Entrevue avec Richard Wolff à propos du crash économique immiment

Richard Wolff est un économiste marxien (et non pas marxiste). Il analyse ici la situation économique actuelle aux États-Unis. Il prédit un crash retentissant en raison du confinement et des millions de pertes d’emplois. La grille d’analyse du professeur Wolff est décidément gauchiste, mais néanmoins, il apporte un point de vue intéressant sur la crise actuelle. Par exemple, il note que le mouvement ouvrier est resté complètement silencieux au moment où des millions de travailleurs ont été mis à pied, ce qui ne fait aucun sens et est totalement inacceptable. À voir.

L’Occident sous occupation, dixième chapitre: La Covid-19, la remise à zéro économique, l’entraînement pavlovien, le délire sectaire, le crime contre l’humanité et le 5G…

Le Covid-19 est un spectacle son et lumière, un jeu de miroirs et de fumée par lequel l’économie mondiale vit une remise à zéro. L’accumulation de la dette publique des états, additionnée à celles des entreprises et des ménages, nous amène à ce cul-de-sac que nos élites appellent le «Covid-19». Les dettes cumulées sont absolument insurmontables. Ni les états, ni la plupart des entreprises vont réussir à rembourser leurs dettes. Les ménages, avec la croissance continuelle des coûts des nécessités quotidiennes, n’y arriveront pas non plus pour la majorité. Avec un peu de chance, peut-être arriveront-ils à rembourser leur prêt engagé sur une automobile ou sur une maison, au bout de plusieurs années. Mais pour ce qui est des cartes de crédit, oubliez ça. Les cartes de crédit compensent le manque à gagner causé par la stagnation des salaires que nous expérimentons depuis que la Chine a pris son essor sur le plan économique. Les entreprises, séduites par la main-d’oeuvre à bon marché disponible à l’infini à l’étranger, se sont laissé tenter soit par la délocalisation de leurs installations, soit par l’importation de la main-d’oeuvre à travers le processus d’immigration et du statut de réfugié.

Malheureusement, ces mesures palliatives prises pour contrecarrer et reprendre de la compétitivité face à la Chine n’ont fait que creuser davantage la tombe économique occidentale. Les états occidentaux, ayant moins de recettes fiscales et globalement moins d’activité économique suite à la délocalisation de leurs entreprises, s’enfoncent encore plus. La solution qui leur vient alors à l’esprit, pour se sortir du pétrin, est la même que d’habitude: emprunter. Cette nouvelle dette s’additionnant à l’ancienne ouvre la porte à la faillite technique de l’état, puisque celui-ci devient incapable de rembourser. Ce phénomène a aussi été exacerbé au cours des ans par la dislocation des monnaies de l’étalon-or, ce qui a favorisé l’utilisation de la planche-à-billets à tous les prétextes et ce qui a rendu les politiciens irresponsables au niveau budgétaire.

C’est ici que nous en sommes avec la «Covid-19». L’accumulation des dettes est telle qu’une remise à zéro est nécessaire. Cette nouvelle maladie sert donc de prétexte maintenant pour se livrer à cet exercice. Évidemment, on serait naïf de croire ici que tous vont y gagner. C’est plutôt le contraire. La plupart vont y perdre, sauf ceux qui sont en haut de la pyramide. C’est pour cette raison que vous avez vu que dans beaucoup de pays les PME (petites et moyennes entreprises) ont dû fermer leurs portes sur décret du gouvernement, alors que les grandes surfaces ont continué à opérer. Subtilement, cela a permis à ces grandes surfaces, souvent américaines, de s’accaparer les parts de marché des PME, que celles-ci ne retrouveront jamais probablement. C’est du vol pur et simple mais en veston et cravates. Ceux qui se trouvent en haut de la pyramide ont décidé que les multinationales dans lesquelles ils avaient des intérêts continueraient à opérer durant la pandémie. Que voulez-vous, le Coronavirus ne se répand pas chez Walmart, Costco, Home Hardware, Best Buy ou McDonalds. Mais il se répand très très vite dans une petite entreprise qui a un local de 100 pieds carrés. Que voulez-vous, c’est comme ça.

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Pierre Jovanovic commente les nouvelles économiques des derniers mois

Pierre Jovanovic sur la Deutsch Bank, sur TVLibertés

Pierre Jovanovic fait le point sur la loi du 3 janvier 1973

Le 20 mars a eu lieu à BFM-TV un débat sur le mouvement des Gilets Jaunes et sur les solutions à apporter pour sortir de la crise. Seulement six partis politiques ont été retenus pour y participer. De façon absolument scandaleuse, François Asselineau, président de l’UPR, n’a pas été invité. Compte tenu qu’il a été celui qui a supporté le plus vivement et fortement les Gilets Jaunes et leurs revendications, cela donnait le ton pour un exercice qui s’annonçait bidouillé d’avance. Néamoins, la soirée a donné lieu à de bons échanges sur différents aspects de la question. Dans l’ensemble, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont été les plus pertinents alors que les représentants des quatre autres partis ont passé leur temps à tourner autour du pot et à baratiner.

