi indéfinissable?

Restez branchés sur lys-dor.com pour le sixième chapitre. Pour accéder aux chapitres précédents, veuillez visiter les liens suivants:

L’Occident sous occupation, quatrième chapitre: Le voyage sur la lune et la dégénérescence de la civilisation

L’Occident sous occupation, troisième chapitre: La véritable nature du djihad islamique

L’Occident sous occupation, deuxième chapitre. Pour en finir avec la Guerre Anglo-Afghane: L’union des peuples civilisateurs

L’Occident sous occupation, premier chapitre: Le renversement du rideau de fer et la nouvelle servitude

Quelques réflexions sur les attentats de Saint-Jean-sur-Richelieu et d’Ottawa

Le Lys d'OrJe vais tenter dans cet article d’aller un peu plus loin que le traitement en surface auquel on a eu droit cette semaine en regard des actes terroristes perpétrés à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa. Dans l’ordre donc, on a eu droit à un assaut sur deux membres de l’Armée canadienne, d’abord lundi le 20 octobre par un dénommé Martin Couture-Rouleau avec une voiture utilisée comme arme et faisant un mort, et ensuite une entrée en force au Parlement d’Ottawa par un dénommé Michael Zehaf-Bibeau avec une arme à feu mercredi le 22 octobre, faisant également un mort, encore là un soldat de l’Armée canadienne. D’autres incidents ont eu lieu au pays impliquant des armes à feu à Halifax le lendemain jeudi le 23 octobre. Un assaut à la hache s’est produit à New York la même journée du 23 octobre, tandis que la veille un assaut avec une voiture s’était produit à Jérusalem faisant une jeune victime de 22 ans. Bref, la semaine a été ponctuée de plusieurs attentats de nature djihadiste, auxquels on s’attendait puisque le Canada est impliqué dans la lutte contre l’État islamique.

La toute première chose que j’aimerais signaler et qui m’agace profondément, est la dérive évidente qui a affecté la couverture médiatique des deux incidents, surtout pour ce qui est de l’attaque sur le Parlement. Un pattern s’est développé au cours des quelques décennies qui ont vu naître ce qu’on appelle le terrorisme. C’est que, dans les minutes et les quelques heures qui suivent une tragédie de la sorte, les médias rapportent en général la participation de plusieurs tireurs ou complices, de plusieurs véhicules, etc. Ensuite, le lendemain et dans les jours qui suivent, la version des événements change pour finir toujours de la même façon: le tireur était seul, c’était un loup solitaire, il ne faisait pas parti d’un réseau ou d’une organisation. Et là, on assiste à un déluge d’insultes et de quolibets envers le fameux «loup»: c’était un fou, un malade mental, quelqu’un qui avait des problèmes, des difficultés, qui se droguait, etc. Dans le cas de l’incident d’Ottawa, on rapportait effectivement des coups de feu tirés à partir d’au moins trois endroits différents. Les médias faisaient état d’un incident dans un centre d’achat, le Centre Rideau, mais les rapports subséquents de la police ont démenti cette information. Le reportage médiatique au lendemain de la tuerie n’a fait état que d’un seul incident, en considérant que la fusillade au Cénotaphe et celle du Parlement ne font parti que d’un seul événement, alors que l’on parlait de trois événements au départ et donc de plusieurs complices à Zehaf-Bibeau. Mais les complices se sont évanouis dans l’air médiatique, ils sont tombé dans un trou de mémoire et l’histoire ne retiendra que l’identité du Québécois-Libyen. On a assisté à ce pattern-là à des dizaines de reprises. L’attentat à la bombe d’Oklahoma est bon exemple illustrant que la théorie du loup solitaire ne tient pas la route. Mais encore une fois, on nous la sert.

