Notre sport national: Une belle métaphore de la culture canadienne…

Je continue sur ma lancée de l’article précédent en reprenant le même sujet mais avec un angle différent. Je vais vous parler du hockey professionnel. Dans l’article précédent sur le cadeau-boni donné à Omar Khadr, je vous disais que le Canada était un pays qui aimait récompenser la médiocrité. Un autre bon exemple de cela est la façon dont les parties de hockey se déroulent dans la Ligue Nationale de Hockey et autres ligues de hockey nord-américaines. La LNH est une curieuse de ligue professionnelle. La grande partie de l’intérêt pour le hockey de trouve au Canada mais la majorité des équipes se trouvent aux États-Unis alors que le peuple américain manifeste peu d’intérêt pour ce sport. Il y aurait en fait plus d’argent à faire au Canada mais les gouverneurs de la ligue s’entêtent à garder les franchises aux États-Unis pour obtenir les fameux droits de télévision. Alors que les billets pour les matchs peuvent se vendre plusieurs centaines de dollars à Montréal ou à Toronto, beaucoup d’équipes aux États-Unis ont de la difficulté à attirer des spectateurs, et ce même en offrant les billets à coût dérisoire, dans le genre: 10 dollars, incluant deux bières, deux hot-dogs et le stationnement (j’exagère à peine). Les Rangers de New York s’en tirent beaucoup mieux et il y a d’autres équipes aussi qui font leur frais. Il y a un système de partage de revenus (ce n’est pas très capitaliste en passant…) et les équipes canadiennes font des chèques aux équipes américaines pour rééquilibrer le tout.

Or, lorsque l’on s’installe dans son fauteuil pour regarder un match, chez soi ou à l’aréna, il y a deux choses qui sautent aux yeux immédiatement. C’est que les parties se déroulent selon des critères moraux assez discutables. Premièrement, on permet aux joueurs de se battre. Une punition de cinq minutes est décernée et les joueurs peuvent ensuite retourner jouer. Le hockey est le seul sport professionnel que je connaisse où des joueurs qui se battent ne sont pas expulsés. Ici, je fais évidemment abstraction des sports de combats comme la boxe, la lutte, etc. Lorsqu’il y a un combat, les spectateurs se lèvent d’un bon et applaudissent à tout rompre, comme si Léonard de Vinci venait d’apparaître ou comme si Einstein venait de découvrir la théorie de la relativité sous leurs yeux. Deuxièmement, les bons joueurs sont systématiquement ciblés pour être neutralisés. D’habitude, c’était comme cela à l’époque où je suivais cela en tous cas, un couvreur est désigné pour contrer le meilleur joueur de l’autre équipe. Chez les Canadiens de Montréal, Guy Carbonneau était souvent choisi pour couvrir Wayne Gretzky, Mario Lemieux ou Peter Stastny. Le fait de couvrir le meilleur joueur de l’autre équipe peut signifier de le suivre de près simplement mais, parfois, ça peut impliquer aussi de le harceler, l’intimider en lui donnant des coups de bâtons par exemple. Guy Carbonneau, de mémoire, n’avait pas l’habitude de faire cela mais d’autres l’ont fait abondamment.

Eh bien…en y repensant, ces deux comportements que l’on voit souvent au hockey professionnel nord-américain est une belle métaphore de la culture canadienne. Vivre aux Canada, cela ressemble à un match de hockey. Voyez-vous, nos élites ont de la difficulté à accepter que lorsque l’on a des points de vue différents, on peut, par la discussion, le dialogue, l’argumentation, en venir à résoudre des problèmes. Et lorsque que quelqu’un a du talent dans un domaine, leur jalousie et leur envie feront en sorte souvent qu’ils emploieront toutes sortes de tactiques d’intimidation et de harcèlement pour détruire cet individu au lieu de le laisser s’épanouir et offrir à la société le fruit de son labour ou de sa créativité. Le harcèlement et l’intimidation sont extrêmement répandus au Canada, beaucoup plus qu’on pourrait le penser. Lorsqu’il y a une situation qui pose problème dans une institution, une ville, une entreprise, on en vient vite aux menaces et à l’intimidation. Les grands discours sur la communication et le dialogue provenant des départements de ressources humaines ou des politiciens ne sont souvent que des mots vides. Ceux qui les prononcent sont fréquemment les premiers à être incapables de les mettre en pratique. En tous cas, ce n’est pas comme cela que les choses se passent dans le monde réel au Canada.

