Interview with Harold Rhode about Iran after the death of Soleimani, on SFR

Deux épisodes de l’émission For The Record sur le conflit en Syrie

L’animateur radio Dave Emory de For The Record regarde ici de près le conflit en Syrie. Dans la première émission, il focalise son attention sur le rôle joué par des alliés de l’Occident, le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie dans le conflit, ainsi sur des complicités occidentales, notamment l’OTAN, le renseignement occidental et les États-Unis, qui aident activement la formation, le financement et l’armement des rebelles. Il déboulonne ainsi le mythe des « modérés » qui se battraient pour nous contre le régime syrien. Dans la deuxième émission, Emory analyse la neutralisation de l’avion militaire russe Su-24 comme une provocation délibérée, suite à une embuscade. Cet événement s’ajoute à une longue liste de faits nous portant à croire que le monde est en train, tranquillement, de basculer vers la Troisième Guerre Mondiale.

FTR #880 The ISIS File: The Myth of the Moderates

FTR #881 Turkey Shoot: Sleepwalking into World War III

Réaction de François Asselineau au traitement médiatique et politique des attentats du 13 novembre 2015

Notamment, vous pourrez entendre cette réaction lors des huit premières minutes de cette entrevue.

Entrevue avec Elizabeth Gould et Paul Fitzgerald pour l’émission For The Record sur la guerre en Afghanistan

Elizabeth Gould et Paul Fitzgerald sont des chercheurs et journalistes de haut niveau, comme il ne s’en fait plus. Leurs recherches et leur travail de terrain leur ont permis de mettre en lumière l’histoire réelle de la guerre en Afghanistan, au-delà de la propagande officielle. Entre autres éléments à prêter attention, le rôle joué par les conseillers politiques Zbigniew Brzeziński et Henry Kissinger dans la création de la politique étrangère américaine pour l’Afghanistan et le Moyen-Orient en général est à regarder de près. Aussi, la question du Syndrome de Stress Post-Traumatique, brièvement abordée durant cette entrevue accordée à l’animateur Dave Emory, me semble capitale. En effet, c’est un phénomène nouveau qui illustre de façon étonnante la déconnexion existant entre les politiques décidées par nos élites et le ressenti et l’expérience des populations et des soldats qui les subissent.

Elizabeth Gould et Paul Fitzgerald sur For The Record

Entrevue avec le Général Didier Tauzin sur TVLibertés

Le Général Tauzin présente ici les grandes lignes de son livre intitulé Rwanda. Entre autres éléments importants, il revient sur l’Opération Virunga de 1993 au Rwanda, communément appelée « Chimère » par la presse. À ce moment-là, la France est en période d’élections, entre les deux tours. Tauzin décrit comment, après le résultat du deuxième tour, Édouard Balladur et Alain Juppé ont décidé de mettre un terme à l’opération qui s’était déroulée pourtant à merveille jusque-là. Malheureusement, la cessation de l’opération devait mettre la table pour ce qui allait suivre, i.e. le génocide, puisque la situation demeurait instable et dangereuse malgré le recul du Front Patriotique Rwandais. Il nous entretient également sur l’action des Peace Corps américains en Afrique. À ce sujet, il raconte une anecdote où l’on voit une représentante de cette agence gouvernementale américaine systématiquement refuser de parler français aux locaux auxquels elle s’adressait pour leur parler dans un dialecte local quelconque. Cela fait dire au Général Tauzin que les Américains passent leur temps à dénigrer la France, ce qui est corroboré par les Africains eux-mêmes sur le terrain. Il affirme aussi que Sarkozy n’a pas réagi à la désinformation accusant la France dans le génocide rwandais qui avait été publiée par Paul Kagamé sur internet. À ce sujet, le Général cite le livre de Pierre Péan intitulé Carnages établissant plutôt la culpabilité américaine, britannique et israélienne. Le minerai serait en cause. Il dénonce également les manœuvres de l’association Survie en Afrique, vers 20:00 minutes. « Tout est fait là-bas par ces gens-là pour couper les relations de la France avec ses anciennes colonies ». Comme avait dit si justement François Mitterrand, les anglo-saxons nous mènent une guerre secrète et impitoyable…

Une solution simple au dossier des Mistral: Les utiliser…

La France semble être dans une impasse dans le dossier des porte-hélicoptères Mistral qu’elle devait livrer à la Russie ces jours-ci. Le conflit diplomatique entre l’Occident et la Russie sur fond de crise ukrainienne semble rendre impossible la livraison des navires. La partie française propose de résilier le contrat de 1,2 milliard d’euros, accompagné d’un remboursement de 785 millions d’euros. Un pays tiers comme la Chine pourrait être intéressé à en faire l’acquisition en cas de non livraison. Le démantèlement des navires est aussi considéré. Or, une option beaucoup plus intéressante pour la France que la revente à un tiers ou le démantèlement serait que l’on conserve les navires pour les besoins militaires et stratégiques du pays. La situation de sécurité a beaucoup changé sur la planète depuis 2011. La Méditerranée est devenue un véritable far-west dans lequel divers trafiquants s’en donnent à cœur joie pour faire passe la drogue, les migrants, les armes et que sais-je encore. La France pourrait profiter de l’imbroglio sur les Mistral pour se doter de deux bateaux de guerre de niveau majeur qu’elle pourrait utiliser, par exemple, pour patrouiller la Méditerranée et ainsi contrecarrer les efforts des différents trafiquants qui y font la loi. Les migrants pourraient être interceptés et recueillis en mer pour être retournés chez-eux, puisque l’Europe n’a rien à leur offrir vu la situation de l’économie et de la société. Les trafiquants de drogue et d’armes eux pourraient être arrêtés. On pourrait, par exemple, déployer un des Mistral dans la partie ouest de la Méditerranée et l’autre dans la partie est. Le dossier des Mistral est un fiasco et il serait dommage que de si beaux navires ne puissent servir la France, puisque dans le contexte actuel leur livraison à la Russie semble impossible, à moins d’être prêts à en payer le prix politique dans nos relations avec Washington. Saisissons cette chance. La France peut projeter de la puissance en Méditerranée avec ces navires au lieu de toujours subir les problèmes qui se produisent sur son territoire sans ne rien faire. Allons de l’avant.

Panel sur l’entente avec l’Iran

Quelques représentants du Center for Security Policy présentent ici des observations et commentaires critiques sur la pseudo-entente survenue entre les États-Unis et l’Iran concernant leur programme nucléaire. Cette « entente » n’est ni plus ni moins qu’un acte de reddition de la part de l’Administration Obama. Entre autres points importants, Kenneth Timmerman fait observer que les Russes ont offert à l’Iran voilà quelques années de leur fournir le carburant nucléaire et de reprendre celui-ci une fois utilisé. Cette offre a été refusée car les Iraniens voulaient être en mesure de contrôler le cycle complet du carburant. Dans le même ordre d’idées, les Russes ont aidé l’Iran à développer son programme nucléaire en ne tenant pas compte des applications militaires qui pourraient en découler. Aussi, les programmes nucléaires iranien et nord-coréen sont vraisemblablement conjoints depuis plusieurs années. De son côté, l’Amiral James « Ace » Lyons raconte durant son intervention que les États-Unis auraient pu détruire les bases du Hezbollah au Liban durant les années 1980 mais que le Secrétaire de la Défense de l’époque sous Ronald Reagan, Caspar Weinberger, a refusé de donner l’ordre.