La deuxième chose qui me frappe, c’est qu’il semble de bon ton et pratique en Amérique du Nord de fabriquer des criminels ou des terroristes avec un nom canadien-français. Ça fait plaisir au Canada-Anglais de se dire que quand quelque chose ne va pas au Canada, c’est toujours la faute des Québécois ou des Canadiens-français. De toute évidence, les historiographes rhodésiens du Canada-Anglais ne retiendront pas que Martin Rouleau s’était converti à l’islam et que Michael Zetaf-Bibeau était Libyen d’origine. Non. Ils ne retiendront que le fait qu’ils étaient «Québécois» tous les deux et qu’ils se sont attaqués au Canada. Or, ce sont justement les Canadiens-Français qui sont morts sur les champs de bataille, qui ont servi de chair à canon pour défendre un pays qui les méprisait parfois. D’entendre des Canadiens-Anglais dégobiller sur les Québécois alors que nos ancêtres sont morts pour eux laisse un goût amer. Cela ne prendra pas tellement longtemps, suite à ces deux attentats, pour que l’on commence à dire au Canada-Anglais que l’on est pas surpris au fond de ces attaques terroristes puisque, de toute façon, les Québécois ne sont qu’une bande de racistes et de xénophobes. C’est probablement avec un soupir de soulagement que l’on a appris, au Canada-Anglais, les noms à consonance francophone des terroristes de Saint-Jean-sur-Richelieu et d’Ottawa. Quelle horreur dans les provinces de l’Ouest et en Ontario s’ils s’étaient appelés, par exemple, Robertson et Smith! Comme ce sont des «Québécois», on dormira sur nos deux oreilles. Il est clair que ces attentats seront irrémédiablement récupérés pour exprimer de la haine envers le Québec. Cette haine avait déjà commencé à s’exprimer dans le cadre du débat sur la fameuse Charte des Valeurs du Parti Québécois. Les islamistes ne s’étaient pas gênés pour le faire, sur internet et ailleurs. D’ailleurs, fait intéressant, on dit que la mère de Michael Zehaf-Bibeau travaillerait à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada. Certaines personnes ne manqueront pas de faire le lien entre la Charte des Valeurs du Québec, l’attentat d’Ottawa et le fait que la mère de Zehaf-Bibeau travaille à cette commission. Ils en profiteront pour dire que les Québécois n’aiment pas les immigrants de toute façon et qu’ils sont prêts à recourir au terrorisme pour s’en débarrasser. N’oublions pas non plus ici l’attentat perpétré le 4 juin 2014 à Moncton, au Nouveau-Brunswick, lors duquel un dénommé Justin Bourque (encore une fois un terroriste avec un nom francophone) habillé en tenue militaire, a tué trois policiers de la GRC, qui se trouve à être la police fédérale canadienne. L’attentat au Parlement d’Ottawa et celui de Moncton semblent obéir à la même logique puisque ce sont les mêmes symboles et représentations qui sont mis en scène.

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La guerre secrète contre l’indépendance du Québec

Cet excellent documentaire nous présente la guerre secrète que mène le gouvernement fédéral contre l’idée de la souveraineté du Québec. Le Premier Ministre du Canada à l’époque des années du Front de Libération du Québec, Pierre Elliott Trudeau, avait alors mandaté la Gendarmerie Royale du Canada de « faire ce qu’il faut » pour neutraliser le mouvement indépendantiste, ce qui avait mené à toutes sortes d’abus tels manipulations, provocations, cambriolages, incendies criminels, attentats à la bombe, conspirations, etc. Parmi les faits saillants présentés dans ce document, mentionnons le rôle joué par l’agent d’infiltration Carole Devault au sein du FLQ, l’Opération Ham visant à voler la liste des membres du Parti Québécois, le rôle joué par l’agent double Claude Morin au sein du Parti Québécois, etc. Au fond, la question fondamentale demeure celle-ci: Jusqu’où le gouvernement fédéral canadien est-il prêt à aller pour nuire au Québec et aux Québécois? Je vous offre également un documentaire sur le groupe d’extrême-gauche américain The Weather Underground, qui a fait rage à la même époque que le FLQ, et qui présente incidemment beaucoup de similarités avec celui-ci, ainsi qu’une dynamique interne tout à fait semblable.

Michel Juneau-Katsuya et Charles-Philippe David commentent le complot terroriste déjoué contre un train de Via Rail au Canada

L’analyse de Michel Juneau-Katsuya commence vers 3:55, alors que celle de Charles-Philippe David débute vers 10:30. Le travail des forces policières et de sécurité est à souligner ici. Toutes nos félicitations.