D’autre part, le citoyen canadien moyen ne se gêne pas d’habitude pour critiquer les Américains, pour les traiter d’impérialistes, de bellicistes, pour les accuser des créer des guerres inutiles. Beaucoup se scandalisent par exemple si le sang coule dans le désert de l’Afghanistan ou de l’Irak suite à une intervention militaire américaine. Par contre, si le sang coule sur une glace de hockey, en Amérique du Nord, suite à un combat entre joueurs, alors là le même citoyen moyen applaudit de toutes ses forces, en redemande, et plus le sang coule, plus il est content. Vous ne trouvez pas cela incohérent? Il y a des jours où l’on se dit que ce que les Canadiens ont réellement de besoin, contrairement à ce qu’ils croient, ce n’est pas le départ de Stephen Harper ou de Donald Trump de la vie politique, ce qu’ils ont besoin, c’est d’un bon psychiatre.

Dans les sports professionnels populaires aux États-Unis, notamment le base-ball, le basket-ball et le football, les règles sont strictes. Les bagarres ne sont pas permises et les joueurs sont expulsés s’ils le font quand même. On ne tolère pas non plus que les bons joueurs soient contrés d’une façon disproportionnée. Pour revenir à l’exemple du joueur qui est désigné pour couvrir le meilleur joueur adverse, il y a certains matchs où on pouvait le voir carrément accroché au pantalon de son opposant. En Europe, on ne tolère pas les bagarres non plus dans les ligues de hockey professionnelles et les bons joueurs sont encouragés à exprimer leur talent et leur habilité. En Europe, on s’attend à ce que les joueurs de hockey fassent preuve d’adresse et les équipes adverses, pour gagner, au lieu de faire des menaces et de l’intimidation, essaient tout simplement de démontrer une habilité supérieure à leurs opposants.

Il y a quelque chose de malsain dans la façon dont le hockey professionel est géré en Amérique du Nord. Mais ce qu’il y a d’amusant, c’est que les penseurs et gestionnaires du hockey professionnel nord-américain qui ont organisé ces règles ont, involontairement, dévoilé la nature réelle de la culture canadienne. Oubliez les missions de paix des « casques bleus » des Nations Unies ou les chèques faits pour des causes humanitaires, etc. La vérité sur le Canada, vous l’avez lorsque vous aller voir un match de hockey professionnel. Tout y est dit. La menace de la violence est brandie pour décourager toute opposition et les individus les plus talentueux sont systématiquement écrasés et détruits pour protéger les intérêts de la classe dominante. Les élites canadiennes basées à Toronto et à Ottawa ont construit un pays complètement bidon. C’est une farce monumentale. Lorsque l’on est un travailleur journalier, soumis à de lourds impôts et contraintes de toutes sortes, on revient vite à la réalité. Nos bonnes élites ont beau essayer d’utiliser le sport et le divertissement pour nous endormir, tôt ou tard, on finit par se réveiller. À quand la souveraineté du Québec? Vive le Québec libre!

Le moment de vérité sur le Canada: Le cadeau-boni à Omar Khadr…

Je dois vous dire que j’aurais eu bien d’autres choses à faire en ce samedi que d’écrire sur le sujet d’Omar Khadr. Il y a tant de choses à faire et si peu de temps! Commençons. Voilà quelques jours, le gouvernement Trudeau a annoncé qu’il donnerait un montant d’environ 10 millions de dollars à Omar Khadr en compensation des mauvais traitements qu’il aurait subis à Guantanamo Bay, en plus d’excuses officielles. On peut débattre à savoir si c’est mérité ou non. Le fait est que cette décision montre le vrai visage du Canada. Voyez-vous, en deux siècles et demi d’histoire, les patriotes québécois n’ont jamais réussi vraiment à déboulonner le mythe du Canada. Certes, ils ont essayé mais sans réussir. Ils ont critiqué, sermonné mais l’image du Canada comme un « bon » pays a tenu le coup. Or, dans cette seule décision, Trudeau a réussi à fracasser le mythe et l’image du Canada pour de bon. Quand j’étais plus jeune, j’avais un professeur qui me disait que je perdais mon temps « ici », en voulant parler du Canada/Québec. En gros, ce qu’il essayait de me dire c’est que les élites canadiennes ont une vision si petite et si mesquine des choses que c’est une perte de temps que d’essayer de leur faire comprendre le bon sens. Avoir compris plus tôt le point qu’il essayait de me faire réaliser, je me serais organisé pour aller vivre ailleurs. Brièvement j’ai considéré l’Europe mais, heureusement, j’y ai renoncé. Lorsque l’on voit le désastre qui s’y déroule, cela a été un excellente décision de ma part.