Or, dans ce contexte, il est impératif d’aller au fond des choses et d’identifier le problème. Cette revue de presse avec Pierre Jovanovic présentée sur TV-Libertés identifie la cause des déboires financiers de la France: La loi du 3 janvier 1973, promue par Valéry Giscard d’Estaing, qui obligeait dès lors la France à aller emprunter sur les marchés financiers au lieu d’emprunter à la Banque de France. Avant 1973, lorsque l’état français empruntait à la Banque de France, cela faisait en sorte que l’argent restait à l’intérieur du pays, même s’il y avait de l’intérêt à payer sur l’emprunt. Depuis 1973, lorsque l’état français fait un emprunt à l’étranger et que vient le temps de faire un paiement sur cette dette, cela implique nécessairement que l’argent sorte du pays pour être déposé dans une banque étrangère. Autrement dit, ce sont des sommes d’argent qui quittent le pays et qui ne reviendront jamais, qui ne seront jamais réinvesties en France. Jovanovic évalue à des centaines de milliards, à des trilliards de dollars, le montant des intérêts qui ont été versés à ce jour à des banques étrangères. C’est pourquoi les responsables politiques peuvent bien dire ce qu’ils veulent sur les plateaux de télévision, tant que cette loi du 3 janvier 1973 ne sera pas abolie les déboires financiers de la France vont continuer, sans parler des problèmes déjà considérables causés par l’adoption de l’Euro. Il est à espérer que le seul parti politique qui propose le Frexit et l’abandon de l’Euro, l’Union Populaire Républicaine, mette également la supression de cette loi à son agenda. Sinon, la longue agonie de la France va se poursuivre, peu importe ceux qui seront au pouvoir.

Jovanovic mentionne également un autre phénomène financier crucial qui s’est déroulé à la même époque, à savoir la décision du Président Nixon de mettre fin à la convertibilité du dollar en or ou ce qu’on appelle l’étalon-or, le 15 août 1971. Il est évident que l’adoption de la loi du 3 janvier 1973 découle directement de l’abandon de l’étalon-or et de la fin des Accords de Bretton Woods. Comme le dollar américain n’est plus adossé sur l’or, il n’y a plus de limite à la planche à billets. Les banques américaines peuvent acheter la planète entière, ce qu’elles font très bien. Ainsi, la fin de l’étalon-or a laissé le champ libre pour l’envahissement de l’économie par la planche à billets et par les pétro-dollars. Conclu le 14 février 1945 suite à une rencontre entre Roosevelt et le roi Ibn Saud d’Arabie Saoudite, à bord du navire le Quincy, le Pacte du Quincy créait ce que nous appelons aujourd’hui les pétro-dollars, ce qui devait à terme nous amener le problème du terrorisme islamiste avec ce que tout cela implique. Pour ceux désirant commencer à étudier cet aspect de la question, veuillez revoir cette entrevue avec Richard Labévière publiée dernièrement.

Pierre Jovanovic: Les ressemblances entre l’Europe d’aujourd’hui et la République de Weimar

Dans cet entretien, Pierre Jovanovic présente son nouvel ouvrage intitulé Adolf Hitler ou la revanche de la planche-à-billets. Il y développe l’idée, qui devrait être évidente pour tout le monde mais qui ne l’est pas, malheureusement, que c’est l’effondrement de la monnaie allemande qui a amené Hitler au pouvoir. L’histoire officielle passe rapidement sur l’effondrement de la monnaie et de l’économie allemandes pour s’acharner presque exclusivement sur l’antisémitisme du régime nazi. On nous répète sans cesse que c’est l’antisémitisme virulent d’Hitler qui lui a permis de prendre le pouvoir. Cependant, un examen sérieux permet de douter de cette thèse. Quand on analyse les causes des guerres, de toutes les guerres, on se rend rapidement compte que ce sont toujours des considérations matérielles et économiques qui en sont le moteur. Après, les belligérants trouvent des raisons morales, religieuses et politiques pour les justifier. Si la République de Weimar avait continué de progresser sur le plan économique, Hitler serait resté dans son coin à détester les Juifs et rien ne serait arrivé. On ne connaîtrait même pas son nom aujourd’hui. L’argent est le nerf de la guerre. C’était vrai au temps de Cicéron, ce l’est encore de nos jours. Or, les Européens et les Nord-Américains sont en train de répéter les mêmes erreurs que celles qui ont été commises par la République de Weimar. Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, on peut avoir des craintes sérieuses sur l’avenir du système financier. C’est tout ce contexte politico-économique, riche et complexe, que Jovanovic analyse ici dans ce livre qu’il nous présente sur les ondes de TV Libertés.

Revue de presse économique avec Pierre Jovanovic

Cette vidéo date de plus d’un mois déjà mais elle est toujours d’actualité, alors que les problèmes économiques structuraux s’accentuent à l’échelle mondiale.