Complot déjoué au Canada

La perquisition de la SQ chez Éric-Yvan Lemay: Les conséquences du 11 septembre viennent d’arriver au Québec

Des enquêteurs de la SQ ont effectué une perquisition chez le journaliste Éric-Yvan Lemay du Journal de Montréal à 6h45 jeudi matin le 15 mars. La SQ reproche à Lemay d’avoir photographié et publié le contenu de dossiers médicaux contenant des renseignements identifiants. Elle fait donc enquête pour déterminer si Lemay, par hasard, ne se livrerait pas à du trafic de renseignements. C’est la raison officielle qui est invoquée pour justifier l’opération. Plusieurs ont décrié cette perquisition comme étant une atteinte à la liberté de presse et une dérive inadmissible dans une société démocratique. Des membres de Quebecor, de la FPJQ et du Parti Québécois ont tous abondé en ce sens. En tous cas, cette perquisition pose certainement le problème du comportement du gouvernement Charest, lui qui en a eu plein les bras depuis deux ans avec le dossier de la corruption présenté par la presse québécoise. Et elle pose également le problème de l’agenda politique de la SQ elle-même. Parmi les questions que je me pose, il y a celles-ci: Qui a pris la décision de faire une perquisition chez Lemay? Sur quels motifs se base-t-on pour prétendre que ce dernier se livrerait à du trafic de renseignements identifiants, lui qui est journaliste médical? Pourquoi faire une perquisition à son domicile pour commencer, puisque la SQ pouvait aller le rencontrer au Journal de Montréal? Et pourquoi se rendre chez lui à 6h45 du matin, si ce n’est dans le but de l’intimider et de terroriser ses enfants?

Cette « perquisition » selon moi, pour être comprise, doit être replacée dans le contexte de la dégringolade démocratique et idéologique qui a suivi le 11 septembre 2001. Cet événement a définitivement secoué le monde libre, avec le résultat que nos sociétés ont perdu leurs repères. Elle est le reflet que, petit à petit, nos sociétés dite « démocratiques » le sont de moins en moins, en fait. Et ainsi, on en vient à se demander qui seront les prochains « élus » de cette nouvelle inquisition. Les Daniel Leblanc, Alain Gravel et autres grands reporters québécois, eux qui sont déjà si peu nombreux, seront-ils les suivants à être inquiétés par la police, que ce soit la police municipale, provinciale ou fédérale? Dans un reportage précédent, je vous ai présenté le cas des opérations « Mr Big » de la GRC, qui sont sûrement bien adéquates dans des pays de dictature ou totalitaires, mais qui ne le sont pas en démocratie. Cet événement malheureux risque de créer un précédent qui justifiera dans le futur d’autres atteintes à la liberté d’expression et de la presse, de journalistes, de blogueurs, d’écrivains, de chercheurs, de sociologues, etc. Moi qui croyais que le Québec réussirait à éviter de sombrer dans le fascisme, contrairement aux États-Unis et à l’Europe, décidément, j’étais bien naïf. On vient de rentrer en plein dedans. Je vous propose une entrevue avec Danny Doucet, rédacteur en chef du Journal de Montréal.

Danny Doucet du Journal de Montréal

Fethullah Gulen nous invite à souper: L’analyse de Marc Lebuis et de Louise Mailloux

(J’ai apporté, en date du 22-02-2012, certaines corrections et ajouté des liens et références supplémentaires à cet article depuis la publication originale.)