Or, dans le cas qui nous intéresse ici, l’affaire Khadr, nous avons un individu qui a été reconnu coupable d’avoir tué un soldat américain et d’en avoir bléssé au moins un autre lors d’un attentat en Afghanistan. Le gouvernement canadien vient de le récompenser avec un chèque de 10 millions. Il n’y a rien de surprenant là-dedans. Les élites canadiennes ont l’habitude de traiter les patriotes et les vétérans de l’Armée canadienne assez mal, très mal parfois. Au cours des dernières années, les témoignages des vétérans de l’Armée disant avoir été traités avec indifférence et mépris se sont multipliés. Beaucoup se sont plaints de ne pas obtenir les soins médicaux, physiques et psychologiques, dont ils avaient besoin pour continuer leur vie. De façon générale, les patriotes au Canada ont à composer avec la censure et vivent dans la clandestinité souvent. Ils craignent pour leur réputation, leur emploi, la sécurité de leur famille et pour leur vie même parfois. La liberté d’expression est un concept que les politiciens locaux aiment balancer mais dans les faits, quand vient le temps de la protéger, les actions ne suivent pas ou vont dans le sens contraire.

Dans ce contexte, certains individus, parmi les plus talenteux, ont choisi de s’en aller aux États-Unis. Pour ne citer que les plus célèbres, on peut mentionner les Céline Dion, Yannick Nézet-Séguin, William Shatner et Mark Steyn. Il y en a plein d’autres. Et pour bien comprendre la nature du problème qui est posé ici, il faut comprendre la nature linguistique et ethnique du Canada. Il y a deux peuples fondateurs, les Canadiens-Français et les Canadiens-Anglais, descendants respectivement des colons français et britanniques qui sont venus ici du XVI au XVIIIème siècle. Comme Louis XV a décidé d’abandonner les colons français en Amérique du Nord, ceux-ci ont perdu la guerre contre la Grande-Bretagne. Les colons britanniques ont pris possession du pays et y ont imposé leur système et leurs valeurs. Leurs descendants ont toujours le plein contrôle de la situation jusqu’à aujourd’hui. Une grande part de l’activité de l’élite canadienne-anglaise a été centrée à Montréal pendant longtemps mais depuis quelques décennies, Toronto et l’Ontario sont devenus sa forteresse.

Depuis 1760, cela a toujours été assez difficile pour un Québécois de réussir au Canada en raison spécifiquement des politiques (non officielles) de répression envers les Canadiens-Français au Québec et partout au Canada. Beaucoup de Canadiens-Français qui sont allés à Toronto pour lancer une carrière en anglais se sont cassés la figure. En effet, les Canadiens-Anglais, au fond d’eux-mêmes, ont souvent une attitude qui frôle le racisme envers les Québécois. Ils peuvent être les plus accueillants du monde envers les personnes de couleurs venant de tous les coins du monde mais lorsqu’il est question des Québécois, c’est autre chose. C’est pourquoi beaucoup de Québécois qui ont voulu réussir dans la vie n’ont pas perdu leur temps à aller à Toronto. Ils sont allés directement aux États-Unis. La Californie et New York, sont les deux destinations principales.

Ont peut dire ce que l’on veut des Américains mais ils ont une grande qualité. Ils savent reconnaître le talent. Ils vont donner la chance à qui ce soit de se faire valoir s’il a du talent. Peu importe ses origines, sa langue, sa religion, quelqu’un qui a du talent peut réussir aux États-Unis alors qu’au Canada, si tu ne fais pas partie de la clique, de la « swamp » comme dirait le Président Trump, tu seras mis de côté dans le meilleur des cas. Dans le pire des cas, les individus talentueux et différents pourront subir toutes sortes de harcèlement et d’intimidation et voir leur vie détruite car les élites canadiennes n’acceptent aucune contestation de leur monopole.

Pour revenir à la décision d’octroyer 10 millions à Omar Khadr, on doit se questionner aussi sur la légalité du geste. La question centrale est la suivante: Sur quoi le gouvernement fédéral se base-t-il pour prendre pour acquis que la somme versée à la famille Khadr ne servira pas, dans le futur, à financer des activités terroristes? C’est une excellente question. Qui plus est, c’est un standard international dans le libellé des lois antiterroristes que le fait d’apporter du « support matériel » au terrorisme tombe sous le coup de la loi. Vous ne trouvez pas que le gouvernement fédéral prend un gros risque en donnant une somme semblable à une famille de la sorte?