En janvier dernier a eu lieu à Montréal le « Souper Annuel du Dialogue et de l’Amitié » où l’on pouvait retrouver des personnalités du monde universitaire, politique et des médias québécois. Or, le souper en question mettait à l’honneur l’organisation de Fethullah Gulen, que bien peu de gens présents semblaient connaître en réalité. J’ai déjà eu l’occasion de présenter le personnage de Fethullah Gulen et son oeuvre dans un article précédent. Pour résumer rapidement l’affaire, Fethullah Gulen est un islamiste turc qui tente de recréer l’Empire Ottoman des siècles passés, lequel, comme on le sait, était sous le contrôle de la Turquie. Pour ce faire, il a construit un vaste réseau d’infiltration très puissant qui lui a permis de prendre le contrôle d’une bonne partie du gouvernement turc, de la police et des médias. Toujours dans l’article précédent, vous retrouvez des entrevues et des liens où vous pourrez apprendre, entre autres, que Gulen, en plus de ses activités islamistes, semble avoir des liens avec la CIA. Aussi, les fameuses écoles qu’il a fondées, les madrasas, se retrouvent un peu partout dans le monde et elles servent de lieu de formation et d’embrigadement idéologique. Aux États-Unis, on parle plutôt d’ « écoles à charte ».

Ce qui est troublant ici, et Marc Lebuis et Louise Mailloux y font référence, c’est le degré de naïveté, de légèreté, d’insouciance, d’irresponsabilité avec lequel les élus, chercheurs universitaires et autres invités québécois ont accepté de participer à cet événement. Selon Benoît Dutrizac, la police de Montréal y avait également un représentant. Durant son entrevue, Marc Lebuis du site Pointdebascule.ca illustre le côté conflictuel et dangereux de ce genre de situations en rappelant la controverse qui avait entouré un programme mis en place par la GRC, l’unité d’approche communautaire. Lors de sa création, il visait à rapprocher la GRC des communautés culturelles, ethniques et religieuses dans un monde post-11 septembre. Or, les rencontres organisées dans le cadre de ce programme ont mis en présence des agents de la GRC avec des membres de groupes radicaux, ce qui avait fait réagir le ministre Vic Toews en 2010 de façon assez cinglante. Il ne fait plus aucun doute que les islamistes de tout acabit cherchent à acheter de l’influence en Amérique et en Europe et Fethullah Gulen n’en est qu’un parmi tant d’autres. Le plus effrayant dans cette histoire, c’est que l’on en vient à se demander jusqu’à quel point certains islamistes, Frères musulmans ou Cheiks du pétrole n’ont tout simplement pas acheté, littéralement, des élus locaux et des membres des services policiers et de renseignement, ainsi que des chercheurs universitaires, les uns pour qu’ils ferment les yeux sur leurs agissements, les autres pour qu’ils puissent donner une caution morale et intellectuelle à leur propagande. Louise Mailloux à raison: Les peuples occidentaux sont actuellement en train d’être reprogrammés pour accepter l’islam, avec les conséquence terribles que cela entraînera. Dans ce contexte, on peut s’attendre à ce que la liberté d’expression et la démocratie comme telles n’existent plus dans quelques décennies. C’est à nous d’agir maintenant si l’on ne veut pas que ce futur cauchemardesque s’abatte sur nous. Voici les deux entrevues, de Marc Lebuis et de Louise Mailloux.

Marc Lebuis analyse Fethullah Gulen

Louise Mailloux sur Fethullah Gulen

L’affaire Desjardins-Montagna: La preuve retenue par le tribunal en raison de la sécurité nationale?

Raynald Desjardins, ancien bras droit du parrain Vito Rizzuto, est accusé du meurtre de Salvatore Montagna, un ancien dirigeant par intérim de la famille mafieuse new-yorkaise des Bonanno, survenu le 24 novembre dernier à Charlemagne. Desjardins avait été la cible d’un attentat raté le 16 septembre dernier, à Laval. Suite au meurtre de Montagna, un « contrat » aurait été mis sur la tête de Desjardins. Le début des procédures pour meurtre intentées contre Desjardins se sont donc fait sous haute surveillance. Or, ce qui est particulier dans ce dossier, c’est que le tribunal refuse de divulguer toutes les preuves qui ont servi à inculper Desjardins, à la defense. Seules des considérations de sécurité nationale, de terrorisme ou de possibles atteintes à la vie de personnes peuvent justifier la retenue de ces preuves. En effet, il appert que la police aurait réussi à décoder le protocole de communication crypté développé par la compagnie RIM, fabriquant le Blackberry. Me Claude Olivier, un des avocats de la défense, se dit surpris que la GRC puisse être en mesure de déchiffrer ces communications puisque, dit-il, « le FBI n’est pas capable de le faire ». Certaines questions se posent donc, à savoir si, par hasard, RIM n’aurait pas collaboré avec la police en partageant des renseignements. Aussi, on est droit de se demander quelle pouvait bien être la nature des conversations qui ont eu lieu.

En dernier ressort, la vraie raison qui doit bien motiver la retenue par le tribunal de ces preuves envoyées et enregistrées par les appareils Blackberry demeure probablement l’avantage technologique. En effet, pour que la police et les services de renseignements puissent détecter et désamorcer des attentats en préparation ou autres crimes majeurs, ils doivent avoir une « coche » d’avance sur ceux qui voudraient utiliser la technologie pour leurs fins personnelles et ainsi causer du tort à la collectivité. On ne saura jamais probablement ce qu’il y avait dans ces messages mais je me dis que notre ignorance vaut bien mieux que des groupes islamistes, terroristes, nazis, d’extrême-gauche, d’extrême-droite et autres totalitaires puissent prendre connaissance de la façon de déchiffrer le code crypté de RIM. Je vous propose une courte entrevue avec Me Claude Olivier sur les ondes de l’émission de Paul Arcand du 98,5 FM, ainsi que quelques articles faisant le tour des faits principaux.

Me Claude Olivier

Meurtre de Salvatore Montagna

Raynald Desjardins accusé de meurtre

Desjardins sauvé par les policiers

Le reportage de l’émission Enquête sur les opérations Mr Big: À mi-chemin entre les techniques policières et les opérations clandestines

Ce reportage de l’émission Enquête de Radio-Canada sur les opérations policières de type « Mr Big » laisse un goût amer. On aurait pensé, dans un pays comme le Canada où supposément la démocratie libérale se porte bien, que ce genre de tactiques ou de méthodes policières sont utilisées plutôt rarement. Eh bien, non. Il semblerait qu’elles soient fréquentes. Les deux cas présentés dans le reportage, celui d’Alain Perreault, et celui de Sebastian Burns et Atif Rafay, nous montrent comment certains corps policiers canadiens utilisent ces techniques pour pouvoir incriminer des suspects dans des dossiers où les preuves sont difficiles à obtenir. Ils « vont à la pêche », autrement dit, et cela leur permet presque toujours non seulement de porter des accusations mais aussi d’obtenir des condamnations. Dans le dossier de Sebastian Burns et Atif Rafay, vous aurez l’occasion de voir mon collègue Daniel Laprès, qui a suivi le dossier de près, sans jeu de mots, pendant plusieurs années.

En gros, je dirais que ce genre de techniques me semble dépasser largement le cadre du mandat des forces policières, qui est celui d’accumuler des preuves concernant des crimes qui ont été commis, pour ensuite procéder en cour lorsque le procureur estime qu’il y a suffisamment de matériel pour accuser quelqu’un. Avec les opérations de type « Mr Big », on se retrouve dans un monde où les opérations policières normales côtoient l’univers lugubre des opérations clandestines des services de renseignement et le monde du crime. Cela nous rappelle à tous, peu importe qui nous sommes, en ces temps de descente dans les bas-fonds du fascisme, que personne n’est désormais plus en sécurité. Avant, il suffisait à un individu de payer ses impôts, de ne pas commettre de crime, de travailler, de ne pas emmerder ses voisins, pour avoir la paix et ne pas avoir d’ennuis. Mais plus maintenant. Ceux qui dirigent la société, avec tous leurs sbires et collabos, peuvent décider, n’importe quand, au moment où cela fait leur affaire, de monter une opération contre quelqu’un pour le foutre en prison. Plus personne n’est en sécurité et ça, ce n’est pas la faute à ben Laden. Le problème se situe plutôt entre les deux oreilles de nos élites politiques et économiques. Mais à quoi bon suivre et obéir à toutes ces lois si l’on peut se faire « framer » à tout moment par des scénarios de cinéma? Lire la suite