Quoiqu’il est soit, on comprend tout de façon très claire maintenant. C’est logique. Le Canada est un pays qui récompense la médiocrité et non pas le talent contrairement aux États-Unis. Au Canada, il est tout à fait normal que quelqu’un ayant un passé terroriste se voit offrir un cadeau-boni de 10 millions alors que les vétérans de l’Armée vivent dans la misère. C’est dans la nature du pays que des choses semblables se passent et Justin Trudeau, en prenant cette décision, a tout simplement rendu manifeste et visible ce que tout le monde avait compris. Je le répète, le temps est venu pour le Québec de devenir indépendant. Le Canada, c’est terminé. Nous n’avons plus rien à y faire. Je voudrais dire aussi que les Québécois sont talenteux, courageux, lucides et tenaces. À ce que je sache, il n’y a jamais eu de Québécois à la Maison-Blanche. Un jour, il y en aura un. Ce n’est qu’une question de temps. L’entêtement de l’élite canadienne-anglaise et le cirque déployé par Justin Trudeau ne feront qu’accélérer l’effondrement du pays. La fin est proche et tant mieux pour le Québec. Comme l’a dit le Général de Gaulle: « Vive le Québec libre! »

Série d’entrevues de Daniel Laprès sur les progrès de l’islam radical au Canada

Entre autres éléments à souligner, l’éditeur Daniel Laprès, dans cette série d’entrevues, commente les agissements des Premiers Ministres Justin Trudeau du Canada et Philippe Couillard du Québec qui facilitent par leurs actions l’installation et le déploiement de l’islam radical au Canada.

Justin Trudeau = désastre sur la scène mondiale

Justin Trudeau cautionne l’islam radical

Trudeau et Couillard, valets de l’islam radical

Justin Trudeau, fier valet des Frères Musulmans

Daniel Laprès commente le dossier d’Omar Alghabra, un partisan de la charia et proche de Justin Trudeau

Durant cette entrevue, Daniel Laprès, éditeur des Éditions Accent Grave, insiste surtout sur l’importance de suivre un processus rigoureux et professionnel dans l’octroi d’une cote de sécurité pour les responsables publics. Depuis quelques années, principalement sous l’inspiration de l’Administration Obama il faut le dire, les enquêtes de sécurité semblent bâclées en Occident afin de répondre davantage à des motivations politiques plutôt qu’à des critères de sécurité. Daniel Laprès suggère ici que le gouvernement de Justin Trudeau a peut-être donné une cote de sécurité à Omar Alghabra parce que ce dernier est un ami politique du Premier Ministre et non en raison de la fiabilité de sa personne. C’est un cas qui rappelle beaucoup celui de Huma Abedin, qui a été chef de cabinet et assistante de Hillary Clinton durant son mandat comme Secrétaire d’État.

Daniel Laprès sur CJMS avec Max Bradette

Deux entrevues avec Daniel Laprès sur l’islam radical

L’éditeur des Éditions Accent Grave, Daniel Laprès, toujours aussi éloquent et pertinent, nous livre ici ses réflexions sur l’islam radical en regard des événements récents.

Daniel Laprès sur CJMS avec Max Bradette

Daniel Laprès sur CHOI Radio-X avec Carl Monette

Deux émissions de For The Record sur la renaissance du nazisme

Je vous suggère deux émissions de radio animées par Dave Emory sur le phénomène (malheureux) de la renaissance du nazisme en Europe. La première donne un aperçu de ce qui se passe dans les pays baltes, alors que la deuxième s’arrête sur la situation en Ukraine. Évidemment, le développement du nazisme en Europe de l’Est doit être compris dans le contexte de la guerre larvée que se livre l’Occident et la Russie pour le contrôle de l’Europe et des pipelines de gaz naturel. Parmi les nombreux éléments que l’on pourrait souligner, je crois qu’il est intéressant de mentionner que le gouvernement conservateur canadien de Stephen Harper semble avoir adopté l’approche visant à réhabiliter les soldats de la 14ème Division de la Waffen SS ayant combattu en Europe de l’Est. Ce mouvement de révisionnisme historique prend de l’ampleur dans les pays baltes justement et en Europe du Nord. Les soldats ayant combattu dans ces unités nazies ou pro-nazies sont rebaptisées pour l’occasion des « combattants de la liberté ». Dave Emory mentionne que certaines universités canadiennes, sans les nommer, offrirait même des bourses d’études aux candidats montrant de l’intérêt en ce sens. Le Canada a accueilli un nombre important d’immigrants ukrainiens au vingtième siècle et beaucoup se sont installés dans les provinces de l’ouest. Ceux-ci semblent entretenir d’excellentes relations avec le Parti Conservateur du Canada et constituent ainsi une clientèle électorale de choix. On se souvient tous de la visite du Ministre canadien des Affaires Étrangères, John Baird, à la place du Maidan. Son enthousiasme et sa fierté de se joindre aux manifestants pro-européens, ne faisaient aucun doute.

FTR #848 Walkin’ the Snake in the Baltic States

FTR #849 Walkin’ the Snake in Ukraine, Part 6